USU
quelques particularités et qu’il regardait comme typiques, comprenant dans sa pensée toutes les maladies analogues et qui se comportaient d’apres les memes signes.
NOTES DES COÀQUES.
jr« — i . Voici l’ordre dans lequel le manuscrit 2353 présente les premières sentences des Coaques : 1 ; 2 ; 6 ; 7 ; 8 ; 3 et 9 réunis avec suppression , dans lcn° 8 du dernier membre de phrase ( suppression qui n’existe pas dans 2251 et dans 2145); 10; Il , 12 réunis; 13 ; 14 ; 15 et lfi réunis avec suppression du commencement du n° 16 jusqu’à deviennent empyémaliques (il en est de même pour le manuscrit 2254); 17 ; 18; 19; 20; 4 et 5 réunis. — 2254 2145, et lmp. Samb. suivent à peu près l’ordre du texte vulgaire ; ils ont : 1 , 2, 3, 4 , 5, 7 , 8; répétition du n° 3 ( il ne parait pas qu’Imp. Samb. ait cette répétition); 9 , 10, il, jusqu’à mais celui qui a du frisson, etc., puis 6, puis continuation de 1 1.
j'ai traduit sytôpoüv-rîî pan « se couvrent de sueurs générales : »
en effet, i fiopuaiç signifie ou une petite sueur générale et passagère sans utilité , ou une sueur bornée aux parties supérieures (Gai., Com. 111, in Prorrh., 1. 41 , p. COI , t. XVI), ou enfin une sueur qui apparaît au milieu d’autres symptômes , par exemple, 'fpuùStîi ttipoüvTîs ( ceux qui suent au milieu de frissons ). — Cf. pour de plus amples détails, Foés , OEcon., au mot ifiSpuns. — Sur le mot èw5wivs-/xavT«î de èîtavayspiiv (revenir à eux), cf. Foës, in C’oaq., p. 1 18 ; et au lieu de : meurent lorsqu’ils semblent revenir à eux , lisez : lorsqu’ils reviennent à eux,
gc s. — 3. lmp. Samb. n’a pas celle sentence. 2253 lit Ztwi, perte de la respiration , pour âyvora , perte de la mémoire : cette leçon ne peut se soutenir.
7 <•,$’. — 3. Le texte vulg. a ûitoliOpix ; 2253 a vw#Ü6/»mv; lmp. Samb. donne ti ô/iflpta, leçon incorrecte.
8« S. — 4. Les textes vulg., 2145,2254, portent oipou y kp inôXrppu xxi ind Suvov -, j’ai effacé *a i avec 2253 et la 75' sentence du Prorrh.
11' S, — 5. L’édition d’AIde n’a pas ces premiers mots de la 1 1* sentence. ( Voir aussi note 1 sur l’ordre des sentences, dans les manuscrits 2254, 2145, et lmp. Samb.)
20e S. — C. Avec 2253 , j’ai rattaché la 20' sentence à la 19% à l’aide du mot mais ■ Celte 20' sentence est très incorrecte et présente dans les manuscrits une grande variété de leçons. J’ai
DES COÀQUES. 635
d’abord restitué l’cnsembiedu texte sur celui de 2253 et de la sentence parallèle du Prorrh., texte reconnu par Galien; en second lieu, au mot 'pïeSoto-jASex (agitation des vaisseaux), donné par 2253 , 2254 et peut-être par 2146 , expression inusitée et étrangère selon Galien (Corn. III , in Prorrh. , t. 103, p. 731 , t. XVI), j’ai substitué fXiSovcâSi x (délire loquace), qui parait lui sourire davantage. Suivant le même Galien , quelques auteurs avaient lu f/ïêoTovüôîa ( tension des veines) Quelques-uns de nos manuscrits, Bâle et Focs (qui traduit néanmoins comme s’il y avait f/toovtôcx ) portent çhypxrtiSex, qui n’a ici aucune signification.
