‹ Hippocrate le serment, la loi, de l'art ... par le dr. Ch. V. DarembergChapitre 2 sur 145 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

INTRODUCTION

Les liens les plus infimes et les plus nombreux unissent le premier livre des Prorrhèliques , les Prcnolions de Cos, et le Pronostic. Non-seulement les mêmes idées, mais les mêmes phrases se retrouvent textuellement, ou à de légères modifications près, dans l’un et dans l’autre traité *. Ils sont donc sortis, sinon de la même main , du moins et très certainement de la même école. L’examen isolé de chacun de ces opuscules , l'appréciation de leur caractère propre, l’élude comparative de leurs points de contact, de leur mode de formation , de leur valeur relative et intrinsèque , au point de vue des connaissances anciennes et de la médecine actuelle, soulèvent une foule de questions du plus haut intérêt pour l’histoire de la science aussi bien que pour la pratique de l’art.

Les limites étroites qui me sont tracées ne me permettent pas de développer avec étendue toutes ces considérations, et je les abandonnerais avec peine si je n’avais la confiance qu’elles seront présentées , bien mieux assurément que je ne saurais le faire , par M. Littré , dont les infatigables et précieuses recherches ont déjà jeté tant et de si vives lumières sur les obscurités qui enveloppent les productions de celte école fameuse, qui a occupé l’antiquité et les temps modernes de son génie et de sa gloire. ,

Je reviens au premier livre des Prorrhcliques , et je commence par recueillir la série des témoignages que les anciens nous ont laissés sur ce traité.

Deux écrits, aussi dissemblables par le fond que par la forme, portent le nom de Prorrhcliques. Éroticn , qui les range parmi les livres de Séméiologie, les distingue seulement par les numéros premier et second,- Tous les manuscrits , presque tous les éditeurs, et entre autres Foés ’, les ont réunis. A l’exemple [de Haller, de

■ J’ai facilité ces rapprochements en établissant, avec la plupart des éditeurs, la conférence des lieux parallèles dans les trois traités.

* Cf. Prœf. in Prorrh. p. 05-66, et Prœf.\in Coac., p. U6, éd. de Genève.

— Il me semble que Gruner (Cens. p. I22\ Ackermann Uist. lin. Uipp. éd.

32 PRORRHÉTIQUES.

M. Lillré, et j’aurais pu dire de Galien , j'ai sépare les deux livres des Prorrhùliqucs si singulièrement réunis, et je place le premier à côté des traités avec lesquels il a le plus d’aflinité , en le désignant par le seul mot de Prorrhéliques , comme le fait souvent Galien.

Avant Érotien, Racehius de Tanagrc , disciple d’Hérophile, avait expliqué les mots obscurs du Prorrhelique comme ceux de tous les autres traités de la collection , dans un écrit en trois livres intitulé des Dictions; il nous reste une de ces explications que Focs avait déjà transcrite d’apres un manuscrit, et que j’ai retrouvée dans le manuscrit 2234 ; je la rapporterai en son lieu : mais elle ne nous apprend rien du sentiment de Racehius sur l'opuscule qui nous occupe.

Tous les commentateurs qui ont examiné avec quelque soin la Collection hippocratique, ont rejeté le Prorrhelique comme apocryphe ; et une chose très digne de remarque , c’est que ce traité est le seul sur lequel Érolicn ait exercé sa critique, car il dit ( page 22) : « Nous démontrerons ailleurs que cet ouvrage n’est pas « d’Hippocrate. »

Coelius Aurélianus attribue deux fois' le Prorrhelique [Prœdic tivus) à Hippocrate. Dans la première citation, il lui reproche de n’av oir pas parlé du traitement du phrènilis , dans la deuxième , il prétend qu'ilippocrale , dans la lCc sentence, fait allusion à l’hydrophohic; mais Coelius Aurélianus citait en médecin et non pas en érudit; son autorité n'a donc aucune valeur.

I.ycus le macédonien, qui florissail vers l’an 120 après Jésus- Christ, accordait une certaine importance au Prorrhelique ; car il s’appuyait de quelques sentence» de ce traité pour l’explication d’un passage du 3e livre des Épidémies ’.

