Çuibus autem bibendi appetentiœ nqçtu
(1) Observât, médicinal. , lib# v, p, 663.
SECTION V, APH. 26, 27, 28, 29, 3o. 3ll iis vcLlde sitientibus , si ohdormierint y bonum.
(§ XXI
IJippocrate dit ailleurs que le sommeil calme une soit légère survenue pendant ‘l’inaomniej et que la veille apaise quelquefois celle qui est l’effet du |^mmeil (i).
28. Suffitus (fromatum muliebria ducit. Sœpiùs autem ad alia utilis esset y nisi capitis gravitales induceref. (§ xi.)
La fumigation consiste à exposer une partie à la vapeur de l’eau chaude ou d’une infusion aromatique , ou à diriger sur üne partie la fumée que donnent des substances’ odorantes jetées sur des charbons ardens.
29. Prœgnantes purgandœ ^ si turgeat materia y quadrimestres y et usque ad septimum mensem : hce verb miniis. Juniores autem y et seniores fœtus y caute vitare oportet. (§ xix.)
aphorisme i , quatrième section.
30. Mulierem in utero gerentem ab acuto aliquo morbo çorripiy lethale. (§ xi.)
Une preuve nouvelle qué le mot lethale ne doit donner l’idée que d’un danger très-grand , c’est qu’Hippocrale a laissé d’excellens détails sur une constitution épidémique, sans parler de la mort d’aucune des femmes grosses qui en furent atteintes (2) ; c’est qu’il rapporte
(1) Inter vigilandum siti levi, somnus^ medela est. Siti i’erà eæ somno, vîgUia in quibusdam. Epidem, > lib . vi , sect. ly.
(2) JEpidem, , lib, i , sect. ii.
5i2 aphorismes d’hippocrate ,
l’observation d'une qui , enceinte de trois mois , fut prise d’une fièvre violente. Le quatorzième jour, cette malade vomit beaucoup de bile et sua abondamment. Il n’est pas question de fausse-couche durant cette atfection ainsi jugée (i). Van-Swiéten a fait saigner au cinquième mois de sa gréssesse , une femme pleurétique. Le second jour, des çraçhats abondans furent |pcompagnés de soulagement, et le quatrième, la guérison fut décidée (2). Cohcluons qu’une femme enceinte , forte et bien constituée, qui supporte facilement une maladie aiguë dont le cours n’a été alarmant par aucun symptôme mortel, ne doit pas succomber; que, chez elle, une affection vive est toujours plus grave , parce qu’on ne peut ni provoquer de grandes évacuations ni prescrire des remèdes trop actifs.
3i. Mulierin utero gerens, sectâ çend, abortit : et tnagis si major fuerit fœtus. ( § xi.)
L’avortement aurait probablement lieu , si on saignait jusqu’à défaillance , ou si , comme du temps d’Hippocrate , on tirait, avèc la lancette, jusqu'à plusieurs livres de sang. Celse déjà rassurait ses contemporains sur ce point de pratique^ en écrivant dcinsi 1 Persuaserant sibi mulierepi gravidam, quœ ità curata essét (sanguînis detractione ) , abortum esse facturant. Posteà verà usus ostendit nihil ex his esse perpetuum j aliasque potiores obseruationes adhibendas çsse , ad quas dirigi curantis consilium debeat. Interest enîm , non quæ œtas sit , neque quid in corpore iniüs geratur, sed quce vires sint(3). Après nous avoir appris qu’il a été assez heureux pour sauver
(t) lib. I , sect. Ht , ægrot. iii. ^
(2) In Boerh. Aph, ,X. iii,p. 3o. ,
(3) De Medicin. , lib. ii , cap. ii , sect. i , p. 74.
SECTION V, APH. 3l, 32. 3l3
la mëre et l’enfant, à l’aide de la saignée dans. des maladies aussi graves qué la fièvre ardente et la pleurésie , Houllier ajoute iSunt etiam mulieres quœ, quia sanguine tedundent , sæpè copia sanguinis Jhetum suffocant-, oh id îllis cogimus sæpè quarto aut quinto mense vendm secare ne abortiant. Les fastes de la médecine instruisent que i dans plus d’une, circonstance, on peut saigner sans inconvénient au huitième et au neuvième mois. Qu’il me soit permis de citer l’observation d’une femme trèssanguine et encore jeune , que j’ai dirigée durant sa huitième grossesse. Jusque-là , elle était toujours accouchée avant terme et à des époques différentes , en perdant, chaque fois , beaucoup de sang. Je lui ai fait pratiquer dix saignées ^ la dernière quinze jours avant son accouchement , qui fut très-heureux.
32. Mulieri sanguinem evomenti , menstriiis erumpentibus solutio fit.\ (§ xi.)
Il s’agit d’une hémoptysie symptomatique de la suppression du flux meiïslruel ou de la première apparition des règles. C’est un exemple de métaptose de maladie. Les règles qui ne 'coulent point par les voies ordinaires , déterminent quelquefois une congestion au cerveau, sur les yeux; le plus souvent la fluxion se décide sur le poumon ou sur la membrane pituitaire.