24« S. — 7. Avec Focs et Mack, qui adoptent le texte de la 149* sentence parallèle du Prorrh., j’ai lu 5y.a lop<âvxvrx, au lieu de àvtà/jwïavTx des textes vulgaires etdes manuscrits. — En traduisant: « Il y a de l’insomnie et absence de coction , » j’ai suivi le texte vulg. qui a : pn k,/po--jtvjvx, pi) TrîTraivâuLîvov. Le texte de Bâle, pour la 1 49' sentence du Prorrh., porte : « Utiazmopivx (quand la coction est faite); leçon reproduite par 21 45 et 2254 pour la 24*sentence des Coaqucs, et approuvée par Foésqui ne traduit néanmoins ni p.itt, ni :r. Il est difficile de se prononcer pour l’une ou l’autre leçon , Galien n’eu disant rien pour la 149e sentence du l'rorrh.
26e S. — 8. Pour saisir le sens de celte sentence , dont le texte est fort incertain , il faut recourir aux Epid. I , lrc const. , p. 243 , 1. 20, à la note de Focs sur ce passage, p. 120, et sur celui des Épid., p. 945. — 2253 n’a ni les deux derniers mots de la 26e sentence, ni les trois premiers de la 27e.
30e 5.-9. K/svîyoov. Galien (Gloss., p. 500) explique ce mot par ifxOiv, bon. Suivant Érolien (Gloss., p. 234), il signifie ou vrai ou bon. Hésvchius l’interprète par bon , avantageux, salutaire. Ce mol est inusité dans la collection hippocratique ( voir p. 89 de mon éd., note 1 , in (Inc ).
32* S. — 10. ’Xxpf&pin. Hippocrate ( des Articulations , éd. de M. Littré, t. IV, p. 10 etsuiv., cl€. 13, p. lit»), et Galien dans son commentaire sur ce passage, Corn. I, t. 01 , l. XVIII, p. 400), appellent l’acromion un petit os particulier à l’homme qui sert à tenir l’omoplate à la clavicule. Galien répète la même choscdans son traité de l’Usage des parties (XIII , 10 et 11, p. 122 et 128, t. IV). Bufus (de Appell. pari-, p. 21 ,1.27 ), l’appelle aussi le lien de la clavicule et de l’omoplate. Suivant le même auteur, Eudème , anatomiste contemporain dHérophile , disait que l’acromion est un petit os. — L’auteur du traité de Ossibus ad lyrones (cap. 14 , p. 760, t. II) , livre attribué à Galien , et dont Oribase a extrait son anatomie des os, n’a pas sur l’acromion une idée aussi arretée. Voici ce
NOTES
qu’il en dit : « L’omoplate, depuis le point où elle commence au rachis (angle inférieur ) augmente peu à peu de volume jusqu’à la région de l’acromion (bord cervical) , où elle s'unit à la clavicule par synartrose ; quelques anatomistes appellent celte réunion acromion ; mais d’autres pensent qu’auprès de ces deux os joints ensemble , il y en a un troisième qu’on trouve seulement chez l’homme; ils l’appellent calaclidc (xxrxxhlox) ou acromion. » D’après M. Littré (t. IV, p.12), Cocchi regardait l’acromion des anciens comme le petit cartilage qui existe quelquefois dans la capsule articulaire de l’acromion avec la clavicule. Mais rien ne justifie positivement cette ingénieuse interprétation. Quanta la clavicule (xXs If), ce mot désigne l’os que nous connaissons sous ce nom , et aussi la région claviculaire. — Les anciens croyaient que cet os n’existe que chez l’homme. Ils pensaient que son usage est de, donner de l’écartement au thorax et de faciliter les mouvements du bras (cf. Mclctius , p. 89 et Théophile , p. 199).
33f S. — il. Les fièvres assodes , suivant Galien (Com. IV, in lib. Diœla in acul. , t. 40, p. 813, t. XV) , sont celles dans lesquelles les malades ont de l’anxiété et sont tourmentés.