Galien s’est beaucoup occupé du Prorrhelique , sur lequel il a fait un commentaire très instructif ; sans cesse il s’y plaint de l’obscurité , de la fausseté, de l’incohérence des sentences, de la brièveté, de l'incorrection du style, de la singularité des expressions 5 ; sans cesse il reproche à l’auteur de soulever des questions

Kühn.p. 56)etPicrer (toc. cil. 1. 1", p. 3201, n’ont pas bien saisi le sens îles paroles de Fofis au sujet des 2 livres des Prorrhôliques ; c’est à tort qu'ils le font tomber en contradiction avec lui-même; Foits dit que ces deux ouvrages sont sortis de l'école hippocratique, mais qu'ils sont très certainement l'œuvre de deux autcursdifférents; il regarde au contraire les Coaques et le premier livre des Prorriu'tiques comme composés par le même auteur.

1 De morb.acul. carat. I, 12; 111, 15 , éd. d’Almelovcen.

» Cf. Cal., C. I. In Épid. III , t. 4.

» Cf. InHipp. Prorrh. C. I, textes 2,4, 6, 15, 34. Corn. II, textes 36, 38, 44 , 60, 85, 88. Coin. III , t. 66, 103, 105, 106, 118, 11», 120, 124, 149.

PR0HRI1ÉTIQUES. 33

auxquelles il ne donne point de réponses; de ne pas rechercher les causes organiques des phénomènes morbides, et par suite de ne pas les apprécier à leur juste valeur ; de grouper ensemble des états pathologiques tout à fait différents les uns des autres, et décrits a part dans les ouvrages légitimes d’Hippocrate ; de formuler en propositions générales des faits isolés et souvent exceptionnels observés une ou deux fois par lui 1 * * : « Aussi, dit-il % celui qui accepterait comme « des vérités générales les propositions du Prorrhélique se trom- « perait absolument.... Il n’y a de vrai dans ce livre et dans les o Coaqucs que ce qui est emprunté aux Aphorismes , au Pro- « noslic et aux lipidémies ; tout le reste est faux. »

Galien nous apprend ’ qu’il n’a composé aucun livre , et en particulier aucun commentaire sur Hippocrate, qu’il n’en ait été instamment prié par ses amis II allait écrire le commentaire sur le IIIe livre des lipidémies, lorsqu’il entreprit celui du Prorrhélique , à la sollicitation de quelques personnes avec lesquelles il conférait, en se promenant sur les Aphorismes et les Epidémies. Il nous dit ailleurs 4 qu’il n’est pas de ceux qui font leurs délices des livres obscurs; que scs amis savent très bien qu’il s’est livré à ce travail malgré lui, et que s’il a cédé à leurs instances, c’est qu’il avait à cœur de rectifier toutes les fausses interprétations q%i avaient eu cours jusqu’alors sur le Prorrhélique.

Ailleurs 5 encore on lit : « Ce que j’ai déjà dit souvent, je le « répéterai ici. Celui qui a composé le Prorrhélique est bien « dans les mêmes principes que le grand Hippocrate, mais il lui est « de beaucoup inférieur. Aussi les uns ont ils attribué ce livre à

1 Cf. In llipp. Epid. 3.Com. I, texte 4. In llipp. Prorrh. Com. I, inproœm.; t. 2, 8, 15, 28 . 31 ; Com. H, t. 42, 74, 75, 77, 82, 83, 84, 94 ; C. III, t. 95, 100, 101. 10G, 129, 133, 134, l4i, 142, 118, 150, 15G, 160, 1G4. M Ermerins, médecin hollandais , a parfaitement établi ce dernier point dans une excellente dissertation intitulée : De Uippocralis doclrina a proqnoslice oriunda; l.eide, 1832. Cetledissertation, où M I.illrea déjà beaucoup puisé, m'a été très utilo pour tout ce qui regarde le Prorrhélique , le Pronostic et les Coaqucs.

Com. Il, in llipp. Epid. Ht , in proœmio. Cf. aussi Coiu. I, t. 4, in Epid. III. C. II , in Prorrh ., t. 47, 52.

