‹ Hippocrate par lui-même, ou Commentaires sur les Aphorismes, d'après les écrits vrais et supposés d'HippocrateChapitre 52 sur 103 · APHORISMES d’hiPPOCRATE · texte numérisé non relu

APHORISMES d’hiPPOCRATE

Le vingt, sueur, apyrexie, et un peu de mieux après cette crise. Le vingt-sept , retour de la fièvre , expectoration abondante avec tous les signes de coction , et sédiment blanc, abondant dans les urines. Cessation de la soif, sommeil. Le trente- quatre, sueur générale j convales-^ cence (i).

g. Tabes maxime fit œtatihus , ah ccnno oc-« tavo decimo uscfue ad quintum tri^esimum. (§vni.)

lo. Quibus anginam efifugientibus ad pulmo^ nem convertitury in septem diebus moriuntur. Si verb hos ejfugerintj suppurati fiant. (§ vu.)

L’esquinancie , l'angine , sont l’inflammation phlegmoneuse , érysipélateuse ou catarrhale du pharynx ou de quelques - unes des parties qui le composent. Cette maladie peut cesser tout à coup , sans cause connue ni évacuation critique , et faire immédiatement place à la péripneumonie. Cet exemple de métastase se rencontre rarement , et la pratique en fournit peu d’exemples. * Morgagni cite un vieillard qui , depuis plusieurs années , avait une dartre à la cuisse droite. Après un mal de gorge qui dura deux jours, cet homme se plaignit d’une douleur de dos , accompagnée de toux sèche , d’une grande soif avec sentiment gravatif du contour inférieur du thorax, et possibilité de se coucher seulement sur le côté gauche. Quoique la fièvre fût légère , et qu’il n’y eût d’autres signes d’inflammation du thorax que ceux qui viennent d’ètre exposés , le malade mourut le neuvième jour de l’invasion de l’angine. Outre un épanche-

(i) Epidem. , lib. m, sect. ni, ægrot. vm.

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ment de sérosité purulente dans la cavité gauche du thorax , on trouva une fausse membrane qui enveloppait la plèvre enflammée, au-dessous de laquelle le tissu pulmonaire paraissait légèrement altéré (i). 'On lit dans les Mémoires de P académie de chirurgie (2) , que l’usage des astringens contre l’angine a fait cesser cette inflammation, qui s’est portée sur le poumon qu’elle p’a abandonné qu’en fixant de nouveau son siège sur le pharynx.

Malgré le sens précis de l’aphorisme, on ne doit pas le tenir pour absolu. Hippocrate dit que la mort est ordinaire ; et que , si l’angine ayant disparu , il se passe cinq jours depuis l’invasion de la péripneumonie, le malade devient phthisique , à moins qu’il ne soit sur le champ pris de toux suivie d’une expectoration qui amène la convalescence (3). Si faucibus et tumoribus sedatis, ad pulmonem morbus versus fuerit, confestim Jebris etîateris dolor insuper corripit^ et ubi hoc contingit, plerùmque moritur. Quàd ^ dies quinque effugerit, purulenius eva~ dit , nisi ipsum coiifestim tussis corripuerit; quœ si côrripuerit , exscreato et repurgato sputo convalescit. Hippocrate dit encore ailleurs que , de ceux dont l’angine tombe sur le poumon , les uns périssent en sept jours , les autres survivent avec une suppuration intérieure , s’ils n’expectorent des mucosités. Ces rapprochemens prouvent donc que la sentence du vieillard de Gos n’était point irrévocable pour lui-même (4).

(i) no 56.

(a) Bttit. t. xii:,p. \ obs. rr.

(3) JOe Morb.y lib. ii, p, i54, n» 27.

(4) Qftibus verè anginm ad pulmonem vertuntuty partim in septem diebits pereunt, parttm evadentes supparati fiunt, si non eductio pituitosa suFSùm ipsis fiat. Goacat. Praenot. , p. 4aS.

APHORISMES d’hIPPOCRATE ,

ï\^ A tàbe vexatis si sputum y quod extus~ siunt, prunis superfusum graviter oleaty etca~ pili de capite deJLuanty lethale.

