‹ Hippocrate le serment, la loi, de l'art ... par le dr. Ch. V. DarembergChapitre 6 sur 145 · Le carus (34) est-il toujours mauvais? ( Coaq · texte numérisé non relu

Le carus (34) est-il toujours mauvais? ( Coaq

64. La perte de connaissance avec du frisson, c’est mauvais ; la perte de la mémoire , c’est également mauvais. {Coaq. 6.)

65. A la suite d’un frisson , un refroidissement qui n’est pas suivi du retour de la chaleur est mauvais.

66. Ceux qui , après un refroidissement , ont des sueurs et un retour de la chaleur fébrile, sont dans un mauvais état (35); et s’il survient une douleur brûlante aux côtés, puis du frisson, c’est mauvais. {Coaq. 10 et 52.)

67. Les frissons avec chaleur brûlante (36) ont quelque chose de pernicieux : dans ce cas l’ardeur du visage avec sueur, c’est mauvais; s’il survient un refroidissement des parties postérieures, il provoque des spasmes. {Coaq. 7.)

68. Avoir de petites sueurs générales, rester sans sommeil , être repris de la chaleur fébrile , c’est mauvais. {Coaq. 41.)

69. La déviation des yeux par suite de métastase d’une douleur lombaire vers les parties supérieures, c’est mauvais. {Coaq. 314.)

70. Une douleur fixée à la poitrine avec engourdissement , c’est mauvais ; s’il survient de la fièvre , si les malades sont brûlants, ils meurent promptement. {Coaq. 315.)

7 1 . Ceux qui vomissent en abondance des matières noires , qui ont du dégoût, du délire, qui ressentent de petites douleurs au pubis, dont l’œil est tantôt farouche et tantôt fermé, ne les purgez pas, car c’est mortel. Ne purgez pas non plus ceux qui sont un peu enflés, qui éprouvent des vertiges ténébreux , qui tombent en défaillance au moindre mouvement, qui ont du dégoût, qui sont décolorés, ni ceux qui ont la fièvre, si elle est accompagnée de coma et de prostration (37).

72. Une douleur du cardia avec tension de l’hypocondre et céphalalgie est un signe de mauvais caractère , et amène

kU PROBRHÉTIQÜES.

quelque gêne dans la respiration. Ceux qui sont dans ce cas ne meurent-ils pas subitement comme il arriva à Dysôde, dont l’urine était très fermentée (38) et la figure très rouge?

73. Une douleur du cou, c’est mauvais dans toute fièvre; c’est très mauvais chez ceux qui sont menacés de manie. (Coaq. 273.)

1k. Les fièvres accompagnées de coma, de lassitude, d’obscurcissement de la vue , d’insomnie et de petites sueurs générales, sont des fièvres de mauvais caractère. (Coaq. 35.)

75. Les frissons réitérés, partant du dos, changeant rapidement de place et insupportables , présagent une rétention d’urine douloureuse. (Coaq. 8 et hé.)

76. Les malades qui éprouvent de l’anxiété sans voraissjement et qui ont des paroxysmes sont dans un mauvais état. (Coaq. 557.)

77. Le refroidissement avec rigidité [des parties extérieures] est un signe pernicieux. (Coaq. 3.)

78. Rendre des matières ténues qui ne donnent aucune sensation mordicante (39) , bien que l’esprit soit présent , comme il arrive à un individu affecté de maladie du foie, c’est mauvais. (Coaq. 631 in fuie.)

79. De petits vomissements bilieux, c’est mauvais, surtout s’il s’y joint de l’insomnie. Dans ce cas, une épistaxis qui se fait goutte à goutte, c’est pernicieux. (Coaq. 558.)

80. Quand les évacuations blanches qui suivent l’accouchement se suppriment, avec fièvre, et qu’il survient de la surdité et une douleur aiguë au côté , les femmes sont prises d’un transport pernicieux. (Coaq. 525.)

81. Dans les causas accompagnés d’un léger refroidissement à la superficie du corps, de selles séroso-bilieuses fréquentes, et la déviation des yeux, c’est mauvais signe, surtout si les malades tombent dans le catoché. ( Coaq. 13ô. )

82. Les apoplexies soudaines , quand elles sont accompagnées d’une fièvre faible, deviennent pernicieuses, comme il arriva au fils de Numénius'. ( Coaq. ft80.)

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83. Dans le cas de métastase de douleurs lombaires sur le cardia , avec fièvre , frissons , vomissements de matières aqueuses, ténues, abondantes, avec délire et aphonie, les malades meurent en vomissant des matières noires. ( Coaq . 316.)

84. L’occlusion des yeux dans les maladies aiguës , c’est mauvais.

85. Chez les individus qui ont des nausées sans vomissement , des douleurs aux lombes ,' s’ils sont pris d’un délire farouche , ne doit-on pas s’attendre à des selles noires? {Coaq. 319.)

86. Des douleurs au pharynx sans tuméfaction , avec agitation et suffocation , c’est très pernicieux. {Coaq. 265.)

87. Chez ceux dont la respiration est élevée, la voix étouffée, et dont la vertèbre [axis] se luxe, la respiration, aux approches de la mort, devient semblable à celle de quelqu’un qui est étranglé. {Coaq. 266.)