34' S. — 12. ’AvauSt'a, impossibilité de parler, perte de la parole ; àfeavix, impossibilité de rendre un son, perte de la voix, aphonie. On trouve ces deux mots réunis dans les Èpid., III, 3e mal., 2e sér. — Cf. Focs , p. 122 , 1046 et 1098.
37' S. — 13. Voir note additionnelle aux Épidémies.
39e S. — 14. Kal ywvij 6>i iv piyii. Ce texte n’est qu’à l’état de conjecture dans Foës, mais il est donné positivement par 2253; cette interprétation est confirmée , en outre , par le commentaire de Galien sur la 42' sentence du Prorrh., où il explique que dans le frisson la voix est tremblante. — 2145 a xxi ÿwv/i Si îx pi-jovç. — Bàlc , lmp. Corn., n’ont pas ces mots.
43' S. — 15. Ils^t cTffioi S/jl-iç, vulg. 2253 et 2255; 2145 , lmp. Samb., Calv. Serv. Mcrc. in marg. lisent p-fê t; (déchirure).
46' S. — 16. Cette sentence est omise par 2145 et lmp. Corn.
50' 6’. — 17. Kxxov est ajouté par lmp. Corn.
54' S. — 18. Celte sentence est omise par lmp. Samb.
57' S. — 19. ’Ev iÇht est ajouté par lmp. Samb.
59' S. — 20. Upb; x*'/5* *vaiersov«{. Celle locution se dit ou de ceux dont l’artère de l’avant-bras est prise d’un mouvement spasmodique, d’une sorte de tremblement, et dont la main est également agitée d’un peu de tremblement; ou de ceux qui au moindre attouchement des mains tressaillent et sont pris d’une exaltation furieuse. Cf. Foës, p. 226 et OEcon. au mot àv:u'ï«tv. Ce mot signifie
DES COAQÜES. 437
littéralement sauter, se précipiter, attaquer : il se trouve fréquemment dans la collection au figuré et au sens propre.
CO' S. — 21. Les mots paraplégie et apoplexie de «/» fa<ru ou n’expriment dans Hippocrate que les apparences extérieures communes des maladies auxquelles ils s'appliquent, c’est-à-dire l’instantanéité des phénomènes et la perte du mouvement et du sentiment. Ils ne répondent donc nullement à la signification de ces deux termes chez les modernes. Ils sont employés assez indistinctement pour expliquer toute espèce de résolution ou paralysie. Ainsi, on lit dans le traité des Maladies (liv. I", iniL, p. 108, t- Il , éd. de K.) : « Apoplectiques des pieds et des mains; » dans Y Aphorisme 40 de la septième section et dans le IIe livre des Prorrh. (p. 13l , éd. de Mack) : « Si quelque partie du corps csl apoplectique ; » dans le IIe livre des Épidémies : « Il n’y avait pas de paraplégies de tout le corps. >• (Cf. Gai., Com. II in Epid. 2 , t. 37, p. 379 , t. XVII). Néanmoins le mot paraplégie est plus particulièrement appliqué à la paralysie d’une partie quelconque du corps, et Y apoplexie à la paralysie générale, ou du moins très étendue (cf. Galien, Com. III in Prorrh., t- 1G2, t. XVI, p. 82C). Hippocrate {App. au Régime , §. 6, p. 40G, éd. de M. Littré) attribue la paraplégie à l’obstruction des vaisseaux par la masse des humeurs et par l’air qui les parcourt. — Ce n’est que bien après Hippocrate que le mol apoplexie a été appliqué, non plus seulement à la paralysie , mais à l’afTection cérébrale qui en est la cause. L’auteur des Définitions médicales (déf 244, t. XIX, p. 415 et suiv.) ; Léon ( Comp. med., cap. 5, p. 113) disent qu’il y a apoplexie lorsque l’on tombe tout à coup prive de sentiment et de mouvement par suite de l’obstruction des ventricules du cerveau. Le même auteur des Définitions médicales (déf. 245, p. 415) s’exprime ainsi sur l’apoplexie et la paraplégie : « L’apoplexie diffère de la paraplégie comme le tout de la partie, car les apoplectiques sont entièrement paraplecliques , mais les paraplecliques ne sont pas entièrement apoplectiques. II y a encore cette différence que dans la paraplégie l’esprit reste sain, et qu’une ou plusieurs parties du corps seulement sont en résolution ; mais chez les apoplectiques l’intelligence est abolie, et tout le corps est paralysé. On appelle paraplecliques ceux dont la partie droite ou gauche du corps seule est paralysée. » — C’est ce que nous appelons hémiplégie, réservant le nom de paraplégie à la paralysie qui aiïecle la partie supérieure ou inférieure du tronc. — Cf. pour de plus amples détails Foës , OEconomie , aux mots àTto-isÇix et itxpxnhllx ; Greenhill (Adnot, ad Thcoph., p. 321); Kraus (Krilisch
Û38 NOTES
elymolog. medieinisches Lexicon, p. 110, Goettingue, 1843.)