12. Quibus tabe laborantibus capilli de capite dejluunt y hiy alvi Jluxu superveniente y moriuntur. ( § viii.)‘'‘ ■ . ‘ * ■

La calvitie ou la chute des cheveux chez les phthisiques , annoncé le dérïiier degré d’épuisement. Le mafasltte et la colliquation amènent nécessairement la diarrhée, avant-coureur d’une mort prochaine. Quoiqu’on trouve quelque part qile les phthisiques dont la tête se dégarnit de cheveux, meurent d’un Üux de ventre (i), il est bon de savoir que ces deux dérniers aphorismes sont extraits du deuxième livre cfes maladies (2).

i5. Qui sanguinem spumosum eæSpuunt y his ex pulmone talis rejectio fit. (§ vin.)

Quand on ne confond rien avec le sang qui suinte des gencives , des arrières- narines, du pharynx et de l’estorriac, également rejeté avec les crachats, on a la certitude que le Vrai caractère dé Vhémdptysiè est déterminé par l’aspect d’un sang artériel , rutilant et mousseux, s, . . : . . ....

(1) Quibus tabidis capilli ex capite defiuunt , ^ profluvio alvi mo'

riuntur. Ibid., p. 480. '

(2) Tabido si jam pili de capite defluant, et nudum sit caput , velwt ex morbo ; et si prunis inspuenti saliva graveolens sit, intrà breve tempus ipsum moriturui^ esse pronuncia ; id verà quod Qccidet, alvi profluvium fore. Ubi étiim jam pus circà cor putruerit, nidorosum odorem prunis injectum de se prcebet, et cerebrum concalescens salsuginosum humorem effundit, qui alvum movet. Hujus autem sig~> num est, quod capilli ex capite defluunt. De Morb., lib. ii, sect. ii»'. p. 159, 11046.

SECTION V, *APH. II, 12, l3. 207

expectoré au moyen de quelques elforts de toux plus ou moins violens. Cette écume est le produit de l’^ir interposé qui divise le sang pendant les mouvemens d’inspiration et d’expiration. I^ne suffit pas de la présence des crachats écumeux pour que l’on soit certain que l'hémorrhagie vienne du poumon, u importe encore de savoir si cet organe le laisse couler par une altération propre et primitive , ou par suite d-élte^ésion, d’une partie voisine. A cêi égard, toute 1ncertit«de cesse pour celui qui est profondément imbu des écdsts d’Hippocrate.

Si , en même terres que l’on crache un sang écumeux, il ne se fait pas senti, r de Couleur au-dessous du dia,phragme, tout vient ^ poumon, primitivement et idiopaihiquement affecté : l’hémoptysie est d’autant plus considérable et Ip dang^er ppês pressant > qu’un, gros vaisseau rompu laisse couler' te fluide plgs abondamment. Qui spumosum sanguinem vomunt, dolore infrà septum transversum non existente^ de pulmonihus vomunt,. et quibus quidem magna venu, in eo rumpitur, multùm vomunietin periculo yersanturQ). Le poumon est au contraire malade sympathiquement et d’une manière consécutive , quand; l’hémoptysie est accompagnée d’une douleur précordiale droite. Le. foie est le premier siège du mal; la mort a lieu, non parce que le sang expectoré vient de cet organe mais parce que, sa circulation étant empêchée, il s’en est, suivi un engouement funeste du poumon qui , par sa texture etl’importance de ses fonctions, ne pouyait se prêter à un dégorgement salutaire. Telle est le sens de cette coaque ; Qui s anguinem spumosum spuunt , prœcordium dextrum dolentes , de hepate spuunt et moriuntur

(i) Coacar. Prœnot., sect. ii , p. 43o. , (fi) Coacar. Prænot. , sect. ii, p. 43o.,

298 APHORISMES d’hIPPOCRATE ,

Cette explication est fondée sur l’autopsiè cadavérique , et sur une observation de Prosp. Martian. Un moine de l’ordre des Prédicateurs , jeune et d’une bonne constitution, cracha beaucoup de'sang écümeux dans toute sa substance , dé sorté que le caillot concret parut cavefneux comme une éponge. Le malade se plaignait en même temps d’une dblileur de^l’hypochondre droit. Durant le traitement, cette hémdrrhagie sé renouvela avec toux violente et expulsion de crachats pituiteux abondans , qui suffoquaient, quoique le flux fût arrêté.Tourmenté d’une faim dévorante, ce malade mourut dans l’espace de vingt -cinq jours, ayant mangé beaucoup d’alimens grossiers quatre heures auparavant. L’estomac et les intestins n’ont rien offert de particulier : le foie , assez gros, paraissait sain d’ailleurs. Le poumon était d’un volume tel , que ses vaisseaux furent vus non seulement gorgés, mais que le tissu parenchyinateux fut trouvé tellement infiltré , qu’il formait un globe d’une dureté squirreuse. Il est vraisemblable qu’ici l’altération première du foie avait entraîné celle secondaire du poumon.

