üzpxxpojw sea nxpzxpoiofxxt est employé quarante-neuf
DES ÉPIDÉMIES
fuis dans les quarante deux histoires de malades. Lorsque la présence des objets n’excite pas dans l’ame des idées conformes à ces mêmes objets , si le malade voit des objets qui n’existent pas , entend des sons différents de ceux qui frappent les oreilles des assistants, etc., il y a Tzxpxxpo uçtj, erreur, imposture des sens, en un mot hallucination , définie dans le Dict. de Nysten : toute erreur des sens par lesquelles un individu croit voir, entendre, toucher des objets qui n’existent pas. üxpxxpo ju-t exprime l’erreur de l’imagination , qui peut s'étendre sur peu ou beaucoup d’objets, ou sur tous les objets ; d’où Hippocrate dit : -xxpxxpojux apuxpx, na'tXx, ■zxrtx ; et , comme le remarque très bien Desmars ( foc. cil., p. 280), nous trouvons souvent dans les histoires navra izxpixpooxe, mais non navra nxpùr/e, seulement spuxpx ou iro)-).x nxplityc.
Je réunis ici l’interprétation des principales expressions servant à caractériser dans les lipidémies les espèces de délire; j’emprunte une partie de ces remarques à Desmars, critique éclairé et érudit. — A f,pof , que j’ai rendu par le mot déliré , icxpAXrspa , xr.piij, Tzxpx'j.r,pîïj , sont employés douze fois dans les histoires. Uxpajy.po; sc trouve encore quatre fois dans les constitutions, savoir : une fois dans la première, une fois dans la deuxième, et deux fois dans la quatrième. Il est employé négativement dans les descriptions des causus de la deuxième et quatrième constitution , dans lesquelles Hippocrate dit que les malades n’étaient point wxpAÀitpot -, et deux fois positivement dans la description des phthisies de la première et quatrième constitution; d’où il suit que napAXr.poi exprime le délire propre des causas ; autrement il n’cùt pas été convenable de faire entrer dans leur description la négative de ce symptôme. Actius ( Tetrab. II , scrm. II , cap. 22 ), dit que à npoi diffère de pùp<acii en ce que dans celui-ci les discours du malade ont une suite; mais dans le délire , les propos n’ont aucune connexion. Ilxpxypo-jilv exprime le délire commun des fièvres , tant du causas que du phrènilis. Hippocrate, dans le Pronostic et dans le Régime, n’emploie pas d’autre terme pour exprimer le délire en général ; ainsi n xpxfpcvsïv emporte la dépravation de l’imagination et du raisonnement , avec passion ou affection de l ame. — UxpxfipsxOxi marque spécialement un transport , un mouvement corporel. — üxpxxtyxi est, suivant Galien, une espèce de délire supérieure aux précédentes. Exp.x-jf.xxi exprime le délire furieux. ( Voir note 3b du traité des Airs, des Eaux et des Lieux. ) UxpxAytiv est employé treize fois dans les histoires des malades , et une fois seulement dans les constitutions. Galien ne nous laisse pas ignorer sa signification ; au eliap. 10, liv. Il du
NOTES
traité de la Dyspnée , il dit que irapa/éytt» n’exprime pas un véritable délire , mais un état semblable à celui de l’ivresse, qui est causé par la plénitude du cerveau; et à la fin du 11e chap. du IIIe liv., il dit qu’Hippocratc a coutume de se servir de ce terme pour exprimer la plus petite espèce de délire. I! signifie une dépravation du jugement ou du raisonnement, et par conséquent l'espèce de délire la plus légère. Cette dépravation se manifeste par les discours d'un malade qui dit une chose pour une autre, qui parle sans bien comprendre ce qu'il dit, et souvent ne dit pas ce qu’il voudrait dire.
« Hippocrate, dit Galien ( Corn. I in Prorrh., p. 49?), semble appeler fpt-A ru un délire ( uxpx^poeùvr, ) continu dans une fièvre aiguë. Il dit continu, car le délire ordinaire arrive quelquefois dans la période d’élatdcs fièvres violentes, mais disparaît dans la période de déclin. On dit qu’un homme est pris de manie {p.xhsaOui), quand il a du délire sans fièvre, mais qu’il a le p/ssvt-ris quand il y a de la fièvre; quand le délire n’arrive que dans la période d’état, on se sert des termes nxpzrMxt, nxpxyBf.vxi , -rxpyjr.p^rxi ou itxpxfpovfczt ; mais pour qu’on se serve du mot phrenilis , il faut deux conditions : la fièvre et la continuité du délire. » Cf. aussi Galien, Com. I in Epid., III, t. 2, p. 481. I.e mot phri-tiilis sert encore û désigner l’espèce de fièvre dans laquelle le délire se montre de celle manière. C’est donc un terme servant à la fois à nommer un symptôme cl une véritable maladie (cf. note addit. aux Epid.).
