uvaouuvula, grain de raisin). Ce mot désigne, sui
vant Hippocrate (voir ci-après p. 432 ), pour Érotien (loc. cil.), pour Galien (lib. cil., p. 960;, une maladie particulière de la luette; d’après
432 NOTES
Éroticn , xio/ij et l,uâ 5 désignent aussi une maladie de la luette , ce qui n’est pas tout à fait d’accord avec Galien (voir note 56 ) et avec Arétée , qui appelle la luette yzpyx,pt'J>v ou xto/lt, et qui réserve le nom de xtu* ou de 7r*?u/»5 à deux maladies particulières : dans la première, la luette, également gonflée ressemble à une petite colonne (xtwv, columella) ; dans la seconde, à une grappe de raisin (sTxyuiOiï (Cf. de Morb. acut. sign. I, 8,p. 15 et suiv. de l’éd. de K. ; de Morb. acut. Hier., I , 8 , p. 228, cl les notes importantes de P. Petit sur ces passages ). — Voici deux textes de la collection hippocratique sur le 7T*pu/vj. « Le 77*yu/»i se forme quand du phlcgmv tombe de la lête dans la luette , qui devient pendante et rouge , et même noire, si la maladie dure longtemps; alors il faut la couper, autrement on sulToqucrait. » [de Morb., Il , Foës, p. 464). — « Si un (tt «pu/»-; survient au pharynx, l’extrémité de la luette se remplit d’eau , s’arrondit, devient transparente et intercepte la respiration... Quand on en est là , il faut saisir la luette avec le doigt, l'amener vers le palais et l’exciser (sans doute avec les 77a- <fv/.&ypr,Tt , voir note 25 du Médecin), et prescrire ensuite un gargarisme • (lié cil , Foës, p. 4711. — L'auteur du traité de la Dentition \ p. 267 , éd. de Foës) , appelle la luette 77*00 , et dit que ]cs enfants en naissant l’ont quelquefois trop grande; il parle aussi (P- 268), des ulcères serpigineux (aphlhes) qui se portent des amygdales [itxphOpix) à la luette (77*00/»!).
58. M. Littré traduit : « Si elle (la lièvre) a des intermissions , si elle reprend d'une manière irrégulière , et si on est à l’approche de l’automne, ledépôt sera une fièvre quarte. » — L’interprétation que j’ai suivie me parait plus conforme au texte et au commentaire de Galien ; du reste, daus la collection hippocratique, la fièvre quarte est très souvent considérée comme dépôt. Voyez surtout Epidém., 1, p. 243, ligne 8 de mon édition; et de Morbis, II , p. 474 , édit, de Foës.
59. Mxpp.xp\j-/xi. Ce mot se trouve dans Platon ( Timée, p. 182, E., éd.dc M. Martin,». « Le mot éclat, ditM. Martin ( t II, note 129, « p. 293 ), me parait être celui qui approche le plus de traduire en « notre langue le mot grec pxppxpuyii , qui signifie à la fois la lu- » rnière vive et vacillante, et l’impression qu’elle produit. » — Le mot étincelles nie semble aussi une traduction fidèle de pappxpoyxt , et rentrer très bien dans la première partie de l’interprétation de M. Martin.
60. « Il faut savoir, dit Étienne (p. 226), que quelques exemplaires portent : chez ceux qui ont trente-cinq ans ; d’autres ont : quarante aus. En disant trente-cinq ans , Hippocrate marque la fin
1)U PRONOSTIC
de l’âge mûr et le commencement de l’ûgc de retour ; en disant cinquante ans , il marque la fin de l'âge de retour et le commencement de la vieillesse. » — D'après cette explication , M. Littré a substitué ni-rtî y.al rpuixovrx à rpi^y.o-nu. du texte vulgaire.
fil. Tlepi tî tüv Ts/./j.r,p(o)y zxl rw» v»jii£iwv. Éticnne(p. 230) ditquc par les Tty.jj.'rtpi%. Hippocrate a entendu ce qu’il y a de scientifique dans le raisonnement, et que par les ayiptU il indique ce qu’il y a de conjectural dans l’expérience. Le médecin doit donc être à la fois dogmatique et empirique. — D’après Galien (Coin. III, t. 39, p. 31 1 ), le rty.p.'fipioy est le signe certain , c’est-à-dire celui dont on peut tirer un pronostic assuré de salut ou de mort. Il avait fait un livre intitulé : -xep\ Te/.p.r,p(o^ xod rr,/uiov, qui est perdu. ( Com. I, in lib. de Diæl. in acut., t. 1 , p. 420 , t. XV. )
G2. En mentionnant spécialement la Libye, l’ilede Délos ctlaScytliic, disent Érotien (Gloss., p. 238 ) , Galien (Com. III , inPrugn., t. 40) et Étienne ( p. 231 ), Hippocrate n’a pas entendu trois climats particuliers , mais trois grandes divisions du monde habitable ; la Libye est prise pour l’Afrique , comme exemple de pays chaud ; la Scytliie pour l’Europe, comme exemple de pays froid; l’ile de Délos pour l’Asie , comme exemple de pays tempéré ; ce qui revient à dire que tous les signes bons ou mauvais ont la même valeur dans tous les pays comme dans tous les temps, « Ils se sont donc gravement trompés , ajoute Bosquillon (notes sur le Pronostic, p. 193), ceux qui pensent que les préceptes d’Hippocrate ne sont applicables qu’à son époque et dans sa patrie. La nature est partout la meme , et ne dépérit pas par la succession des siècles. » Celte assertion est une grave erreur; la preuve du contraire est établie et par la succession des systèmes médicaux, dont la plupart trouvent leur origine première dans des modifications permanentes ou accidentelles de la nature ; et par la variété des formes que les maladies revêtent aux diverses époques, dans les différents climats, sous l’influence des modifications de toute espèce, enfin par la disparition de maladies autrefois connues , et par l’apparition d’autres maladies jusqu’alors ignorées. Ces considérations me paraissent un des fondements les plus solides de la philosophie de l’histoire et de la science médicales.
63. Cf. Introduction au Pronostic, p. G3 , dernier alinéa , introduction au Règ. dans les mal. aiguës , p. 392; Gai., Com. III, in Progn., t. 42, p. 317, et Étienne, p. 231.
64. La dernière partie de cette sentence, ainsi que Galien le fait remarquer (Com. III, t. 42) , se rapporte à ce qu’Hippocrale a dit plus haut sur la crise et les signes des maladies aiguës et de celles qui en naissent. Il nomme seulement les maladies qui offrent
NOTES