14. tabe detentày alvi projluvium superçe-* iiiens i lethale. (§vni.)

Lorsque la phthisie est parvenue à un degi'é trèsavancé , avec émaciation extrême du corps , la diarrhée qui survient annonce le terme de la vie. C’est pourquoi, dans ces états de colliquation , il faut bien se donner de garde d’user des purgatifs. Si des circonstances particulières forcent de les employer, il ne faut choisir que des médicamens dont les effets soient doux et modérés.

15. Qui ex pleuritide suppurati Jiunt , si intrà quadraginta dies , ex quo ruptio Jiierit facta 3

SECTION V, APH. l/j-, l5. 209

repurgentur supernè y liberantur : si verb miniis, ad tahern transeunt. (§ viii. )

La pleurésie est l’inflammation de la plèvre costale. Si elle se termine par suppuration , le pus peut être contenu dans le tissu cellulaire qui unit cette membrane aux côtes et aux muscles intermédiaires. S’il trouve une issue au-dehors, sur les côtés du thorax, la guérison est assurée. Mais s’il y a dès adhérences coutractées avec le poumon, le foyer qu’on appelle Se forme dans ce point d’adhésion. S’il s’ouvre dans le thorax, le pus remplit cette cavité et un empyème existe. Ge liquide peut encore se faire jour à travers le tissu pulmonaire et s’évacueir par lavoie dès bronches. Quel que soit, dans ce cas , le mode de sortie du pus , il est difficile que l’on parvienne à conserver les malades.

On conçoit que les bronches et la trachée-artère se prêtent commodément à débarrasser la poitrine dit pus qu’elle contient : mais , selon l’esprit de l’aphorisme , il faut que l’expectoration soit achevée dans l’espace de quarante jours, à dater de l’instant de la rupture de la vomique. Loi’squ’il en est autrement, les malades continuent à cracher du pus ; il y a ulcère du poumon, et une phthisie mortelle ést inévitable. On cite néanmoins l’exemple d’un pleurétique qui a expectoré du pus bien au-delà de quarante jours , et qui a dû son rétablissement à l'usage du lait de chèvre et de la conserve de rose continuée pendant plusieurs semaines (i). L’expérience semble m’autoriser à croire qu’il ne s’agissait pas d’une véritable suppuration du poumon, mais plutôt d’une tendance à la phthisie muqueuse ou catarrhale que j’ai vu céder à l’usage des mêmes moyens , et plus parti-

(i) Ephemer. natur. curios, decur, a, ann. 3.

APHORISMES D HIPPOCRATE

3oo ,

culièrement à l’emploi des balsamiques et des toniques.'

Quand le pus est épanché dans la cavité du thorax, lorsqu’il y a empyème , comment concevoir la possibilité du passage du liquide à travers les bronches ? On ne le peut à l’aide de la physiologie, k moins que l’ulcération du poumon n’établisse les communications que l’on recherche. En se contentant d’exposer les faits sans les raisonner, il suffit de rapporter textuellement ce que de Gorter dit à ce sujet : Vidi ego etiam in quodam viro, cujus pectus ità plénum erat pure posû pleuritidem , ut rneditaretur paracentesin , quod omne istud pus fuerit euacuatum per sputum et urinam, et honio perfectè curatus (i).

Lorsqu’Hippocrate a dit que les pleurétiques suppurés guérissent si , à dater de la rupture d’une vomique, l’expectoration est complète dans l’espace de quarante jours, le vieillard s’appuyait sans doute de ce fait qu’il avait recueilli : «Vers le coucher des pleïades , Méton fut pris de fièvre , et souffrit sur tout le côté gauche, jusqu’à la clavicule, d’une douleur si violente, qu’elle ne lui laissait aucun repos ; il y avait des selles fréquentes et bilieuses. La douleur ne dura que trois jours 5 mais la chaleur se prolongea jusqu’au septième ou neuvième. La toux existait et se terminait par une expectoration pituiteuse peu abondante ; le malade avait de l’appétit, et paraissait quelquefois assez bien. De temps à autres , des chaleurs passagères le fatiguaient , et il avait des sueurs nocturnes. Quand il avait chaud, on remarquait sa respiration gênée et la rougeur de ses pomettes. La pesanteur du côté se continuait jusqu’à l’aisselle et à l’épaule; la toux persistait. On prescrivit un émétique qui provoqua des vomissemens bilieux; et le troisième jour do

(i) Medic. hippocr.f t. 11, p. 540, { 3.