12. Galien (Com. III in Epid. , III, l. 84 , p. 7S4) fait remarquer qu’Hippocratc a l’habitude de récapituler, à la fin de plusieurs histoires, les symptômes les plus importants et qui ont eu le plus d’influence sur la mort du malade. Je remarque, .en effet, que sur neuf observations où se trouve cette récapitulation, il y a huit cas de mort. Sans doute, Hippocrate voulait en cela attirer davantage l’attention sur les signes fâcheux.
13. üüp ë).aSsv. « Hippocrate a coutume d’appeler II0^> une fièvre très violente » (Gai., Com. III in Epid., I, p. 2 «5, 2' mal.; 4' mal., p. 272).
14. T7To-/o‘jcpioj Çùvraïtç... vno'jxTtxpQi , une tension molle de l’hypocondre. 'ïiroiàrrapo; , dit Galien, signifie vide, sans tumeurs, comme il en survient dans les hypocondres enflammés. En effet , quand i’hypocondre est tiré par le diaphragme enflammé , il ne présente pas de tumeur. » (Com. III in Epid., 1,1. 2, p. 203.) — En traduisant : sans rènitlence , avec M. Littré, on ne rend peut-être pas toute la pensée d’Hippocrate , du moins comme l’interprète Galien. — Cf. aussi Eroticn, Gloss., p. 204.
DES ÉPIDÉMIES
la. 'lovüot, vari chez les Latins. « ’lovOos est une petite tumeur dure qui sc développe sur la peau du visage, et qui est remplie d’une humeur épaisse. » (Gai., de Remed. parab., I , C, t. XIV, p. 352. — De Cump. med. secund. loc., V, 3 , t. XII, p. 822. — Cf.aussi Celse, VI , 5 ). — Cælius Aurélianus ( Acul . morb., II, 10, p. 102), définit les îmOoi des taches (macula*) semblables à des gouttes de sueur ( sèatcbrœ ). L’îavBot me semble comprendre à la fois P acné simplex et l’acne induralu. — L’acné des modernes est une phlegmasic pustuleuse des follicules sébacés. Quant à l’éruption clle-mcme qu’Hippocratc compare à l 'acné, M. Cazenave, à qui j’ai soumis ce passage , comme tous ceux qui regardent les maladies de la peau, la regarde comme une miliaire dont les vésicules ont en effet une certaine dureté, et persévèrent longtemps; cette miliaire se forme souvent à la suite de la sueur.
10. L’auteur dit, au commencement de l’observation, que le'' malade souffrait de la clavicule et du bras droit; puis, au sixième jour et enfin au septième , il dit : a La douleur de la clavicule gauche persista; » évidemment il y a une lacune, ou bien il faut lire partout à gauche ou partout à droite. Ni Galien ni M. Littré n’avertissent de celle contradiction. — Tous les manuscrits de M. Littré ont le texte vulgaire, que j’ai cru devoir adopter, en signalant cette difficulté avec Vallésius (p. 120).
17. C. J. Wcigel ( Dissert . de delirii trcmenlis palhologia, Lipsiœ, 1836 , in-4°, Inlrod., p. 3 et 4) est à ma connaissance le premier qui ait rapporté la maladie de Pythion au delirium Ire mens; il l’a fait également pour le cinquième, malade de ce même livre. — Il rapporte aussi à cette maladie le cas de Timocratès, V" livre de Epid. M. I.ittré (t. II, p. 382) note également un passage de l’Appendice au traité du Régime, t. II, p. 451, qui se rapporte évidemment au delirium trèmens.
18. Dans le troisième livre , à la suite d’un certain nombre d’histoires de malades, se trouvent des Caracl'cres qui résument, sous une forme énigmatique, la raison de l’issue heureuse ou malheureuse de la maladie à tel ou tel jour. Ces caractères ont grandement embarrassé les commentateurs , et ont donné lieu , dans l’antiquité, à beaucoup d’ouvrages dont les auteurs sc combattaient les uns les autres, sans qu’aucun pût prouver directement qu’il avait raison et que son adversaire avait tort. L’origine de ces caractères est fort incertaine; toutefois les critiques anciens, sauf Zénon, s’accordent à les regarder comme apocryphes; et rapportent ces caractères à Mnémon de Sida; mais les uns pensaient que lui-même en était l’auteur, et qu’il les avait interpolés sur l’exemplaire de
]a bibliothèque d’Alexandrie, soit qu’il voulût sc' faire plus tard un mérite de leur explication auprès de scs disciples , soit qu’il ne l’ail fait que pour son usage particulier et comme un moyen mnémotechnique ; d’autres croyaient que Mnémon avait seulement apporté de Pamphylicà la bibliothèque d'Alexandrie un exemplaire déjà muni de ces caractères; M. Littré pencherait pour cette dernière opinion. D'après le témoignage de Galien , ces caractères n’existaient dans les très anciens manuscrits qu'à partir de la septième histoire de malade du Htc liv. D’un autre côté, ces caractères variaient beaucoup suivant les exemplaires , et Galien en conclut avec raison qu'ils sont apocryphes. Cette divergence existe aussi dans nos manuscrits; les interprétations sont loin d’clrc unanimes; certaines séries n'ont pas meme pu recevoir d'explication plausible. Je me suis donc décidé à rejeter en note ces caractères , et ànedonner, avec Foés et M. Littré, que l’explication de ceux sur lesquels on a le moins varié. Celle histoire des caractères a été disséminée par Galien dans son commentaire sur le lit livre des Épidémies. M, Littré a rassemblé avec soin tous les passages qui y sont relatifs ; il en a même éclairci queiques-uns assez obscurs. J’ai extrait celle noie de la longue cl érudite discussion à laquelle il s’est livré , lom. III , p. SS et suiv.