61* S. — 22. üvty/toi . vu Ig.; 2145 et 2254 avaient primitivement marrés , mauvaise leçon , et qui n’est pas en conformité avec la doctrine du Pronosl., du 2' liv. du Prorrh. et des Aphorismes sur les maladies du pharynx. Quelques manuscrits de Foës, de Calvus, de Merc. ont conservé ^u/sîtô;. — 2253 a tout à la fois irviy/ws et
7lU/5tTÔ{.
00* S. — 23. Tà irt/iùvà ytvô/j uva. Les nthSj& appelés aussi par les Grecs ■xt'/.tûjiXTa , désignent les taches livides superficielles qui marquent l’extinction de la chaleur native et qui annoncent la mort. Cf. Focs, p. 126 et OF.con. au mot nùtà-jov. — Quelques manuscrits portent iteXitipxrx. Dans 2145 ri itù. ytv. sont remplacés par le barbarisme 7re).(a»8//tv«.
67* S. — 24. J’ai suivi pour cette sentence le texte de Mack : il est le plus régulier de ceux que je connais.
69* S. — 25. Le texte vulgaire donne : • Ceux qui après des refroidissements non sans fièvre ont de petites sueurs aux parties supérieures et de l’agitation , deviennent phréné tiques et sont bientôt dans un péril extrême. » Le texte de la 27e sentence du Prorrh., qui d’ailleurs se trouve en partie, mais singulièrement altéré, dans le manuscrit 2253 , tout à fait corrompu dans 2145, mais conservé à peu près intégralement dans 2254 , m’a paru plus régulier ; je l’ai donc adopté.
73* S. — 26. Brjêwv désigne , dans Hippocrate, tantôt la région inguinale proprement dite, tantôt les glandes de l’aine, tantôt l’inflammation de ces mêmes glandes (d’où notre mot bubon). Quelquefois même le mot £ou6 *»î? signifie les glandes enflammées de l’aisselle, du cou. (Cf. Foës, Oficon., au mot ^uWv.)
74*6’. — 27. ’Axpivlxt. 2253, 2254 , 2142, lmp. Samb., ont à/pr.tixt (intempérie). Corn., Bâle et Aide donnent àxpxaiat (intempérance). Toutes ces leçons peuvent se soutenir,
75e S. — 28. Le sens fourni par 2253 est un peu différent ; le voici t « A la suite de douleurs, il se produit beaucoup de fièvres pernicieuses et de longue durée. »
77e S, — 29. Xxap3a/iÙ!T70V8i. « Xxxoàauùïffjtv OU xzpo... signifie proprement, suivant les Atliqucs, mouvoir continuellement les paupières et les fermer (clignoter); cela vient de xàpSauoi ( nasurtium , cresson alénois), qui fait mouvoir continuellement les paupières si on met cette plante en contact avec elles. » (Erot., Gloss., p. 194; cf. aussi Foës, p. 569, et (J/t'con., au mot IxxpS.)