SECTION V, APH. l6. '3oi

ce médicament, quarantième depuis l’invasion de la maladie , du pus fut expectoré. Cette évacuation dura trente-cinq jours et plus ; Méton recouvra la santé (i). »

II est probable que les crachats n’étaient pas purulens , car il y aurait eu ulcération pulmonaire ou phthisie mortelle. Il s’agit d’une pleurésie qui a été tardive à se juger, d’une expectoration critique muqueuse ou puriforme, dont la durée a été d’autant plus longue, que le poumon a été plus fatigué par la lenteur des progrès de l’inflammation.

i6. Calidurriy eo fréquenter utentihus y has offert noæas : Garnis effœminationemy nervorum impotentiam y mentis torporem y sanguinis eruptiones y animi deliquia : hœc y quihus mors. (S XX.)

Lorsque l’on proposa aux goutteux de boire quarantehuit verres d’eau, pour se délivrer de leur mal, il y eut un imprimeur de Paris qui se décida à faire usage de ce moyen. Cet homme méritait d’autant plus de guérir, que, depuis nombre d’années, il avait une prédilection exclusive pour le vin. Il doubla la dose des verres d’eau; il manqua périr d’une hémoptysie foudroyante , et resta goutteux. Ce n’est pas seulement à l’intérieur que l’abus du chaud est nuisible , mais encore à l’extérieur. Le séjour habituel dans des appartemens échauffes, les bains d’une température trop élevée, les fumigations trop répétées , les topiques brûlans produisent les mêmes effets généraux et particuliers , chez les personnes bien portantes et chez les malades sur -tout atteints d’affections graves, putrides ou malignes, varioleuses, morbilleuses.

(i) Epidem.f lib. vu , sect. ii , p. 362.

3o3 aphorismes d’hippocrate ,

Tout porte à faire présumer que, dans cet aphorisme, Hippocrate prévient contre l’abus des bains chauds, dont il dépeint ailleurs les tristes eff’ets: Calida Çaqua) guident wnpUus eâ utentibus, has îœsiones inducit , carnium ejfœ~ rninationem , nervorum dehilitatem , mentis siuporem , sanguinis eruptiones, animi deliguia hœc ad mortem. (Lib. de Humid. usu.)

l'y. Frigidum autem y convulsiones y tétanos (i. é. rigores ) , nigrores y et rigores fébriles. (§xx.)

Hippocrate ajoute , Ub. de liguidor. usu, dont ces deux derniers aphorismes sont extraits : Mediocritas giiidem extrà noxam est. Dans le traitement des maladies , la méthode réfrigérante a aussi ses dangers ; et beaucoup de personnes bien portantes se sont vues cruellement punies d’avoir bu à Ij glace , de s’être lavé le corps en tout ou en partie avec de éponges imbibées d’eau froide, lorsqu’elles avaient très -chaud, ou le corps baigné de sueur. Combien n’a-t-on pas d’exemples de gangrènes» qui , dans les pays septentrionaux , sur les montagnes couvertes de neige, ont détruit les oreilles, le nez , les orteils ou les pieds des voyageurs , d’une foule de malheureux soldats?

i8. Frigifli^m inimicum ossihusy dentibm f nervis y cerebroy spinali mediMce : calidum vero utile. (§xx.)

C’est sans doute cette sentence qui porta les anciens chirurgiens à garantir soigneusement les plaies du contact de l’air, en faisant toujours porter à côté d’eux du feu, lorsqu’ils pansaient leurs malades. Peut-être est-ce

SECtiON V, APH. 17, 18, ig, 20. 3o3

pour la même raison qu’ils prétendaient qu'une chaleur douce est plus favorable au traitement des fractures qu’un froid excessif ou une température très - élevée. Aussi admettaient-ils que le printemps et l’automne sont les meilleures saisons. Quand toutes les autres circonstances sont favorables, la guérison d’une fracture s’opère dans le temps ordinaire, quelle que soit l’époque de l’année. Il est vraisemblable que l’aphorisme n’exprime qu’un avis contre l’application des réfrigérans sur certaines parties malades , telles que les os , les dents , les nerfs , etc. , dont les propriétés vitales ne passent pas pour fort énergiques.