Voici du reste , d’après Galien (Corn. Il in J'.pid., III, t. f , p. Gtl ), la clef générale de ces Caractères • Le 7b [tuDx-j6j , il est probable) commençait toutes les séries de caractères, et le u (vyita, santé) ou le 0 {Oxvxroi, mort) indiquant la terminaison par ia santé ou par la mort, les fermait toutes; immédiatement avant le u ou le 0 sc trouve [les lettres indiquant] le nombre de jours que la maladie a duré, on celui dans lequel le malade est mort. Les caractères placés entre ceux-ci et le 7b étaient figurés par les lettres qui indiquent les éléments de la voix, à part le c avec iota souscrit. Us signifiaient x, avortement , àno?Qopi ou perle, y, urine semblable à de la semence, yovottSi; oZpav, ic S, avec iota souscrit sueur, lopü; , ou diarrhée, Siipjunx, ou diaphorèse, osayi/5»j»iî> ou àix)(«')pr,7ti, cômmc ie conjecture M. Littré ; en un mot, on veut qu’il signifie une évacuation quelconque ; t , rétention , îno/vj, ou siège , iopx ; Ç , recherche ( c’cst-à-dire ce qu’il faut rechercher) , Çércyz} 6, mort, 6x»xt<k, comme il a été dit plus haut; i, sueur, iàpùf, x, crise, xpitit, ou affection cœliaque , xoùixxh ùtxOtxiç] /x, manie, pxnx, ou matrice, yfcpx jv, jeunesse, v>4- :r,i , ou mortification , vixpuns ; ? , bile jaune , ÇxvfH) yol-f, , et aussi quelque phénomène extraordinaire et rare , Çixtn m xxi rxxvtox, ou irritation , démangeaison , , ou sécheresse, %T,pi T»j« ;
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o, douleur , ooûv)3, ou urine, oZpov; quelques-uns disent que t’a, lorsqu'il a l’u placé en haut («), comme on a coutume d’écrire •<fT«î signifie urine; tz, abondance, -xiffioi, ou crachat, îrrûsio/, ou chaleur brûlante «o fis (rr vp?), ou fièvre, metri; , ou affection du poumon , ztwj po-jo; ztiOos ; 7 ï> , probable , ntfavàv; p, flux , pûo i$, ou frisson , pïyos; f, phrènilis , opsAris, ou phthisie , fOins; », spasme, rxziiiii, ou maladie de l'œsophage ou de la botiche , fftoux^ou jj (jto/xzto; zô/wtij ; t, accouchement , 70x0s; u , santé, iyeix , ou liypocondrc , ô-oyivSpio-t } y - Me, Xoi*î> 0,1 bilieux , yo- XüSes; •{/ , froid, 'fôÇt ;; w, crudité, ôtpir )Jî.
1" malade. 7*;. x. «. y. Interprétation .- Il est probable que c’est par la quantité d’urines évacuées que le malade guérit au 40' jour.
19. « Hippocrate a pu fort bien dire, sans contradiction, que l’urine présenta quelques petites choses en bas et qu’elle ne forma pas de dépôt; il y eut commencement de dépôt, mais non dépôt; et cette distinction est tout à fait conforme à la remarque de Galien, qui dit que ces urines plus épaisses, un peu rouges cl avec de petites choses en bas , étaient intermédiaires entre les urines favorables et les urines funestes. » ( M. Littré , p. 30.)
20. — 2e mal. 75. £. è.x.ç.ï. Inlerp.; Il est probable que, à cause de la suppression des selles , la mort arriva le 27' jour.
21. — 3' mal. % x.S.o.S.p.M. Inlerp. • Galien ne dit rien de ces caractères, nui sont donnés par M Littré d’après les manuscrits , et on peut les expliquer de la manière suivante, d’après les règles tracées plus haut: Il est probable que la crise s’étant faite par les selles, les urines et les sueurs , le malade guérit au 10' jour.
