Cf. Aph. VII , 44 et
51. *Hv Si priTs t 'a oZpov p/iàiv ivSiooivi. Ce texte est fort obscur suivant Galien ; j’ai 6uivi l’interprétation qui lui parait la plus claire et en rapport avec le contexte. Suivant l’autre (que M. Littré a adoptée et que Dioscoride avait déjà défendue), il faudrait traduire : si l’urine ne fournit aucun caractère d’amendement; mais on ne voit pas à quoi revient celte dernière interprétation, puisqu’il n’a pas été question antécédemmcnl des mauvais caractères de l'urine.
52. « Puisque Hippocrate, dit Galien (Com. III . t. 4 , p. 240 ) , a circonscrit les trois semaines en vingt jours, il a dit que ces périodes ne pouvaient pas être comptées par des jours entiers ; en effet , ni les mois ni l’année ne peuvent être comptés par des jours entiers, comme il l’a dit avec vérité, car l’année n’est pas composée seulement de trois cent soixante-cinq jours , mais de la quatrième partie d’un jour , et en outre d’à peu près une centième partie. Chaque mois est un peu plus court que trente jours cl un peu plus long que vingt-neuf. Les anciens Grecs , comme cela est encore en usage dans plusieurs villes, appelaient mois l’espace de temps compris entre deux conjonctions (ôuo?« awoSotv) de la lune et du soleil. Celui qui veut connaître exactement le temps avec les démonstrations propres , peut consulter l’ouvrage qu’Hipparque a consacré à ce sujet , et aussi celui que j’ai fait sur l’Annce ( Aspc rev gvconwfou
NOTES
xpèvw ; ces ouvrages sont perdus). » — Cf. aussi sur les mois et leurs différents noms , Gai., Com. I , in Epid. I, t. 1 , 15 à 24, t. XVII.
53. 'A/ïofiwjTCi. « La signification de ce mot peu usité chez les Grecs est assez obscure : les uns l’interprètent par délire, et c’est le sens le plus raisonnable, car à»of>â<ra«* vent dire qui parle à tort et à travers («iior s oiaxuv «//aï ; les autres pensent qu’il faut entendre que les malades ne peuvent garder aucune position, qu’ils sont dans l'anxiété ; d’autres qu’ils parlent à tort et à travers ; d’autres enfin qu’ils ont lesyeux très agités. » (Gai., Com. II, texte 8, p. 249.)
54. Cf., pour les maladies de l’oreille chez les anciens, Th. Nonnus, lib. cit., cap. 74 et suiv. ; cf. anssi Liste littéraire philocuphc ( p. 282 à 327 ) , par C. Guyot , dr en méd. , et R. -T. Guyot , dr endroit, I vol. in-8”, Groningue, 1842.
55. 2uvà*/x»J de «vxw , étouffer. Ce mot , dont la signification est très étendue, désigne pour les anciens tout obstacle à la respiration ouà la déglutition dans quelque partie que ce soit de l'arrière-gorge, au'dessusdespoumonsou de l’estomac (cf.Arétée, de »Ytgnts. actif., I, 7, p. 11, éd. de K,); tandis que nous appelons angine les phiegmasiesdes membranes muqueuses comprises entre l’arrière-gorge d’une part, le cardia et l’origine des bronches d'une autre part , restreignant ainsi le sens de rmiyyrj pour l’arrière-gorge, et l’étendant pour les tubes laryngiens et pharyngiens. — Il est souvent très difficile de rapporter avec quelque sûreté les esquinancies {je tne suis servi de ce mot pour mieux me rapprocher de la physionomie et du vague de l'expression antique ) des anciens aux diverses espèces d’angine admises de nos jours , et même de savoir positivement si ce mot désigne une véritable angine, ou seulement une inflammation du voile du palais et des amygdales. La plupart des médecins grecs , suivant Galien .Com. III, in Erog., t. XVIII, 257), disaient avtiyxv quand il y avait suffocation avec douleur et rougeur au pharynx (arrière-gorge), et se servaient du mot xw A-/%n ‘ s’il y avait suffocation sans douleur ni rongeur au pharynx. Cette espèce d’angine est la première dont parle Hippocrate; mais Galien fait remarquer que , précisément dans ce |»assage , certains vieux exemplaires portaient ai owâyyju , au lieu de xuv. , ce qui prouve bien qu'il est inutile de discuter sur un c ou sur un x , quand les faits sont clairs par eux-mêmes. Du reste, ajoule-l-il, Hippocrate, peu soucieux
1 Suivant Arclée (toc. cit.) ce mot l composé de xùwx, chien, et ây/a], vient ou de ce que cette maladie est fréquente chez les chiens, ou de ce que chez les malades, la langue sort de la bouche comme cela a lieu chez ccs animaux en bonne santé.