79« S. — 30. Avec 2253, j’ai réuni les sentences 78e et 79®, tout en conservant la division de Foës. Ce texte est infiniment supérieur à
DES COAQÜES. 439
celui des autres manuscrits (y compris 2M5 et 2254) et des imprimés, suivant lequel on ne comprend ni la 78e t ni |a 79e sentence prises isolément.
81 e s. — 31. M. Ermerins (mp\ Aixlm, p. 238) voudrait que, conformément à un passage parallèle de l’Appendice au Traité du Régime des maladies aiguës (Ç. 17 de son éd.; §. 8. p. 427, t. II, éd. de M. Littré), on lût îiXr/ot, vertiges , au lieu de Xsnroi ( faibles), et que l’on traduisit : Les fièvres aeecompagnécs au début de vertiges , de battements , etc., leçon que je préférais au texte vulgaire, auquel j’ai dû ajouter plus tard, afin de le rendre compréhensible.— Avec battements à la tête et urines ténues manque dans 2253. — Cette sentence est encore rendue fort obscure par la divergence de ponctuation des imprimés et des manuscrits ; j’ai suivi celle qui m’a paru la plus logique ; elle est du reste appuyée sur le passage parallèle du Régime cité plus haut.
83' S. — 32. Voici encore un texte très altéré. Celui de 2253 est Je plus régulier ; il se rapproche du texte des sentences 1 12 et 1 13 du Prorrh. Dans 2145, celte sentence est étrangement défigurée par la répétition de tout un membre de phrase qui a été souligné plus tard. — 2253 , 2145, 2254 , Bâle , Foes ont û/mvoJôïsî evfij?u$. Serv. avait trouvé sur un manuscrit àypûàus, et sur un autre Tïuw^ri;, écume uses, purulentes. Aloses est la leçon consacrée par Galien pour la 113° sentence du Prorrh. (Corn. III, texte 114, p. 754, t. XVI). Oùpifrtcç ùps'j&Qssf sont, suivant Foës (p. 159), des urines qui contiennent des pellicules ou du mucus membraniforme. (Voyez l’errata.)
89e S. — 33. Hxpxfp07V»n èv irvri/iaTi... /.ai iv itvsùjuaTi zai 7oy /jl&. Ce texte est celui des manuscrits 2145 , 2254 ; pour l'interpréter, it n’est pas besoin de sous entendre, avec Duret, (inrespi-
ralionc minutula), car ^v<0y.a seul est souvent pris , dans Hippocrate, pour signifier la dyspnée. ( Voir Focs, p. 130.) — 2253 et Bâle donnent ipnur.px-zi ( dans l’empyèmc ) pour le premier membre de phrase. P. Martial) défend cette leçon. {Voir Mack, p. l49,n. Cl.) • — Pour le second membre de phrase, Bâle a encore i/i-xvjfixtt ; mais les autres manuscrits ont b
90e S. — 34, 2145 et 2254 ont zyxOov ; 2253 , conformément à la 5e sentence du Prorrh., omet ce mot ; mais le commentaire de Galien sur celte sentence le réclame. — Il semble même que 2253 réunit les sentences 90' et 91e, et que le xaxov (c’est mauvais) de la 9lc se rapporte à la 90e; mais ce sens me parait improuvé par le commentaire de Galien. Imp. Samb., un Cod. rcg. de Foës, Fev. et Calv. ont b àojjÿ» ce qui signifierait : Les rêves au début.
NOTES
MO
92e S. — 35. 2253 donne cet aphorisme d’une manière toute différente. « Dans ce cas (c’est-à-dire dans le phrénilis ) les changements, c’est un mauvais signe; le ptyalisme, c'est également mauvais. » Le texte de 2253 semble la réunion et l’abrégé de celui des deux sentences 12 et 28 du Prorrh. Est-ce une rédaction primitive? est-ce une erreur du copiste?