22. — 4' mal. Ti. ^ . S. c.O. Inlerp. Galien ne fait encore aucune mention de ces caractères ; je suis l'interprétation de M. Littré : Il est probable que le phrènilis et les évacuations causèrent la inort le 5e jour.
23. — 5e malade, 'fc.y. x. 5. ». /. u. Inlerp. ; Galien n’a pas non plus ces caractères , on peut les interpréter : Il est probable que la guérison arriva au 20' jour, par suite de l’abondance des évacuations bilieuses et des urines.
24. — 7' mal. 7Ï) 5. s. s. 0. kücrp. ; Il est probable que la suppression des selles fut cause de la mort au 5' jour.
25. — 8' mal. 7& \. h. Inlerp ; 11 est probable que quelque phénomène étrange fut cause de la mort au 7' jour. D’autres interprètes suivant Galien , lisant $ au lieu de Ç , disaient que ce çarac-
1 Ce qui prouve , comme le remarque M. Littré , l’ancienneté de la ligature w.
NOTES
tcrc signifiait : li faut chercher quelle fut la cause de la mort ; mais aucun n’était d’accord sur l’objet de cette recherche.
26. Galien dit : « Entre ce malade et le suivant se trouve le mot ôÇù; on peut le rattacher à l’un ou à l’autre, mais , comme à la fin de l’observation précédente se trouve le mot esquinancie, on aura misa la fin de celle-ci , comme à la fin de certaines autres [ainsi qu'on peut le voir en parcourant les histoires du troisième livre] , un mot pour mémoire et pour faire ressortir ce qu’il y a d'utile dans l’observation. Je pense donequ’il vaut mieux rattacher ô£ù à l’histoire précédente qu’à la suivante. Ces mots ont été sans doute interpolés par ceux qui ont ajouté les caractères. » (Com. II in Epid., III, texte 6 , p. 617 ; voir aussi t. 7, p. 653.)
27. "Av0/s«4. L’auteur des Définitions médicales (défin. 384 ) définit l’anthrax : un ulcère escharrotique avec grande inflammation des parties environnantes; ou (défin. 337) un ulcère escharrotique et rongeant avec un flux abondant, et quelquefois accompagné de bubons et de fièvre. Les mômes définitions se retrouvent dans les divers ouvrages de Galien (cf. Foës au mol âvdpxÇ). L’anthrax d’Hippocrate parait se rapporter à notre charbon malin ou pestilentiel.
28. Ce passage est fort incertain. M. Littré traduit , en se conformant au commentaire de Galien : « L’érysipèle se développait « pour une cause occasionnelle quelconque , sur les lésions les plus « vulgaires, sur de toutes petites plaies, en quelque point du corps « qu’elles siégeassent, mais surtout chez les personnes d’environ « soixante ans, et à la tète; chez beaucoup , pour peu qu’on négli- <• geàtle traitement de ces lésions, chez beaucoup aussi, même pen- « dant qu’on les soignait; de grandes inflammations survenaient, « et rapidement l’érysipèle étendait ses ravages dans tous les sens. » La traduction que j’ai adoptée n’est pas rigoureusement conforme au Commentaire de Galien; mais elle m’a paru présenter une suite d’idées plus logique que celle qui ressort de ce Commentaire. J’ai soumis mes doutes et mon interprétation au meilleur juge en pareille matière, à M. Littré lui-mcinc. Il a trouvé mes doutes légitimes et mon interprétation plausible et conforme au texte.
29. Kxxov/tsvcti /ai xaTÜiouiai. Je renvoie pour l’histoire de ce dernier mot à la longue et très savante note (la 21e) de M. Littré , t. III , p. 76 et suiv.
30. «Galien dit que quelques-uns écrivaient xao/tawiJtsç, brillant»,
au lieu de , comateux, à tort, attendu qu’Itippocrale ,
énumérant ici des symptômes qui ne sont pas des symptômes ordinaires du causus, a dù énoncer le coma, symptôme rare, et non la
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chaleur bnl/ante /symptôme tellement habituel qu'il esl pour ainsi dire pathognomonique. » (M. Littré , p. 181.)
31. Sürov. Ce terme est très embarrassant; il se présente chez les Grecs avec des significations différentes (cf. Lorry, de Marb. culaneis, p. i 22 et suiv. ; 133 et suiv.), et cela ne doit point étonner; les maladies de la peau, comine, du reste, presque toutes les autres maladies, ont été dénommées d’après les apparences les plus grossières et d’après leur ressemblance avec des objets vulgaires. Ainsi, ixj/oi désigne toute espèce de tumeur arrondie, molle et ressemblant à une figue (qui est appelée îixo-A Galien, dans son Glossaire, p. .r>70, faisant certainement allusion au passage «les Epidémies <|ui nous occupe, dit que ces fies sont des élévations charnues qui se forment sur les paupières ; ailleurs ( de Med. comp. second, loc.. V, 3, t. XII, p. 823 ), il regarde les fies comme une maladie propre au menton , maladie connue aujourd'hui sous le nom de méningée ou sycosis. Galien compare aussi les îovOot ( voir note Ifi ci-dessus) aux <7û/.a ; et il assigne à ces derniers comme caractère différentiel , d’être composés à la fois de l’humeur épaisse contenue dans les t, et d'une autre humeur irhoreusc qui fait que les fies s’ulcèrent promptement. On sait, en effet, que les pustules de la mentagrc se rompent quelque temps après leur apparition, laissent suinter une humeur ténue et se recouvrent de croûtes. Quant aux fies dans le sens où les prend Hippocrate, M. Cazenavc les rapporterait volontiers à l'Acné sebacea, qui se développe, en effet, très souvent dans l’cpaisseur des paupières et donne lieu à des suintements.