Madame de V***, âgée de trente-un ans , avait toujours été bien réglée, lorsqu en i8o3 elle éprouva un dérangement par suite d’une violente affection de l’ame. Chaque mois il y eut un crachement de sang de sept à huk jours, époque de la durée ordinaire de la menstruation j il était abondant d’abord ét diminuait insensiblement. Je prescrivis un traitement heureux 5 tout rentra dans l’ordre, et l’hémoptysie cessa.
5 T 4 APHORISMES d’hiPPOCRATE ,
Une jeune fille de quatorze ans, très-fortement constituée, saigna beaucoup du nez pendant quelques jours. Cette hémorrhagie se répéta de mois en mois et aux mêmes époques. La figure se gonflait , se colorait profondément , et une céphalîJgie très-intense tourmentait en même temps. Dès que je vis ces signes annoncer un nouvel écoulement de sang par le nez , je fis deux fois ouvrir la saphène ; la malade prit des bains de pied trèschauds, s’exposa à la yapeur de l’eau plus que tiède, et les règles coulèrent. L’épistaxis n’a plus reparu.
33. MuUerïy menstruis deficientihus y h nari~ bus sanguinem JLuere y bonum. (§xi.)
34. Mulieri in utero gerenti si alvus multùm jLuxerit y periculum ne abortiat. (§ xi.)
Beaucoup de femmes vomissent pendant long - temps et jusqu’à une époque fort avancée de leur grossesse ; elles se nourrissent très-peu et n’avortent pas. Il en est autrement lorsqu’elles, sont •toufmentées par la diarrhée ; sans doute , parce que les efforts continuels pour aller à la selle, les ténesmes, impriment des secousses à l’utérus , dont ils provoquent le relâchement et une sorte d’atonie. ,
Des filles ou des femmes intéressées à cacher une grossesse, se sont fait saigner copieusement et sans succès le second, et le troisième mois ; d’autres ont eu recours ^ de violens purgatifs. Celles-ci n’ont pas été plus heareuses que les premières dans l’accomplissement de leurs desseins criminels. Néanmoins la diarrhée est une circonstance fâcheuse pour les femmes faibles et délicates ; elle inspire des craintes fondées, mais l’acci-, dent redouté n’arrive pas toujours, comme Hippocrate
SECTION V, APBf. 55, 51^, 55, 36. 5i5
ne manque pas de le faire observer. Nam èt quœ uteruni gestant, etiam ipsœ eyqdunt superstites inagf's ad partum, et ex partu , et~ fœtus conservant, sanguine et ramentis egestis , etiam per multos menses (i).
55. MuUeri ah uterinâ passione veoccttçs , aut difficulter parturienti , sternutatio süperveniên&y bonum. ( § xi.‘)
Ïj hystérie , hysteria, passio uterinaj affectif) , suffocatio, strangulatio uteri-, raa|adie nerveuse dont on fixe le siège sur la matrice. Elle est très-rare dans l’état de grossesse ; plus commune chez les veuves , . et. chez les femmes qui abusent des plaisirs de Vénus> t^ue oppression, un. serrement de poitrine , le sentiment d’une boule qu^j^du bas-ventre , remonte au cou,. où elle serre et étrangle, des syncopes , des convulsions, tétaniques s’observent durant les accès, dont la fin esfannoncée par des bâillemens, des éructations flatulentes , ou par l’écoulement des, larmes. Si l’ét.eru'uement peut êtp tin signe favorable (Ju terraq d’un accès hystérique, on ne conçoit guère ses avantages lors d’un accouchement difficile, sur-tout si l’enfant est mal placé dans le sein, de sa mère.
56. Mulieri menses décolorés^ neque secundiim eadem ( tempus et mbdüm ) semper prôdeuntes , purgatione opus essé significcint. ( § xi. )
Une furgescenpe humorale ne dure pas , et n’est susceptible que de dérangemens passagers du flux pério-» dique. S’il n’existe pas d’affection organique, mais bien un état catarrhal habituel def’utérus , on un. é.puisement
(t) Prcediction, , lib. u , sec. îi, 4*®*
3i6 aphorismes d’hippocrate ,
des forces radicales , il faut se garder de recourir aux purgatifs, auxquels on doit préférer les amers, les toniques , les ferrugineux , etc.
37. Mulieriin utero gerenti^ si mammœ ex improvisa graciles fiant 3 abortit. (^xi.)
Quibus in ventre hàbentibus circà septimum aut octa~ vutn mensem mammarum, et ventris plenitudo collabitur, et ubera gracilescunt, et lac non apparet, his dicendum est, puerum aut mortuum esse, aut vivere et debilem esse (i).
Mulieri gravidœ si subitb mammœ emarcuerunt, abortûs periculum est.
La fausse-couche n’est donc pas une suite nécessaire des circonstances précisées par l’aphorisme. Madaitie la comtesse D*** vit ses seins s’affaisser tout à coup deux mois avant d’accoucher, et ne pas revenir à leurs premières proportions. La grossesse ne se soutint pas moins jusqu’au terme ordinaire. Après être accouchée d’une fille bien portante , aujourd’hui forte et âgée de dix-huit ans , cette dame n’avait pas encore , le onzième jour, les seins gonflés de lait, qui causa par la suite de grands ravages (2).
38. Mulieri in utero gerenti^ si altéra mamma gracilis fiat gemellos gestantiy alterutrum abor^ tit; et si quidem dextra gracilis fiat y marem: si verb sinistra yfœminam. (§ xi.)