94e S. — 36. Tous les manuscrits consultés par Focs et ceux de Calv. réunissent en une seule les sentences 93 et 94 , et leur texte devrait cire traduit ; « Parmi les individus qui ont un transport mélancolique , ceux qui sont pris de tremblement et de ptyalisme sontils phrénétiques? » 2254 , 2253, Bâle, ont le texte que j’ai suivi.
98' S. — 37 . J’adopte les leçons de 2253, de 2254 et des C’otf. reg. de Foës. Je me suis, du reste, conformé à l’interprétation de ce dernier.
99e S. — 38. Je suis les leçons de 2253 : elles sont infiniment supérieures à celles du texte vulgaire presque inintelligible ; de plus, elles donnent un sens conforme à celui de la 19e sentence des Prorrh.
101e ^S.. — 39. Avec 2145, 2254 et vulg. ; ou bien en se conformant à 2253: « Dans le phrénilis , les fréquents changements ayec spasme sont funestes. »
103e S. — 40. A v/s. Ce mot manque dans 2253.
10G' S. — 41. Quelques manuscrits, au dire de Foés, portent TTuprTot ioyyeiùee;. C’est la leçon que j’ai suivie comme très hippocratique, suivant Foës(p. 132). Les autres manuscrits , entre autres 2253, 2254 , ont iJuyyoS3ess (fièvres avec vertiges) ; leçon adoptée par Foés et par Mack. 2145 n’a pas le mot en litige. — Au lieu de sü.éuv ( affection iliaque ) , 2253 , Bâle et quelques manuscrits consultés par Foës lisent ioiuv, avec sueurs chaudes, d’après Hésychius.
« — Cette leçon, approuvée par Houllier , ne me paraît pas du tout hippocratique.
ri 2e S. — 42. Avec 2253 , je détache ce membre de phrase de la 111“ sentence pour le rendre à la 112', où il trouve, ce me semble, sa place naturelle. Je m’appuie, en outre , sur la 136e sentence des Prorrh. — 2145, Fevr. ont: Ceux qui crient, au lieu de : Ceux qui toussent.
114' S. —43. <t/vÇâxia. Ce mot est généralement pris dans le sens de pustule, tumeur circonscrite contenant une matière purulente. —Cf. Foës .note sur cette sentence, p. 133, OEcon-, au mot oÀuZdxiov, ctGalicn, Gloss., au mot yiuÇâxta.— Dans cette lll'senicnce, je- serais tenté de voir la mention de la petite vérole, dans laquelle, en effet, il se forme assez souvenldes dépôts critiques
DES COAQUES. Ml
ou des parotides. J’ai observé ce phénomène chez plusieurs malades dans une grande épidémie à l’hôpital de Dijon.
115' S. — 44. Altéré, manque dans 2253 , existe dans 2254.
118' S. — 45. Cette sentence est reproduite dans Aph. , IV, 44, et VII, G5 ; — seulement les Aphorismes n’ont pas : Et si cela arrive, etc. M. Ermerins (thèse citée, p. 127) remarque, avec raison, que ces abcès ne sont pas toujours critiques , et par conséquent qu’ils peuvent ne pas toujours être avantageux. — Dans Y errata , j’ai supprimé les mots entre crochets que j’avais introduits à tort.
110' S. — 46. Ou bien avec 2253 , d’autres manuscrits et Bâle : Dans une fièvre aigué [ la' rétraction de l’hypocondre ] fait dégénérer le mal de tète enphrénilis , etc.— Les mots entre crochets sont omis dans 2253.