32. ’ExOj/jta-ra. « Il parait évident que fxOv/t* vient de ixOùttv, qui veut dire s?oo//âv ( sortir impétueusement ). Ces éruptions naissent spontanément sur la peau; elles tirent leur origine des humeurs superflues, mais dont la qualité n’est point mauvaise. Les humeurs ténues produisent plutôt des ulcérations que des tumeurs; les humeurs épaisses élèvent la peau en tumeur. » (Gai., Corn. III in F.pid., III, t- 51 ; Com. Il in F.pid., II, t. 18, p. 354. — Cf. aussi Éroticn , Gloss., au mot h.Oùst ; et Foës, OFcon., au mot i/fopz.) M. Cazenavc pense que ce mot représente exactement l’éruption pustuleuse un peu élevée , connue depuis Willan sous le nom d’cclhyma ; mais il croit , avec grande apparence de raison , qu’il en est du mot herpes chez les Grecs, comme il en était du mot dartre il y a quarante ans, c’est-à-dire que l 'herpes désigne toute espèce d’éruption chronique rampant sur la peau , ordinairement vésiculcuse et souvent ulcéreuse. (Cf. aussi Ixtrrv , de Morb. cul., 3l0,el suiv.)
NOTES
33. « La 1res longue peste (peste Antonine) qui sévit de notre temiis enlevait aussi presque tous les malades par les évacuations alvines. Les matières évacuées étaient eolliqualives, et ce symptôme parait être constant dans la lièvre vulgairement appelée pestilentielle , mais on le voit aussi survenir sans qu'il y ail peste. » (Galien, Com. III in Eptd., III , t. 57 , p. 709.) Galien dit aussi (l. 58, que le dégoût (dont parle Hippocrate , immédiatement après le passage auquel cette note appartient ) était un des symptômes constants dans la peste, cl qu’il lit mourir beaucoup de monde ; presque tous ceux qui purent triompher de celle répugnance et prendre la nourriture qu’on leur donnait réchappaient , le plus grand nombre préférait mourir que de prendre quelque chose, et ce symptôme était surtout très prononcé chez ceux qui avaient le ventre très-malade.
34. « Hippocrate, dit Galien (Com. III , t. G4, p. 715), a désigné nominativement les fièvres tierces et quartes , et implicitement la lièvre quotidienne, en disant fièvres nocturnes -, car il y a deux espèces de lièvre quotidienne : dans l’une le paroxysme, arrive pendant le jour, dans l’autre pendant la nuit; de là vient qu’elles ont reçu deux noms pour les désigner. Hippocrate a énoncé que les fièvres qui régnèrent alors étaieul des lièvres à paroxysmes nocturnes; mais rappelons-nous encore que, dans le Ier et le IIe livre des Epidémies , Hippocrate, rapportant l’iiistoirc particulière de plusieurs malades et retraçant des constitutions tout entières, n'a jamais décrit ni de fièvre quinlanc, ni de scptiinanc, ni aucune autre de plus longues périodes ; qu’il ne l’a pas fait dans le IIIe livre , ni avant ni après ce passage. Je soupçonne donc que le passage du
. ' premier livre, où il est question des fièvres dont les périodes sont ; plus longues que celles de la lièvre quarte, a été interpolé. » Voir
uussi note 9 ci-dessus.
35. Pour tout ce passage , j’ai suivi les interprétations de Galien» t. 70, p. 722. — J’omets ses explications et ses discussions théoriques sur la valeur des mots employés par Hippocrate, pour n’en présenter que le sens d’après son commentaire. — Aeiov veut dire chez les Grecs sans poils, c’est-à-dire glabre. — « Pour savoir ce que sont les yeux fauves (y*f,onoi) , il faut se rappeler ce vers d’Homcrc (CM., XI, CIO):
Les ours sauvages et les porcs et les lions aux yeux fauves.
