qui, durant des fièvres, ont éprouvé de grandes
DES APHORISMES d’hIPPOCRATE. 25
héraorrlîagies , n’importe par quelle voie. Une IV» sect. fièvre au sixième’ jour de laquelle il survient un Aph.a9. frisson , se juge difficilement j — il en est de même dans le cas d’exacerbations qui reviennent le len- 3o. demain à l’heure où , la veille , elles ont cessé. —
Les abcès qui ne jugent point les fièvres aux pre- 5i. mières crises , indiquent la longueur de la maladie. — Sept paroxysmes , au plus , complètent le 5^, cours de la tierce exquise. — » L’épistaxis ou le relâchement du ventre font cesser la dureté de l’ôuïe 60. survenue pendant une fièvre , — qui, à moins quelle ne se juge un jour impair, a coutume de récidi- 6x.
ver. — Les fièvres avec frisson quotidien se termi- 63.
nent chaque jour.
L’épilepsie déclarée avant la puberté , peut se y» sect. guérir j mais survenue à vingt-cinq ans , elle dure 7. jusqu’à la mort. — L’hématémèse apyrétique est vu» sect. salutaire j il en est autrement de celle qui se trouve 3^, avec fièvre. On doit la traiter par les réfrigérons et les astringens.
§ XV. Des sueurs.
Dans les fièvres , les sueurs sont bonnes si elles commencent les troisième , cinquième , septième * neuvième , onzième , quatorzième , dix-septième , vingt-unième , vingt-septième , trente-unième et iV®sect. trente- quatrième jours ; car elles sont critiques : 36,
autrement, elles annoncent une maladie fatigante, longue et sujette à récidive. — La fièvre étant aiguë , les sueurs froides présagent la mort , et une ‘
iV'seel. longue maladie^ vsi cette fièvre a peu de violence.’ Apii.ss. — Le siège du mal est par-tout où la sueur se mon- 39. jre ^ — 0t par-tout où le froid ou le chaud se font sentir. — Suer beaucoup en dormant sans cause connue, est un signe que le corps se nourrit trop. Mais, s’il en est ainsi, quoiqu’on ne mange pas> il y a indication d’évacuer. Une sueur abondante 4a. et continuelle présage un.e maladie violente , si elle est froide ; et une maladie moins vive , si elle est chaude. — Une sueur sans rémission de la fièvre,. 56. est mauvaise J car la maladie se prolonge et la surabondance d’humidité est manifeste.
Vssect. Avec la peau tendue, sèche et aride, on meurt 71. sans sueurs ; c’est le contraire , lorsque les tégu- Viiesect. mens sont lâches Cit mous. — Il n’est pas bon que 4. le frisson succède à la sueur. .Dans les jours critiques , les sueurs fortes et précipitées sont dangCT VIII* sect. reuses : il en est ainsi de celles qui, froides et abon- 4. dantes, coulent du front par gouttes et. comme les, eaux d’une source. De telles sueurs sont nécessairement l’efiét d’une violence , d’un travail extrême et d’une expression prolongée.
§ XVI. Des urines.
Si une urine abondante et ténue succède à, d’au- IV* sect. très épaisses , grumeuses et en petite quantité , dans
69. un état de fièvre, le malade est souîagé3 elles sont telles sur-tout quand , au début de la maladie gu peu après , elles ont déposé. — ;Les fiévreux qui les