88. Ceux qui ont de la céphalalgie, avec catochc, du délire, dont le ventre est resserré, dont l’œil est farouche et le visage fortement coloré , sont pris d’opisthotonos. {Coaq. 162.)

89. Dans le cas de distorsion des yeux avec fièvre et sentiment de lassitude (46) , le frisson est pernicieux. Tomber alors dans un état comateux, c’est mauvais. {Coaq. 221.)

90. Dans les fièvres , les douleurs qui se portent à l’hypocondre, avec perte de la voix, et qui ne (41) se dissipent pas par la sueur, sont de mauvais caractère. Dans de telles circonstances , si les douleurs se portent sur les hanches avec une fièvre ardente , et si le ventre se lâche subitement et copieusement, c’est pernicieux. {Coaq. 297 et 299.)

91. Chez ceux qui, après la crise, perdent la parole, en même temps qu’ils ont de la fièvre , meurent dans les tremblements et dans un état comateux (42). {Coaq. 247.)

92. Chez les individus pris d’une ardeur vive , d’hébétude, de catochè, chez lesquels l’état des hypocondres est très variable, dont le ventre est tuméfié, qui ont de l’aversion pour les aliments et de petites sueurs générales, le trouble de la

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respiration et rémission d’un liquide semblable à de la semence, présagent-ils le hoquet? et les évacuations alvines deviennent-elles bilieuses et écumeuses? Dans ce cas l’émission d’un liquide écumeux soulage : chez ces malades il y a des perturbations d’entrailles. ( Coaq . 186.)

93. Chez ceux qui sont pris de coma, quand il y a des déjections écumeuses , le paroxysme fébrile est très aigu (43). {Coaq. 646.)

94. Si l’aphonie vient compliquer la céphalalgie chez les malades ayant de la fièvre avec sueur et lâchant tout sous eux, et si le mal présente des rémissious suivies bientôt d’exacerbations, la maladie devient chronique; dans ce cas, le retour du frisson n’est pas funeste (44). {Coaq. 253.)

95. Chez ceux dont les mains tremblent, qui ont de la céphalalgie , de la douleur au cou , une surdité légère , qui rendent des urines noirâtres , épaisses (45) , attendez-vous à des vomissements noirs : cet état est pernicieux. {Coaq. 176.)

96. L’aphonie avec résolution des forces et catoché est pernicieuse. {Coaq. 245 et 250.)

97. Quand une douleur de côté , survenue à la suite d’une expectoration bilieuse , disparaît sans cause légitime , les malades tombent dans le transport. ( Coaq. 418.)

98. Dans le cas de douleur au cou avec assoupissement et sueur, si le ventre, s’étant météorisé , se relâche par la force des remèdes et rend des selles liquides , mais conserve des matières non bilieuses, ces matières, durcies, agglomérées et retenues (46) , rendront la maladie plus longue. Des selles non bilieuses sont-elles plus favorables et soulageront-elles le gonflement produit par les vents?

99. La tension générale du ventre qui , par la force des remèdes , expulse des selles liquides , et qui bientôt se tuméfie , indique une sorte d’état spasmodique , comme il arriva au fils d’Aspasius : dans ce cas avoir du frisson , c’est pernicieux. Ce malade , ayant été pris plus tard de spasme et

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d’enflure , resta souffrant très longtemps : il lui survint à la bouche une putridité verdâtre. ( Coaq . 617 in fine.)

100. Les douleurs chroniques des lombes et de l’intestin grêle (kl) , qui remontent vers l’hypocondre comme en parcourant des sinuosités et qui s’accompagnent de dégoût et de fièvre, si elles se compliquent d’une céphalalgie intense, tuent rapidement et dans un état convulsif. (Coaq.

101. Avoir des frissons avec une sorte de paroxysme, surtout la nuit, de l’insomnie, ou pendant le sommeil un délire loquace , et parfois lâcher son urine sous soi , aboutit à des spasmes avec coma. (Coaq. 20.)

102. Ceux qui dès le début ont de petites sueurs générales avec des urines épaisses, qui sont brûlants et qui se refroidissent sans crise pour redevenir brûlants et tomber dans un état soporeux , comateux et convulsif, sont dans un état pernicieux. (Coaq. 180.)

103. Chez les femmes près d’accoucher, la céphalalgie avec canis et sentiment de pesanteur est suspecte; peutêtre mêmé sont-elles exposées à tomber dans un état spasmodique. (Coaq. 517, 534.)

104. Les douleurs suffocantes au pharynx (48) , quand il n’est pas tuméfié , ont quelque chose de spasmodique, surtout si elles partent de la tête , comme il arriva à la cousine de Thrasynon. (Coaq. 262.)

105. Les tremblements spasmodiques survenus pendant la sueur sont sujets aux récidives. La crise arrive chez ces malades lorsqu’ils sont repris de frissons, et les frissons reviennent lorsqu’ils sont provoqués par une ardeur très vive dans le bas-ventre. (Coaq. 348.)

106. Une douleur des lombes, si le malade est pris de céphalalgie ou de cardialgie , ou de violents efforts d’expectoration, a quelque chose de spasmodique (49). (Coaq. 320.)

107. Le frisson, au moment de la crise, est redoutable. (Coaq. 321.)

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