19. Quœ perfrigerata sunt y excalefacere oportety prœterquàm quœ sanguinem profun^ dunty aut sunt profusura. (§ xx. )

On réchauflFe un membre saisi du froid, non en l’exposant au feu ou en le plongeant dans l’eau chaude, mais en le frictionnant d’abord avec la neige , en le fomentant avec l’eau froide , afin de parvenir insensiblement à un degré salutaire de chaleur.

20. Ulceribus frigidum quidem mordax y eutem ohduraty dolorem non suppurantem facity nigroresy rigores fébriles y convulsiones , et tétanos (i. e. rigores). (§xx. )

La première partie de cet aphorisme s’applique en entier aux ulcères , à la peau qui les environne , à la douleur dont ils sont le siège, et à la suppuration qu’iU doivent fournir. Le second membre, répétition de l’aphorisme 17, concerne à la fois les ulcères et les autres

5o4 aphorismes d’hippocrate ,

parties clu corps qui peuvent être exposées à l’impression

d’un froid trop rigoureux.

21. Est veroy uhi in teiano (i. e. rigore) sine . ulcéré^ juçeni hene carnoso , œstate niediâ , frigidœ multce affusio , caloris revocationem facit; calor autem hœc solvit. (§xx.)

Le tétanos sans plaie ni ulcère, est celui qui naît spontanément. On ne l’observe point dans nos climats, même au fort de l’été. Hippocrate a exercé la médecine dans un pays très-chaud, où celte espèce de tétanos peut être commune. La chaleur excessive, un fort terapéraftient peuvent avoir une grande influence sur le désordre inopiné des fonctions vitales et animales , et causer les maladies convulsives. Le froid appliqué sur toute l’habitude du corps, provoque une réaction salutaire, et fait tout rentrer dans l’ordre. Depuis long-temps on connaît les avantages des bains froids pour les jeunes gens attaqués des fièvres malignes.

Quand Hippocrate a dit, aphorisme l'j de cette section, que le froid cause le tétanos, il a entendu parler d’un froid excessif auquel les hommes les plus forts ont peine à résister. Pour guérir, il devait conseiller les moyens propres à rappeler la chaleur. Mais si celle-ci cause ce tétanos; si, pour parler l’ancien langage, cette maladie convulsive est l’efiet d’une prodigieuse effervescence du sang, les affusions froides trouvent leur place et promettent de grands avantages, qui ne mettent point Hippocrate en contradiction avec lui-même.

C’est sans doute pour avoir apprécié ces causes opposées de tétanos avec des circonstances différentes sans ulcères ni plaies , que, fidèle au précepte, contraria contrariis curantur, lepère de la médecine a recommandé

SECTION IV, APH. 21 , 22» 3o5

lé chaud et le, froid dans le traitement du tétanos. Relativement à l’opisthotonos il dit : Aquamfngidam plurimam superjundito , et posteà vestimenta tenuia, pura ao ealida superintegito . Ignem autem tune non adhibeto. Hoc consiliutn et ad tétanos et ad opistotonos adhibere oportet{i). Nous savons du doetteur Wicht , que le bain froid est d’un usage presque général dans les Indes occidentales , où le tétanos est très-commun (2). C'est probablement cet état nerveux produit par la cause que l’aphorisme laisse entrevoir.

22. Calidum suppuratorium y non in otnni ulcéré y maaçimum signum ad securitatem : cutem. emollit y atténuât; dolores sedat ; rigores , convulsionesy tétanos e. rigores), mitigat : capitis vero gravitatem solvit : plurimùm autem confert ossium fracturis : maæimè çerb denudatis : eac his quidem, maxime y qui in capite ulcéra hahent : et quœ à frigore moriuntury aut ulcerantur : et herpetibus exedentihus sediy pudendo y utero y cesicœ. His calidum quidem amicum et decre^ torium : frigidum verb inimicum et occidenSo

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