1 20e S. — 47. T à lemxipiy.i. Dans les Définitions médicales ( ouvrage attribué à Galien ) les fièvres lipyrics sont définies : « Los fièvres dans lesquelles la superficie du corps et les extrémités sont froides, tandis que les parties profondes sont brûlantes; les matières des excrétions sont retenues; il y a de la soif, la langue est rugueuse, le pouls est petit et lent. On dirait que la chaleur s’est concentrée à l’intérieur. » [Dvf. l'JO, t. XIX, p. 300.) — La même définition ressort du Corn. IV in Aphor. 45 ; mais dans le Coin. II , in Progn., t. 4, t. XVII, p. 121 , Galien range aussi dans l’espèce des lipyries une fièvre où les extrémités seulement sont froides et où les parois des cavités splanchniques sont plus chaudes que d’habitude. Aetius (11b. II, Tetrab. 2, Serm. I, cap. 80 , p. 217, éd. d’Est.) dit qu’on appelle fièvre lipyric celle qui s’allume quand il se développe un érysipèle (inflammation) dans le ventre. — ■ Actuarius (de Melh. mcd., II, 1 , p. 172 et 173, éd. d’Est., et p. 424, cd. d’Idelcr) dit que la fièvre lipyrie amène un frisson très fort, mais qu’elle ne développe pas une très grande chaleur, et que c’est de là qu’elle tire son nom (Xstnsrxt irupo; ^rot flép/o;;); car une humeur très froide parcourt la superficie de la peau.
120" S. — 48. \o\ipx signifio littéralement flux de bile, et c’est par un grand abus de langage qu’on a donné ce nom au choléra oriental , dans lequel les évacuations n’étaient pas bilieuses, mais ressemblaient à de la décoction de riz, ce qui était même un des caractères pathognomoniques de celte maladie. — Hippocrate appelait du nom de yoUpx deux maladies différentes : l’une, véritable choléra, yolipx vypx, ou simplement yo/lpx , était caractérisée par des déjections et des vomissements bilieux, accompagnés de tranchées ; l’autre , appelée par abus yplipx , et distinguée du vrai choléra par l’épithète de ( choléra sec ) , provenait des mêmes
NOTES
causes que le vrai choléra, c’esl-â-dire Ue l’âcreté et de la corruption des humeurs, s’accompagnait de tranchées, de météorisme du ventre, de borborygmes ; mais le malade , loin d’avoir des déjections alvines abondantes, avait de la constipation. - Cf. Hippocrate , Epid, V, p. 54!) , éd. de K. ; —Appendice au traité du Jlég. dans les mal. aig. , §. 19, p. 495, t. Il, éd. de M. Littré ; — Gai. , Corn. IV, in lib. de Diœla in morb. acut., t. 90, p. 885, t. XV; — Inlrod. seu Med,, lib. Gai. allrib., 13, in medio; et Foës, OEcon., au mot
■/oïipx.
lit' S. — 49. Je lis : hypocondre droit avec 2253. 2145. Imp. Samb., et conformément à l 'Aph. IV, 04. Le texte vulgaire a : les hypocundres ; Foës l’a suivi, mais à tort, ce me semble.
122e S. — 50. 2253 a en surcharge : vomissements (leçon admise par Ourct) , au lieu de : flux de sang.
123' S. — 51. Je suis le texte de 2253. — 2145 , 2254 ont le texte vulgaire.
125' S. — 62. Avec Foës, les manuscrits et la plupart des textes imprimés, je lis xpfotpov, Imp. Corn. et Holl. lisent xplmpov : c’est un signe critique.
120* iS’. — 53. Je lis avec 2253 : tuméfaction. — Les autres manuscrits et les textes vulgaires ont : avec tension.
128' S. — 64. Il faut entendre ceci du mouvement des artères temporales appréciable pour les assistants ou sensible pour le malade. ( Voir la note 19 du Pronostic.) — Sans hoquet manque dans 2253.
134' — 55. J’ai préféré au telle de Foës , qu’on retrouve dans
les manuscrits, et qui ne donne aucun sens raisonnable, celui de L. de Villebrune, comme très conforme à celui de la 81' sentence du Prorrh. C’est aussi d’après celte sentence que Mack a restitué son texte.
