PRELIMINAIRE
xxm
ii’Rvagance et d’orgueil ; «T^os me sectamini, nonego vos^ Me, me, inquam , sectabimini. Tu Avicenna , ^uGalene, jfu Rhaeee, tu Mo^îtaonane , tu Mesue ; non ego vos, sec? VQS me sectabimini. Vos dico Parisienses , vos Monspes-t suLANi , vos SuEvi , vos Misnenses , vos Coeonienses , vos ViEnnenses , up.5 quoi quot Danubius , aut Rhenus alit,. Tu, etiam ItaU.a , tu Dalmatia, vos Athen^e j ^uGræçe, tu Arabes, tu Israëlita. Ego monarçha ero (i), » Après s’êtr© promis une vie longue et . brillante de santé , le fougueux; Vàn - Helmont mourut, à soixante - sept ans , aussi dé-^ pourvu de biens qup -Pumce/se,
* Dans l’état où les, médecins chimistes l’avaient réduite, la science n’avait plus rien à perdre ; Harvée n’était pas assez instruit pour faire une révolution utile , et sa découverte ne sembla que donner plus de crédit aux idées de fermentation , d’etfervesceuce , de putréfaction et du tJ Îumv^rat humoral. Bientôt on n’entendit parler que de Sylvius de le Boiè., qui. céda la place ù: Descartes ; celui-ci fut éclipsé par Newton, qui parla le pEemiep des lois du mouvement , de l’attraction et du calcul géométrique. On se rappelle l’empire qu’exerc^èrent sur les. esprits les forces centripètes et centrifuges. Le système de New^ ton a prodigieusement retardé les progrès de la méde-cine, dont l’enseignement s’enveloppe toujours du mam teau philosophique , et est basé sur l’opinion dominante dans une académie , ou sur celle d’un professeur d’une grande renommée. Flatté de parcourir à son aise le vaste champ, des hypothèses, un élève étudie la médecine selon l’esprit du temps; sans le savoir, il devient systématique, il reste tel toute sa vie , et il ne cesse de lutter avec autant, de chaleur que de dureté contre quiconque ose l’attaquer et combattre sa méthode de. philosopher. A
(i), Praçfat., in Paragranum,
DISCOURS
celte époque dont nous parlons, l’empire de la médecinese partageait entre trois sectes ; les sylviens, les car-thésiens , les newtoniens pensaient peu à Hippocrate , encote moins à inculquer sa doctrine à leurs auditeurs ou prosélytes.
Cependant , il né faut pas perdre de vue qu’après les alchimistes, avant Descartes et Newton, la médecine Hippocratique se releva et prit une vigueur nouvelle. Houllier, Valîésio, Heurnius l’ont cultivée avec un trèsgrând succès , à des distances fort éloignées ; le premier à Paris , le second à Leyde , et le troisième à Alcala de Henarès, ville et université d’Espagne. Ces savans mé*décins s’affranchirent du joug de la philosophie de leur temps, et se distinguèrent par le retour qu’ils provoquèrent aux véritables principes, et par cette sorte d’épUtation qu’ils firent subir à la médecine Hippocratique, afin de la débarrasser de ces sophismes qui la dénaturaient en entier. Houllier a donné des commentaires qui sont encore recherchés avec empressement. Les remarques de ce praticien sont tellement liées par leur importance au texte des aphorismes , qu’il n’est guère possible de lire isolément et avec fruit les unes et les autres. Profitons de cette occasion pour rappeler que trois médecins de la Faculté de Paris, Houllier, Duret et Chartier ont élevé les plus beaux monumens à la gloire de l’école de Cos.
Heurnius cultiva la langue grecque ^ avec un grand succès : c’est à lui que nous devons une excellente version latine des aphorismes. Ce savant et laborieux professeur n’abonde point en détail d’observations , mais on voit qu’une expérience éclairée a dirigé la rédaction de ses remarques justes et remplies d’intérêt. A ce titre , sachons-lui gré de n’avoir pas multiplié les histoires qui eussent accru la prolixité qu’on ne peut s’empêcher du