■ 1 Coin. II, in llipp., in Epid. III, in procem., Cf. aussi Com. III, in Proqn., t. 1.

4 in Uipp. Prorrh. Comm. I, texte 15. Cf. aussi t. 33. C. II, t. 48, 49, 92 1

. III, 132, igo. — C. II, in Epid. III, inproœm.

s In llipp Prorrh. Com II , texte 52; C. I. t. 4, 15. C. II, t. 88. Dans le traité sur le Coma, S 1. 3 et 4, Galien parle du Prorrhélique comme appartenant à Hippocrate, ce qui est ici une manière abrégée de dire l’auteur hippocratique; car dans le S l.inlt., il sépare positivement le Prorrhélique du traité des Épidémies , qu'il met au nombre des livres sur l'authenticité desquels on n’élève aucun doute.

PRORRHÊTIQUES.

« Dracon, les autres à Thessalus, tous deux fils d’Hippocrate ; « mais il me semble inutile de savoir si ce livre a été composé par « l'un d’eux ou par un autre individu , et si l’autcnr mourut avant « de l’avoir publié; ce qui importe, c'est de reconnaître si les « propositions énoncées sont d’accord avec la doctrine des livres « d'Hippocrate cl avec la vérité. »

De tous ces passages il résulte : la. que Galien s’est beaucoup occupé de l’origine du Prorrhélique ; 2°. qu’il regardait ce livre comme très défectueux; 3°. qu’il le rejetait comme apocryphe; 4°. qu’il le croyait composé de quelques observations particulières ma! faites, et plus mal coordonnées avec des fragments des Aphorismes , des Epidémies , et surtout du Pronostic' , par un homme qui ne connaissait pas bien la doctrine hippocratique; 5°. qu’il n'a signalé d'autre rapport entre les Coaques et le Prorrhélique que leur incohérence, leur désordre, leur obscurité commune.

Depuis Galien jusqu’à nos jours la double question de l’origine et des rapports du Prorrhélique avec les autres écrits de la collection a été perdue de vue, ou très peu avancée. En 1831 , M. Houdart, dans sa thèse inaugurale ( n° lOfi , p. 27), s’est occupé en passant de ce point de critique ; il l’a repris dans ses Éludes sur llippotralc (2» éd., p. 271 à 292 ), et il admet que les Prénolions de Cos ont été pour Hippocrate « une véritable mine d’où il a extrait d'abondants matériaux « ; qu'elles ont donné naissance au hronoslic et au premier livre des Prorrhélique s , et qu’elles ont aussi servi à la composition des Aphorismes l’auteur s’arrête principalement sur les rapports des Coaques avec le Pronostic, et il établit entre eux un long parallèle.

Quelque temps après M. Houdart, M. Ermerins, qui ne connaissait pas le travail du médecin français, s’empara du meme sujet, sur lequel il a fait une dissertation du premier mérite. Ce judicieux critique s'éloigne absolument et avec une grande apparence de raison des opinions de Galien partagées par M. Houdart sur le Prorrhélique.

La manière dont la médecine est envisagée dans cet écrit, l’obscurité de la pensée , l’incorrection du style , le désordre de la rédaction, les incertitudes de l'auteur, l’addition du nom du malade â beaucoup de propositions’, et souvent, pur suite, le peu d’étendue et de généralité des énonciations pronostiques, me portent à croire avec M. Ermerins et M. Littré , qui a adopté toutes ses conclusions,

' Voir la note 2, p. 33.

1 Ce qu’on no retrouve que dans les Épidémies, suivant Galien, C. I, in Prorrh, texte 8. Ailleurs, C. t, texte 13, il dit que le nom du malade n'est qu'un commémoratif.

I’ROi'iKH ÉTIQUES. 35

que le Frorfhélique est un recueil de notes cliniques, que ce recueil est fort ancien, qu’il a été composé à une époque où la science et l’art médical étaient encore dans l’enfance, qu’il est antérieur aux Prénolions de Cos , aux autres écrits de la collection , et eu particulier au Pronostic, avec lequel il n’a que des rapports très éloignés, aussi bien pour les faits de détail que pour les principes généraux ; qu’il n’a donc pu être tiré de ce traité , car on ne saurait admettre avec Galien , qu’un ouvrage aussi parfait qu’est le Pronostic ait pu donner naissance à un écrit aussi défectueux qu'est le Prorrhcliquc.