« Les Icucophlcgmaliqucs sont ceux dont la peau est molle et boursouflée comme celle des individus pris de l’espèce d’hydropisie appelée leucophleginasie. » — « louant ù ce qu’IIippocrale dit : Les femmes aussi ( yvvzlxtf aorwc), on peut l’interpréter de deux manières, ou que les femmes furent comme les hommes attciutes de
. I DÎgilrzed b:
DES ÉPIDÉMIES
phthisie quand elles présentaient les mêmes conditions, ou que celte maladie, qui attaqua beaucoup d hommes en raison de leur idiosyncrasie , attaqua beaucoup plus de femmes à cause de la nature générale de leur constitution plus humide et plus froide. * Galien ajoute que les femmes furent sans doute plus sujettes à la phthisie que les hommes , et parmi elles , les femmes qui avaient les constitutions signalées plus haut.
3t>. Ce que j’ai traduit ainsi n’était représenté dans le plus ancien Ms. de Galien que par un A ; d’autres portaient rrràpt n, d’autres Tita/sratot, d’autres n’avaient rien, Voyez sur les diverses interprétations de ce signe ou de ces mots Galien, Corn. 111 in Epid, lll, t. 71, p, 730, ou dans le I IIr vol. de M. Littré, p. 99. — « Après la constitution pestilentielle , dit Galien (Corn, lll, t. 71, p. 722), se trouve l’exposition de seize malades jusqu’à la lin du livre , puis vient un morceau dont Dioscoride me parait avoir exactement jugé en pensant qu’il devait être place immédiatement après la constitution. G’est celle place qu’il lui a assignée dans son édition , et c’est là aussi que nous en présenterons l’explication ; nous dirons seulement qu’il nous semble que ce passage a été ajouté non par Hippocrate lui-même, mais par quelque autre.» — ■ Tous nos manuscrits, dit M. Littré, t. II, p. 100, ont ce paragraphe à l’an- « cienne place , c’est à-dire après les seize malades ; ce qui prouve « qu’aucun ne provient de l’édition de Dioscoride, et qu’ils déri— « vent tous directement des anciens exemplaires. Celle disposition « a été suivie par les éditions d’Alde, de Frobcn et de Mcreuriali. « La transposition effectuée par Dioscoride et approuvée par Galien « a été adoptée par FoCs et par Van der Linden. Je l’ai adoptée à «mon tour; le contexte parait l’exiger impérieusement. »
37. — i« mal. TGTt.y.a.v.f.x.û. Inlerp. (I I est probable que l’affaiblissement produit par la fièvre, le phréniiis cl l'affection de l’hypocondre causèrent la mort le 120e jour.
38. — 2e mal. 71. 5. /. e. ir. 6. Inlerp. : Il est probable que la suppression des loehies causa la mort au 80e jour.
39. — 3« mal. 71. t. n. i. 0. Inlerp. ■ Il est probable que l’abondance des sueurs causa la mort le 10' jour.
ht). — 4' mal. 71. t. a. 0. Inlerp. : Il est probable que les sueurs et les spasmes causèrent la mort. (L’Indicalion de la date manque.)
41. — 7e mal . 71. x. ç. u. Inlerp. : Il est probable que les urines amenèrent la guérison au 27> jour.
42. — 8e mal. Ttî. «. S. X. o. o. Inlerp. : U est probable que l’évacuation des crachats procura la guérison au 34e jour.
43. — 9* mal. 'fa. y. S. i o. x. u. Inlerp. Il est probable que les évacuations bilieuses amenèrent la guérison le 120e jour.
NOTF.S
44. Les mois entre crochets ont été restitués par M. Littré d’après deux manuscrits, d’après le Cod.med. de Focs et d’après Galien [de Diff. resp., II, 13, t. VII, p. 885.1
45. — 10*' mal. 'Pj.%.o. i. x.o.v. Jrilcrp. : Il est probable que les évacuations bilieuses et les sueurs amèneront la guérison au 24" jour.
40. — 10" « A'jffâvtos est expliqué par Critias, dans son livre sur la nature de l’Amour vu des Vertus , par « celui qui s’afflige des petites choses, et qui pour les grandes s’afflige plus que les autres hommes et reste plus longtemps chagrin et morose. » ( Gai. , Corn. 111 in Epid., III, t. 82, p. 778, et Gloss. , p. 358; cf. aussi Érolicn, Gloss., p. 110. )
47. ïïxpOivoi. M. Littré, avec Grimm, veut que ce mot signifie : qui n’ était pas nubile, puisqu’on peut être vierge et avoir scs règles. Je ne souscris pas a celte interprétation. Il me semble qu’il y a au fond de cette expression une idée morale et physiologique qu’il ne faut pas perdre. Une jeune fille était dite vierge , TzxpBivoi , tant qu’elle n’avait pas eu ses règles , pareequ’on supposait qu’elle n’avait pu avoir, avant cette époque , de rapports sexuels. C’est comme si l’auteur avait dit : a Elle n’avait pas ses règles, donc elle était vierge. »
48. — 14" mal. 7ï>. p. t. t. ç. 0. Inlerp. : 11 est probable que l’affection maniaque , suite de l’accouchement, causa la mort le 17" jour.
