‹ Hippocrate par lui-même, ou Commentaires sur les Aphorismes, d'après les écrits vrais et supposés d'HippocrateChapitre 55 sur 103 · Si mulier quos nec prœgnans esty nec · texte numérisé non relu

Si mulier quos nec prœgnans esty nec

(1) Hipp. , de Morb. mulier. , lib. i , sect. u , p. 244, n» 44>*

(2) Gels. , Ub. U , cap. 1 j seet. vu*

SECTION V, APH. Zq à 43* 3i7

yeperit, lac haheat ^ ei menstrua defecerunt. (§xi.)

Madame D***, à laquelle je donne des soins’depuîs près de vingt ans , est replète et mère de deux enfans actuellement âgés de dix-huit à vingt ans. Pendant plus de douze années après sa seconde couche , cette dame a eu les seins extrêmement gorgés de lait , et les règles coulaient, comme on l’observe quelquefois chez les nourrices. Je ne connais pas d’exemplé d’une telle disposition chez les filles qui n’ont jamais eu de flux périodique , ou qui ont éprouvé des suppressions.

4o- Mulieribus quibus in mamrhas sanguis conyertitury insaniam signifient. (§ xi.)

Il paraît que cette disposition est applicable aux deux sexes. Qui insaniâ corripietur, ei hoc signum pt'cesagit ^ sanguis colligitur ipsi ad mammas (i).

41. Mulierem si velis cognoscere^ an prœ-i gnans sit , ubi dormitiira est (incœnatæ) aquam mulsam bihendam data : et si quidem tormen habeat circà ventrem y prœgnans est : si veràminus y prœgnans non est. (§ xi. )

42. Mulier prœgnans y si quidem marem gestaty hene colorata est: si ver o fœminam y malè ccrlorata est. (§ xi.)'

43. Si mulieri prœgnanti erjsipelas in uterb fiat, le thaïe. (§ xr.)

(1) Ejpidem. , lib. 11 , sect. vi. Aà calcem.

APHORISMES D HIPPOCRATE

44* Quce prœter naturam tenues existentes in utero permit, ahortiunt, priùsquàm crassescant. (§ XI.)

C’est comme si l’on disait : Les femmes grosses fr‘ësgrêles et qui avortent durant leur grossesse , doivent devenir replètes avant de concevoir, si elles veulent se garantir ou se préserver d’une fausse-couchè.

45. Çuce vero médiocrité r corpus habentes abortiunt bimestres aut trimestres sine causâ .manifesta y his ûteri acetabula muco pleiia sunt et non passant continere fœtum prœ gravitate , sed abrumpuntur. (§ xi.)

46. Quœ prœter naturam crassœ existentes rion concipiunt in utero ^ his omentum os uteri comprimit ; et y priùsquàm attenuentury prcegnantes non fiant. (§ xi.)

Les femmes chez lesquelles le repos , la bonne chère , etc. , ont développé un embonpoint contraire à leur constitution primitive, ne conçoivent pas. Il faut qu’à l’aide d’un régime moins succulent , de l’exercice et du travail, elles réduisent le volume de leur Corps, si elles veulent devenir mères. Les femmes naturellement très - grasses sont donc susceptibles de grossesse; c’est donc le contraire pour les femmes devenues telles par accident. MuUer, quœ prœter naturam crassa et pinguis evasit , et pituitâ repleta , eo tempore non concipit. Quœ verb suâ naiura talis est, horum gratiâ concipiet, nisi aliud quid impediat (x). Mais comment l’épiploon peut-il

(j) de Su-perfcotatione.

SECTION V, APH. 44» 4^» 46» 47* comprimer rorifice utérin? Les viscères , trop chargés de graisse , peuvent presser les ovaires , gêner leur communication avec le pavillon* de la trompe de falloppe , obstruer Voi^i-ducfus ; ou bien toutes ces dispositions dépendent de ce que le tissu laminé est trop fourni derrière le péritoine dont ces organes sont enveloppés.

47. Si utérus coaccé incumbens suppuratus Jïie^ rit, necesse est médicamenta in linteo càrpto applicari. (§ xi.)

Convenons , avec de Haën , qu’il faut un Œdipe pour bien rendre le sens de cette version d’Almeloveen 5 car, telle qu’elle est présentée , elle ne fait naître aucune idée dans l’esprit du médecin ou du chirurgien. Ne doit-on pas accorder plus de confiance à la manière dont l’aphorisme est rendu par P. Martian? 'ASï utérus suppuratus ad coxam, vel inguen accubuerit, necesse est capxi idcera interna ( Jieri. On a quelques exemples de hernies

inguinales formées par l’utérus , de quelques déplacemens de cet organe dans l’intérieur du bassin , où on le sent plus ou moin« incliné vers l’os ischion droit où gayche , sans que le toucher fasse distinguer ni que l’oeil reconnaisse une ulcération dans aucun cas. Ce viscère est quelquefois le siège d’un engorgement squirrheux qui s’étend de l’un ou de l’autre côté de l’ischion, et qui dégénère souvent en un ulcère creux , dont on parcourt toute l’étendue avec le doig^ quelquefois aussi , cet ulcère est fongueux et très-saignant. Son existence ne dépend point de ce que l’organe s’est porté vers l’ischion sur lequel il appuie , mais elle est une suite des progrès extrêmes de l’induration cancéreuse, sur laquelle Hippocrate donne de grands détails, lib. dé Nàtur. mul.

APHORISMES D HIPPOCRATE

48. Fœtus, mares quidernin deætris, fœminm verb in sinistris magis.- (§ xi.)

49. Ut secundc^ excidant , sternutatorio indito , nares et os apprehendere oportet (i). (§xi.)

50. Mulieri menstrua si velis cohihere, cucur^ bitam quàm maximum ad mammas appone.

(§xi.)

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