‹ Hippocrate par lui-même, ou Commentaires sur les Aphorismes, d'après les écrits vrais et supposés d'HippocrateChapitre 7 sur 103 · PRELIMINAIRE. XVII · texte numérisé non relu

PRELIMINAIRE. XVII

iement i'ûîtié dans la pratique de l’art* Qu’il s’approche seul du lit d’un malade : il ne voit qu’un être souffrant dont il .ire peut connaître l’état , encore ippin^ en expliquer les phénomènes. C’est alors qu’il est de nécessité absolue pour lui que quelqu’un dirige ses premiers pas et lui apprenne à faire une application utile et raisonnée des connaissances qu’il possède. Le professeur et fétu de ,des meilleurs commentaires éclairent sa marche et décident ses premiers succès. Que qelui qui se destine pratiqvie, h’oublie j.arnais q'^’il f^ut s’attacher constamment à bien voir les maladies , à les suivre àyec autant de réflexion que de zèle et d’assiduité , enfin à juger par soi-mêrne^ et qu’il demeure intimement convaincu que, sans cies conditions , il «c se forihe pas un véritable médecin» pès-lors, le code de k pratique a besoin d’être développé 5 chaque aphorisme exige qu’il soit présenté sous tous les rapports particuliers aux circonstances pathologiques et thérapeutiques qui en sont le sujet. Les étudîans appelés par leur ancienneté dans les (écoles à s’exercer sous Jes jeux du professeur , retireront donb ' -quelque fruit d’excellens commentaires. C^ux-ci sont donc', en outre, d’un grand soutien pour les jeunes docteurs , abandonnés à leurs propres moyens , et forcés , par la nature des lieux où ils exercent leur profession j à ne prendre conseil que d’eux-mêmes , en perfectionnant leur jugement à mesure qu’ils parviennent à la maturité de l’âge.

Ne nous le dissiinulons, pas ; ce n’est qu’à upe époque déjà avancée des études que l’on apprécie les sentences .• ^’y 9 qu’une expérience acquise qui

peripette d’en pénétrer la profondeur. Ces assertions étant jvraies , la trop grondé jeunesse de ceux auxqueis on contre le doctorat est un obstacle à ce qu’ils aient une parfaite connaissance de la doctrine du père de la

DISCOURS

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médecine , dont aucun n’a fait une étude spéciale, (Quoique tous en sentent le prix. Dans la carrière pratique qu’ils sont appelés à parcourir, s’ils ne sont imbus des premiers dogmes du vieillard , leurs pas sont chancelans et leurs succès fort incertains. Pi'ivés des leçons orales, ils ont besoin de celles que rexpérience a dictées j et , sous çé rapport , des commentaires sont des aides importans pour l’interprétation des faits de plus, tout candidat appelé à soutenir ses examens dont le résultat lui assure des titres à la confiance publique , est tenu de produire à son choix quelques .aphorismes , de les traduire et d’en développer le sens. Cette épreuve , à laquelle il ne peut se souslrairé , fait présumer qu’il a dû se livrer à une étude particulière dont il est forcé de rendre compte. Il est donc avantageux pour lui de rencontrer des facilités qui hâtent ses progirès dans ce genre de méditation, afin qu’il satisfasse aüx conditions que les lois et les règlemens lui imposent.

Maintenant on sait qu’en ce qui concerne le sens littéral , presque tous les aphorismes sont faciles à comprendre , et qu’il n’en a jamais été de même pour ce qui est relatif à leur application , sous le double rapport de l’étude clinique des maladies et de leur traitement. C’est en faveur de cette seconde époque des études médicales , que l’on a généralement reconnu , et que l’on ne conteste pas la nécessité de développer les sentences nombreuses que nous tenons d’Hippocrate, d’en étendre le sens, et de combattre les interprétations inexactes, sinon erronées, qu’on lit quelquefois dans les commentaires lés plus estimés. Comme on a pu s’en assurer, les avantagés né se bornent pas aux seuls élèves , ils deviennent communs aux jeunes docteurs dont l’établissement est fixé. Ces travaux ne sont pas toujours dédaignés par les médecins qui pratiquent depuis long-temps

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