Note additionnelle. — Dans son introduction aux Ier et IIIe livres des Épidémies , M. Littré, grâce à de très laborieuses et très sagaces recherches, présentées avec un rare talent d’analyse, est parvenu à déterminer d’abord d’une manière générale dans quelles parties de nos cadres nosologiques devaient être rangées les maladies dont il est parlé dans cet ouvrage et à préciser ensuite ce que l’on devait entendre par les diverses espèces de fièvres qu’IIippocrate désigne par des noms propres. Je vais présenter ici les conclusions de cet important travail, et je me servirai volontiers des propres paroles de l’auteur.
« 1". Les fièvres rémittentes et pseudo-continues des pays chauds diffèrent des fièvres continues des pays tempérés, cl en particulier de celles de Paris ; 2°. les fièvres décrites dans les Epidémies d’Hippocrate diffèrent également de nos fièvres continues ; 3°. les fièvres décrites dans les Épidémies ont, dans leur apparence générale, une similitude très grande avec celles des pays chauds; 4°. la similitude n’est pas moins grande dans les détails que dans l’ensemble ; 5’. dans les unes comme dans les autres, les hypocondres sont, pour un tiers des cas, le siège d’une manifestation toute spéciale ; C°. dans les unes comme dans les autres, la langue peut se sécher dès les trois premiers jours; 7°. dans les unes comme dans lesautres.il y adesnpyrcxies plus
DES ÉPIDÉMIES
ou moins complètes; 8°. dans les unes comme dans lesautres, la marche peut être extrêmement rapide, et la maladie se terminer en trois ou quatre jours, soit par la santé, soit par la mort; 9°. dans les unes comme dans les autres, le cou est le siège d’une sensation douloureuse ; JO", dans les unes comme dans les autres, il va une forte tendance au refroidissement du corps, à la sueur froide et à la lividilé des extrémités ( t. II , p. 500, 507 ).
« Sons le nom de fièvres continues, mciroi Zw/tn, Hippocrate a compris toutes les fièvres qui n’ont pas d’inlcrmissions régulièrement caractérisées. Il nous a donné lui-mème la définition de la fièvre hémitrilée [ou tritéophye] : C’est, dit-il, une fièvre se relâchant un jour, s’exaspérant un autre [ J'.pid. , 1 , p. 240], Celte définition rentre dans celle des fièvres continues ( p. 608,'. — Le causas est une variété des fièvres rémittentes et continues dont Hippocrate a rapporté des exemples dans ses Epidémies. La définition du causus est , suivant les anciens : fièvre accompagnée d'une grande ardeur, n’accordant aucun repos au corps, desséchant cl noircissant la langue , et faisant naître le désir du froid ( p. 571). — Le phrénilis est une variété de ces fièvres. Galien confirme lui-même cette communauté entre le causus et le phrénilis , en disant dans son commentaire : La pléthore bilieuse, se portant sur le foie et l’estomac, engendra les causas: se portant sur la tète, engendra les phrénilis. » Galien fait du causus et du phrénilis deux maladies de même nature (t. II, p. 571). — Hippocrate place le lélhargus entre le phrénilis et le causus. qui sont des fièvres rémittentes : Galien dit que le phrénilis peut se changer en tithargus; enfin Cælius Aurélianus y signale des paroxysmes et des rémissions. Tout cela autorise pleinement à conclure que le lètharg us des anciens est , comme le phrénilis et le causus, une variété des fièvres rémittentes et continues des pays chauds. Soranus le définit : une somnolence aiguë avec des fièvres aiguës, un pouls grand, lent et vide(t. Il,p. 573,574). — Sil’ons’était tenu rigoureusement dans la détermination d’Hippocrate qui, par continues, entendaità la fois les fièvres rémittentes etcontinues.on aurait reconnu que cette désignation appartenait à une autre maladie que nos fièvres continues , qui ne sont pas susceptibles d’être indifféremment rémittentes ou continues. C’est là, je le répète encore, le caractère essentiel qui distingue de nos fièvres continues, les fièvres des pays chauds et toutes celles qui doivent à des conditions locales d’être comparables à celles des pays chauds ( t. II , p. 670). »
NOTES
1. Suivant Galien (Com. I in Epid VI, t. 20, p. 886, t. XVII ) , Euryphon passait pour l’auteur des Sentences cnidicn nés. Mais Hippocrate, dont le témoignage a une valeur décisive dans celle question , puisqu’Euryplion était son contemporain, dit positivement : ceux qui ont rédigé , ceux qui ont revu, et non pas celui : les Sentences sont donc une œuvre collective représentant l’ensemble des découvertes et des doctrines de l’école de Cnidc.