Trouver dans cet opuscule un enchaînement d’idées, un pian, un système , y tracer des divisions bien nettes , en faire une analyse méthodique, me semble une chose tout à fait impossible; je l’ai essayée plusieurs fois sans pouvoir y parvenir; j’y renonce, persuadé que celle analyse n’apprendrait rien au lecteur, fût elle aussi longue que le l'rorrhéliquc lui- même. Je inc contente donc de grouper ensemble les sentences qui ont entre elles le plus d’analogie et de faire suivre ce tableau de quelques réflexions générales sur le caractère de cet écrit :

Signes qui annoncent le plirénilis, sent. 1, 3, 4, 6, 15, 27, 34.

Valeur des signes qui apparaissent dans le plirénilis .- sent. 2, 12, 13, 28, 31.

Particularités dans le plirénilis sent. 5, 9.

Signes qui annoncent le délire : sent. 17, 18, 20, 22, 32, 3G, 37, 38, 80, 117, 1 18, 120.

Valeur des signes qui apparaissent dans le délire ■ sent. 14, 73.

Du délire dans certains cas particuliers : sent. 8, i9,2G, 123, 124.

De l 'hémorragie considérée comme signe spécial dans certains étals morbides ; sent. 125, 120 128, 141, 1 46, 1 48, 152.

Valeur des signes qui apparaissent pendant ou après l 'hémorragie: sent. 127, 129, 134, 151.

Signes qui présagent ou qui produisent une hémorragie ; sent. 130, 132, 135, 136, 137, 139, 140, 112, 143, 144, 140, 147, 149.

Particularités relatives à l 'hémorragie : sent. 131, 13 !, 138, 150.

Des parotides considérées comme signes : sent. 168, 100.

De la valeur des signes dans les parotides : sent. 153.

Des signes qui présagent et des phénomènes qui font naître les parotides .- sent. 111, 154, 155, 156, 167, 159, 161, 102, 104, 105, 166, 168, 169.

Particularités dans les parotides : sent. 103, 170.

Des signes fournis , dans des cas isolés :

— Par la voix et la respiration •• sent. 23, 24, 26, 45, 47, 54* 55, 87, 01, 96;

36 PRORRHÉTIQUES.

— Par les sueurs ; sent. 39, 42, 58, 66 ;

par les selles : sent. 4 1 , 50, 53,78,81, 98, 99, 108, Il 1 , 1 IC, 1 17;

— Par les yeux : sent. 4G, 69, 7), 81, 84, 124 ;

— Par le visage : sent. 49;

— Par les urines : sent. 29, 51 , 53, 59, 108, 1 10 ;

— Par les vomissements ; sent. 60, 62, 71, 76, 79 ;

Par le frisson : sent. 64, 65, 66, 67, 75, 89, 107 ;

— Par le pharynx • sent. 86 , 104.

Il faut ajouter à cette liste un certain nombre de sentences sur des sujets indépendants les uns des autres et disséminées irrégulièrement dans ic cours de l’opuscule.

Cet arrangement prouve une ignorance absolue des règles de nosologie générale et de nosologie spéciale.