130? A'. — 66. Le texte vulgaire très embarrassant, au dire de Foës , porte : KaDyoi vîror/saTrtâÇîiv siùdzTi , xxt r.pépai riaexpaç iîrtax/trçvavTS* , finira ifiSpoûv i‘ si Si pr, , tP, éSoopy xal os/ùrr,. Ce qu’il faudrait traduire: * Les causus ont coutume de récidiver; et après qu’ils se sont manifestés pendant quatre Jours, les malades suent; sinon, c’est le septième et le dixiéme [qu’ils récidivent}.»— 2145, 2254 n’ont pas x. osa. ce qui est conforme au traité des Crises, où il est dit que les maladies ont coutume de récidiver aux jours critiques, c’esl-à dire aux jours impairs. D’autres manuscrits, suivis par Foës , portent GosAirp (le onzième). — J’ai adopté le texte de 2253, qui m’a semblé lever celte difficulté ; le voici : K.xô«9j ôiroTjooTtiâÇrev sioidxiiv Àpipzis s’ eîrx sÇt Spovotv (suent
DES COAQUES. UU2
abondamment)* tl Si /xri r<î ç'. Toutefois, je dois faire remarquer que ce texte fait disparaître /.al r, a- r. iiti. qui expriment peut-être un fait d'observation ; du reste , je n’ai rien trouvé , dans la description des causus donnée dans les livres l et III des Epidémies , qui justifiât plutôt l’une que l’autre leçon. J’espère que M. Littré jettera quelque lumière sur celle sentence si obscure.
1 30*" S. — 57. Voir note additionnelle des Épidémies.
139e S. — 68. J’ai suivi le texte de 2253 ; seulement j’ai conservé :
« Sont assoupis ont les pulsations lentes; » mots qui manquent
dans ce manuscrit.
141' S. — 59. Je me conforme en partie au texte du manuscrit 2263. — Voir V errata.
143' S. — 90. 2145 a -/.aplx, régions. Foës dit que tous les manuscrits ont fj-iptx (parties) ; avec Bâle il a conservé xwpîa.
144e S. —Cl. « La phthisie (ipdists) diffère de la phthoé la phthisie sc dit d’une manière générale de tout amaigrissement et consomption du corps ,1a phthoë se dit particulièrement de l’amaigrissement , de la consomption du corps par suite d’un ulcère. QQiuç vient de y0ivïtv , qui veut dire : amoindrir, diminuer, fit loôjflac » ( Def. ined.; def. 2G1 ). L’auteur du livre attribué à Galien, et intitulé Inlrod. seu Mcdicus (cap. 13, in med., t. XIV,p.745),ditque la ÿdlTt; î sxizoï/.r, d’Hippocrate est une suppuration des parties qui tiennent à l’os sacré hpbv iiroü» ( sacrum ; voyez , 6ur le6 diverses significations d'hpbv oi toüv, Grcenhill, sidnol. in Theoph.,p. 324), et par suite de laquelle tout le corps tombe en consomption. Hippocrate disait aussi : la vrypîTtî (phthisie néphrétique); la tpOia is OTTiïOïv .phthisie des parties postérieures) ; la yOt'jt; vwriâ{ (la phthisie dorsale); la ÿdlcni ëgto» ( phthisie de toute la constitution); la phthisie des yeux par suite d’ophthalmie [fBivûoui àÿûsà/ua;). Cf. Foës, p. 139, et OEcon. , aux mots fOsivxoi; vsviot et j>0iv«5sî.
1 48' 6’. — 92. Le texte vulgaire , 2145 et 2264 portent ; en cinq ou en sept périodes; mais avec 1 "Aphorisme IV, 69, le livre des Crises , et avec 2253 , je n’ai admis que le nombre sept.
149e S. — G3. Je me suis guidé pour cette sentence sur le manuscrit 2253 , dont le texte est plus régulier que celui des éditions vulgaires.
150e S. — 64. Voyez Inlrod. aux Coaques, p. 94, premier alinéa; Foës, p. 140, et aussi le livre des Crises.
155e 6’, — G5. Cette sentence manque dans 2253 , et avec raison ; c’est une répétition littérale et inutile de la 85' sentence. Elle existe dans 2254 et 2145.
i5G'etl57'é’é’.—0G. ces deux sentences ont beaucoup embarrassé
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