‹ Hippocrate le serment, la loi, de l'art ... par le dr. Ch. V. DarembergChapitre 75 sur 145 · SECONDE CONSTITUTION · texte numérisé non relu

SECONDE CONSTITUTION

A. A Thasos il y eut , à l’entrée de l’automne, des tempêtes hors de saison; tout à coup des pluies tombèrent par torrents, avec de grands vents du nord et du midi; cela dura jusqu’au coucher des Pléiades , pendant tout le temps qu’elles restèrent à l’horizon (cinquante jours après l’équinoxe d’automne). Hiver boréal ; pluies longues, [tantôt] impétueuses [et passagères], [tantôt] fortes [et continues] ; neiges; fréquents intervalles de sérénité ; avec tout cela le froid ne fut cependant pas extraordinaire pour la saison. Après le solstice d’hiver , quand le zéphire commence à souffler, froids très vifs de l’arrière-saison ; vents du nord fréquents ; neige ; pluies abondantes et continues; ciel orageux et nébuleux. Ce temps se prolongea et ne cessa qu’à l’équinoxe. Printemps froid, boréal, pluvieux, nébuleux. L’été ne fut pas trop brûlant;

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2U2 ÉPIDÉMIES

les vents étésiens soufflèrent continuellement. Aussitôt après le lever d’Arcturus (douze jours environ avant l’équinoxe d’automne) , retour des pluies abondantes , avec vent du nord. Toute l’année fut humide, froide et boréale; en hiver, la santé générale fut bonne ; mais au commencement du printemps, beaucoup de Tltasiens, et même presque tous, devinrent malades. Il y eut d’abord des ophthalmies douloureuses , avec écoulement d’humeurs sans coction ; chez un grand nombre , il se forma un peu de chassie , qui se détachait (ft) difficilement ; ces ophthalmies étaient sujettes à récidive ; elles ne disparurent que très tard en automne. Durant l’été et l’automne , dyssenteries , ténesmes , lienteries , diarrhées bilieuses , composées de matières ténues , crues , abondantes , mordicantes, quelquefois aqueuses. Chez plusieurs, il y eut des perirrhées (5) douloureuses, composées de matières bilieuses, aqueuses, semblables à des raclures, purulentes, accompagnées de strangurie, sans maladies des reins, mais par substitution d’une affection à une autre. Vomissements bilieux, phlegmatiques ; rejet d’aliments non digérés, sueurs; chez tous et partout il y avait une humidité surabondante. Ces maux survinrent chez plusieurs sans les forcer de s’aliter et sans leur donner la fièvre , mais chez plusieurs , il y eut de la fièvre, je parlerai de ces cas. Quelques-uns, chez qui tous ces accidents se réunirent en causant de grandes souffrances , furent pris de consomption. Vers la fin de l’automne , et pendant l’hiver [suivant] , fièvres continues ; causus chez quelques individus; fièvres diurnes, nocturnes, hèmtritées , tierces légitimes , quartes et erratiques. Chacune de ces espèces de fièvres survint chez un grand nombre ; mais les caitsus furent la maladie la moins fréquente ; ceux qui en étaient atteints n’étaient pas gravement malades; en effet il n’y avait point d’hémorragie [nasale], ou, s’il y en avait , elles étaient très peu abondantes et très rares ; il n’y avait pas uon plus le délire [ propre au causus]; tous les autres symptômes étaient légers, les crises arrivaient très régulièrement, et la plupart du temps en dix-sept jours, y com.

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