L’auteur ne voit chez les malades que des symptômes, ou plutôt des phénomènes * qu’il ne rattache à aucune lésion organique ou fonctionnelle, et ces symptômes , tantôt il les isole pour en rechercher la valeur pronostique, pour les réduire en signes; tantôt, les faisant entrer dans viugt combinaisons différentes , il forme des groupes naturels ou arbitraires, qui ne reçoivent jamais de noms spéciaux, qui neconslitueut jamais des états pathologiques distincts, des maladies déterminées; mais dans lesquels il étudie la valeur séméiologique de certains phénomènes accessoires ou essentiels : il considère tour à tour une véritable maladie comme un signe, et un signe, comme une véritable maladie; ici , un symptôme, ou seulement un phénomène étant donné , il en étudie la valeur absolue ou relative; là , un ensemble de symptômes étant admis, il recherche quels signes surviennent et ce qu’ils présagent, mais cela sans ordre, sans méthode, passant incessamment et sans transition du malade à la maladie, et de la maladie au malade. Pour lui donc toute la médecine se réduit à l’élude des signes ou au pronostic proprement dit; quant à l’influence de ce pronostic sur le traitement, il n’en est question qu’une seule fois, c’est à la 71' sentence. Le diagnostic est aussi complètement oublié que la thérapeutique. Il ne pouvait en être autrement; car l’idée du diagnostic n’a pu naître qu’avec celle de distinguer les maladies les unes des autres , distinction dont

1 11 est bon de rappeler ici qu'en pathologie, le phénomène est l’acte apparent, le changement visible qui s’opère dans le corps sain ou malade; que le symptôme est le phénomène lié à la maladie, et rattaché à quelque état morbide des fonctions ou des organes ; que le signe est lo symptôme interprété, le symptôme dont le médecin scrute la valeur pronostique, pour asseoir son jugement sur la marche, sur le traitement et sur l’issue de la maladie. (Cf. Chôme), Palh. gùlir., S' éd.; p. iot-io». — Piorry, Pathol, îalrique, p. 331-332. )

PRORRÜÉTIQÜES. 37

les médecins de cette époque n’avaient pas encore compris la nécessité et l’importance.

Le seul mérite du Prorrhétique , c’est d’être une production originale, de nous montrer comment les anciens médecins concevaient l’observation des malades , comment ils envisageaient la pathologie, enfin de nous conserver quelques-unes des notes cliniques recueillies par un membre de la famille des Asclépiades ' , notes qui n’ont sans doute jamais été rédigées, et qui nous sont parvenues singulièrement altérées par le temps, par les copistes1, et aussi par les commentateurs, comme le remarque Galien*. C’est à ces titres seulement et à cause de ses rapports avec les Prénolions de Cos et le Pronostic que je l’ai fait figurer dans ce volume.

PRORRHÉTIQUES , Livre I"a.

1. Ceux qui, dans les premiers jours d’une maladie, tombent dans le coma (1) , avec douleur à la tête, aux lombes, aux hypocondres , au cou , et avec insomnie , sont-ils (2) pkrènctiques ? Dans ce cas , un flux de sang par le nez , c’est pernicieux , surtout au quatrième jour. {Coaq. 179.)

2. Un flux diarrhéique (3) très rouge, c’est mauvais dans toutes les maladies , mais principalement dans celles qui viennent d’être indiquées. ( Coaq . 179.)

3. La langue rugueuse (U) et très sèche est uu symptôme de phrènitis (5). {Coaq. 23ô. )

U. Dans les insomnies avec trouble, les urines décolorées,

1 Grimm ( t. II de sa traduction allemande d’ÏIippocrate , p. 568 ) , et après lui beaucoup de critiques, ont pensé que ces notes pourraient bien n’êlre autre chose que le relevé même des tables votives , placées dans le temple d’Esculapc, et qui relataient brièvement l’espèce de maladie, son traitement formulé par les prêtres, et son issue ; mais si on consulte les inscriptions qui nous sont restées , et qui ont été rapportées par D. Leclerc, Meibom, Mercuriali, et surtout par Hunderlmark ; Artis mediccc, per œgro torum apud veteres, in vias publions et tcmpla exposilionem incremenla. Lipsiæ, in-4°, 1739), ob ne trouvera aucune analogie entre les sentences du Prorrhétique et ces consultations sacerdotales.

1 In Prorrh. Gai. Com. II, texte 92; Com. III, texte 106, 107,

3 In Prorrh. Com.I, t. 4. C. II, t. 53, 82, ut, 115.

» IIPOPPHTIKON, seu DPOPPHT1K.OS AOrOS, à. Prorriieticorii# ,

seu Pn.T.DICTIONLM LIBER PRIMUS- — PRÉDICTIONS OU PrOERHÉTIQUES

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