‹ Hippocrate par lui-même, ou Commentaires sur les Aphorismes, d'après les écrits vrais et supposés d'HippocrateChapitre 94 sur 103 · Ex morbo diuturno alvi dejluxus, malum. (§ xvn · texte numérisé non relu

Ex morbo diuturno alvi dejluxus, malum. (§ xvn

Tous les jours cette sentence se trouve confirmée par cel flux de ventre qui paraissent au dernier degré de toutes les espèces de phthisies , de lésions organiques , des grandes plaies suivies d’un amaigrissément effroyable.

(1) T^e Prœsagiend. vitâ et morte, lib. ti, cap. xxiii, p. laS 0* 4a5.

(a) Znterpres clinicus , zoo , édit. Halleri. Lipsiae , 1753.

SECTION Vin, APH. 4) 5, 6, 7, 8. X|.5l

6. médicamenta non sanant , ea fer- Tum sartfit. Quœ ferrum non sanat y ea ignis sanat. Quœ verb ignis non sanaty ea insanabilia eocistimare opoftet. (§xiii.)

7. Tabes maxime jîunt ab anno octavo decimoy usque ad quintum et trigesimum.

8. Qüœ secundùm naturam ad tabem dispositCL sunt y omnia quidem vehementia ; quœdam verb etiam lethalia. Secundùm autemy si quidem in eo tempore cegrotet y cùm tempus ipsum unà cum morbo impugnat y velut cum febre ardente œstas y cum hjdrope hjems, Natura enim longe superior est : lieni verb plus ajfert timoris. (§viii.)

,Ce qui est dit ici de la phthisie s’applique à toutes les maladies auxquelles le tempérament expose d’une manière spéciale. Les angioténies, par exemple, sont en harmonie avec les constitutions sanguines ; les adénoméningées avec celles qui sont muqueuses} les méningogastriques avec celles qu’on nomtne bilieuses. Or, il est démontré par l’expérience que , chez les personnes ainsi prédisposées , ces affections paraissent avec des symptômes ou des accidens plus prononcés et portés à un plus haut degré de violence que chez celles dont le tempérament se trouve dans des circonstances contraires. Certes, l’hémoptysie est plus effrayante, lorsqu’elle répond à une conformation de la poitrine ou des organes pulmonaires qui la favorisent, que quand elle arrive accid.entelleinent. Certaines affections régnent dans une

452 APHORISMES d’hiPPÔCRATE ,

saison plutôt que dans une autre : la goutte , le rhumatisme sont ordinaires au printemps et en automne. A ces époques, ils sont beaucoup plus graves qu’en été, et même que dans le fort de l’hiver. Les fièvres inflammatoires sont rares dans toute skison , autre que celle du printemps ; aussi sont-elles iftoins violentes , moins sérieuses 5 il en est de même des fièvres muqueuses et catarrhales , communes en hiver, durant lequel elles se montrent avec plus de force qu’en été , saison qui n’a aucun rapport avec elles. , *

g. Lingua nigra atque cruenta^ si quid horum signorum ah est 3 non valdh malum : morbum enim minorem déclarât. (§xiii.)

Hippocrate ne mentionne que deux couleux’s opposées qu’on peut remarquer à la langue. Celle qui est noire se présente quelquefois avec une extrême sécheresse ; alors l’organe est comme torréfié , et de couleur de charbon. C’est ce qu’on observe dans certaines fièvres ataxiques, dans les péripneumonies et autres phlegmasies très -intenses. Cette couleur noire se rencontre encore dans des fièvfes bilieuses , muqueuses et adynâmiques. Alors, la langue n’est pas toujours sèche; souvent elle est humide et enduite d’un mucus assez tenace qui embarrasse les papilles. Il est bon de ne pas sè laisser tromper sur Oettè couleur, qui peut être l’effet dé cé qu’un malade a bu. L’eau vineUse , le chocolat , le sûc dé féglisSe, le quinquina, la rhubarbe, la gelée, de groseilles , etc. , etc., laissent des traces capables d’en imposer à de jeunes médecins qu’il importe de prémunir contre ces circonstances accidentelles. Cette couleur noire, quelque désagréable qu’elle soit, n’indique rien par elle-même, parce qu’elle se manifeste souvent lorsqu’il

SECTION Vin, APH. 9 à l5. 45s

n’y a aucun danger ; il n en est pas de même quand elle est accompagnée d’autres symptômes fâcheux. La teinte d’un rouge de sang est ordinaire dans fes phlegmasies de la poitrine et du pharynx 5 alors , elle indique un grand fea , selon l’expression vulgaire. Quand elle subsiste après les fièvres éruptives, telles que la rougeole, la scarlatine , elle est un obstacle à la prescription des purgatifs, dont on doit s’abstenir tant qu’on ne l’a pas fait cesser à l’aide de la diète et des boissons délayantes et rafraîchissantes. La rougeur de la langue est un symptôme à ne pas négliger dans le cas de dysenterie.

10. Hœc igitur in febribus acutis no tare pportetf quandb quis moriturus sit y et quandb evasurus, (§xiii.)

1 1 . Testis dexter frigidus et conyjulsus. y lethale. (§xm.)

12. Ungues nigriy et digiti manuum et pédum frigidiy contracti vel remissi, mortem in propinquo esse ostendunt^ ( § jtiii.)

Voyez aphorismes i et 26 , septième section.

13. Labia livida, aut etiam resoluta et inversa y et frigida, lethalia. (§ xiii.)

i4- A ares frigidœ, pellueidœ y contractes y lethales sunt. (§ xin.)

i5. Et tenebricosâ vertigine laborans y et lacent aversansy et somno ac ardore multo detentus y desperatus. ( § xin.)

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