Dü PROXOSTIC.
des notas, s’attache plutôt aux choses. — Gf. aussi de Lotis affect., IV,
0, p. 247, t. VIII, où Galien fait à peu près les mêmes observations.
Il y a une grande confusion , de grandes contradictions-dans les aoteurs, entre les mots x^tiyyr, et eway/n , à cause de la facilité avec laquelle les copistes ont écrit l’un ponr l’antre ; et malgré toute sa patiente sagacité, Gruner (A nliquil . morb. P'ratislaviœ , 1774, in~8% p. 245 et suiv.) n'a pn parvenir à débrouiller ce chaos.
5G. r apyapEûv ( gurgulio ) est ce que nous appelons la luette, comme on le voit d'après l'emploi qu’Hippocrate fait de ce mot et d’après les définitions qu’en ont données Érotien (Gloss., p. 108) ; Rufus (de Appel, pari., p. 21 , lig. 5) ; l'auteur des Défln. mèd. (Déf. 89); Galien (de Comp.med. secund. toc., VI, 8,p.969,t. XII). Ce dernier dit que les anciens lui donnaient aussi le nom xfwy (co-
1. umella), mais que les modernes l’appellent tous xtovi$. Rufus fait également synonymes xiuv et yapyotpidv. Erotien (loc. cil.) dit qne le nom de yxpyxpedv (d’où vient notre mot gargarisme ) a été donné à la luette, parce qu’elle titille la trachée-artère (le larynx). Il ajoute:
« Aristote appelait cette partie evxfvXotfipov, porte-grain de raisin;
( Cf. Aristote , Anim. Iiist., 1,9, vulgo , 1 1 , t. I , p. 23 , 7 , éd. de Schneider; et aussi dans les Adnot., t. III, p. 38),pareequ’elle a quelque analogie avec un grain de raisin quand elle est enflammée; mais il faut savoir que <7Tafol>i désigne une maladie de celle partie, et non cette partie elle-même. » Nonnus ( lib . cit., cap. 22) dit : « Cette partie [la luette] est appelée y ap-/apsdv k l’état physiologique ; oraou/yj quand son extrémité ressemble à un grain de raisin et qu’elle se gangrène ; xiovîs quand etle est enflammée et épaisse comme nne petite colonne (xià»v) ; ipZi quand ello est effilée comme nne lanière de cuir. » Suivant Meletius (de Corp. hum. fab., éd. d’Oxford , cap. 10, p. 83), « les médecins appelaient indifféremment la luette yupyapedv , xcavc; et arufvXXj ; yapyccpsdv, pareeque le bruit se fait autour de cette partie quand on se gargarise; c?r y.fjj.r, , parcequ’elle distille des humeurs ou que son extrémité a quelque analogie avec un grain de raisin ; enfin xc ovts, parcequ’elle verse des humeurs, ou parce qu'elle ressemble à une colonne. — Comme on le voit , ces diverses définitions , tour à (our empruntées à l’état physiologique et à l’état pathologique, ont été prises les unes pour les autres, suivant le point de vue auquel on s’est placé. Le contexte peut seul décider dans les divers cas de la signification précise de chacun de ces mots.