Celte question d’origine établie, je vais maintenant, comme je l’ai annoncé, p. 203, réunir ici tout ce qui regarde les Sentences cnidictnies , en traduisant d’abord les quelques fragments qui nous en restent ; et ensuite les passages où Galien nous fait connaître ce livre indirectement. Les fragments sont au nombre de trois; ils ont été signalés pour là première fois, je crois , par M. Ermerins , dans son édition du 1 ivgime (p. 99 et suiv.)
Le premier est tiré du commentaire cité plus haut. Galien, expliquant un passage très obscur de ce livre, où l'auteur parle de lièvres Ttip-Ÿ io«ï» àu»oi , dit : Dans le livre des Sentences cnidienncs, on lit: « Ou urine peu chaque fois, on éprouve un sentiment de brûlure ; l’urine est surnagée d’un ni/ifii comme une toile d’araignée cl semblable à de l'huile verte.}» L'autre fragment est tiré du même commentaire ( p. 888 ). Galien , à propos des xxjpexoi Tie'Mol[ fièvres livides) de l’auteur hippocratique dit : Euryphuu appelle ces fièvres mXtii , et il a écrit ce qui suit : « On est pris d’une lièvre livide ; de temps en temps il y a des grincements de dents, des douleurs de tète , des maux d'entrailles, des vomissements de bile. Dans les accès de douleurs, on ne peut regarder en haut parce que la tète est pesante ; le ventre devient sec ; tout le corps prend une couleur livide ; les lèvres sont comme celles d'un individu qui aurait mangé des mûres ; le blanc des yeux devient livide ; le regard est égaré comme celui d'un homme qui suffoque. Il arrive quelquefois que les symptômes sont moins intenses, et qu’il y a de fréquents changements '. * Enfin, le troisième frag-
1 Ce passage est d’autant plus remarquable qu'il se trouve presque textuellement dans le 11e livre des Maladies ( in fine , p. it>6. éd. de B.). Quelques critiques de l'antiquité regardaient ce deuxième livre tout entier comme sorti de I école de Guide. Celte opinion n’est pas sans fondement, car les espèces de maludies y sont multipliées et décrites à la mauière des Cnidiens.
ment sc retrouve dans Rufus (de s4ppcll. corp. Iium., p. .10 ,1.0, éd. de Goupil ) , où on lit : Ce qui suit est écrit dans les Sentences cnidicnnes : « S'il y a une néphrite , les signes suivants se manifestent : on rend des urines épaisses, purulentes ; on ressent des douleurs dans. les flancs, dans les lombes, dans les aines, dans le bas-ventre et quelquefois dans les muscles psoas-iliaques »
J’arrive aux témoignages indirects sur les Sentences.
« I.cs médecins de Cnidc, dès le début, décrivent sept maladies de la bile ; un peu plus loin , ils ont distingué douze maladies de la vessie ; plus loin encore , quatre maladies des reins. Indépendamment des maladies de la vessie, ils ont signalé quatre strangurics , puis trois tétanos, quatre ictères, trois pbtbisies. Ils considéraient uniquement les variétés des corps , que beaucoup de causes modifient , cl laissaient de côté la similitude des diathèses qu’observe Hippocrate , se servant , pour déterminer ces diathèses , de la méthode qui, seule, peut faire trouver le nombre des maladies. » [Galien, t. VII , p. 427. J (Trad. de M. Littré, t. 2, p. 109.) Galien renvoie , pour de plus amples éclaircissements, à son traité de la Méthode thérapeutique, à son livre des Eléments d'après Hippocrate, à son traité de la Différence des maladies. « Non-seulement, dit encore Galien (t. l , p. 419), les médecins qui ont écrit les sentences cnidicnnes n'ont rien omis des accidents que les malades éprouvent, mais encore ils eu ont décrit quelques-uns d’une manière beaucoup plus étendue qu’il ne convenait, comme je le montrerai. Ce n'est pas l’objet de l’art de ne rien omettre des choses qui peuvent être connues, même du vulgaire. Ce n'est pas là le but du médecin, qui doit décrire tout ce qui est utile pour le traitement, de sorte qu’il lui faudra souvent ajouter certaines choses que le vulgaire ignore complètement . et en retrancher beaucoup que le vulgaire connaît, si elles ne paraissent pas devoir concourir à la fin que l’art sc propose. » Voir aussi note 2 ci-après. — Galien [t. 4, p.424) nous apprend que la seconde édition des Sentences cnidiennes avait beaucoup de choses semblables à la première, mais qu’elle en différait par des suppressions, des additions et des modifications, et il ajoute que c’est cette seconde édition qu'IIippocralc regardait comme plus médicale que la première.
2. « Ceux, dit Galien (Com. III , in fine, p. 278), qui regardent Hippocrate comme dogmatique, pensent qu’il faut entendre par ces choses que le malade ne dit pas les lieux affectés, les diathèses
' L’auteur appelle ces muscles (renards). 11 dit qu’on nomme
ainsi les muscles placés au-devant des lombes, et non tes muscles postérieurs du rachis, comme le veut A tort Clitarque.