‹ Hippocrate & Vénus [electronic resource]Chapitre 22 sur 35 · DE LES PATINER · texte numérisé non relu

DE LES PATINER

T A solution de ce problème pourrait faire

jLj Tobjet d'une longue et savante dissertation^ mais je crains les longs ouvrages :

Au lieu d'épuiser la matière.

Il n'en faut prendre que la ûeur.*.

Molière fait dire au Tartuffe que cet étalage de Tétons blesse les âmes et fait venir de coupables pensées. Le petit père André s'est écrié avec beaucoup de 2;èle dans une de ses

prédications : « Quand vous voyez ces Tétons rebondis et qui se montrent avec tant d'impudence^ bandez^ Messieurs^ bande2;-vous les yeux* )) Un autre prédicateur défendait aux filles de montrer leurs seins et d'en laisser approcher la main des Amants « car^ disait-il, quand la Hollande est prise, adieu les Pays- Bas (Il faisait allusion au fichu de toile de Hollande qui couvrait alors les Tétons de nos belles)* Pour moi, Madame, je ne me sens pas assez habile casuiste pour décider là-dessus* D'ailleurs, quand je serais capable de prouver invinciblement qu'il est plus à propos que le sexe se couvre le sein que de le laisser découvert, je ne sais si j'oserais l'entreprendre* Je m'attirerais d'un côté tous les Amants à dos, qui me voudraient du mal de travailler contre leur intérêt* D'un autre, les Dames se révolteraient contre moi parce que je condamnerais une mode qu'elles suivent presque généralement*

Je tairai donc ici mon sentiment* Je ne dirai que celui des autres*

Le Cabinet satyrique semble avoir pris parti contre la liberté des Tétons, si nous en jugeons par les extraits suivants :

Les filles qui, au temps passé, Soûlaient découvrir leur visage.

Cette coutume ont délaissé Pour de leur sein nous faire hommage*

Si elles en continuent Tusage, Descouvertes jusqu'à Tarçon, Sus, sus, enfants, prenons courage Nous leur verrons bientôt le...

A votre avis, si celle-là.

Qui va la gorge découverte.

Ne fait pas signe pour cela Qu'elle voudrait être couverte?

Madame, cachez votre sein Avec ce beau Tétin de rose. Car si quelqu'un y met la main.

Il y voudra mettre autre chose.

Les Dames qui montrent leurs seins.

Leurs Tétins, leurs poitrines nues.

Doit-on demander si tels saints Demandent chandelles menues?

M» Le Pays, lui, est pour la mode qui trotte quand il parle de cet air à sa Margoton : J'ai un nouvel avis à vous donner sur ce que je vis hier, que vous teniez vos petits Tétons enfermés aussi exactement qu'une Religieuse. Vous avez tort, Margoton, de tenir ainsi en prison deux jeunes innocents qui n'ont point encore fait de crime. Je vous assure qu'ils souffrent cette clôture à contre-cœur. Malgré le linge qui les resserre, j'ai remarqué qu'ils en soupiraient de tristesse et qu'Us en étaient tout enflés de colère. A cause que vous êtes sage de bonne heure, vous voulez peut-être qu'ils vous

imitent : mais ne save^-vous pas qu'ils sont plus jeunes que vous^ que vous ave^ quatorze ans^ qu'ils n'ont que quatorze mois et qu'ainsi^ quand vous séries; déjà sérieuse^ il leur serait permis de faire encore les badins? Lorsque vous n'étiez pas plus âgée qu'ils le sont présentement^ votre nourrice n'avait point honte de vous montrer toute nue* Pourquoi en aurie^-vous donc de nous montrer à nu deux jeunes enfants qui ne sont jamais si beaux que quand ils sont à découvert? N'est-ce point que la tante qui vous gouverne a peur que^ si vous les laisses; sans contrainte^ ils n'usent mal de leur^ liberté et qu'ils ne l'emploient à attaquer la nôtre ? Si c'est par cette raison qu'elle vous les fait couvrir si soigneusement, elle devrait aussi vous obliger à cacher vos yeux et vos autres appas, puisque vous n'en ave^ aucun qui ne dérobe tous les jours quelque cœur ou quelque liberté. Mais je veux lui apprendre que plus vos Tétons seront enfermés, plus ils deviendront malicieux. Car si, dans leur prison, ils découvrent quelque trou par où ils puissent voir le jour, ils se mettront là en sentinelle pour assassiner le premier homme qui les regardera, si bien qu'on fera mieux de leur donner liberté tout entière, car alors on s'apprivoisera avec eux tout dé bon et ils en deviendront moins dangereux. » -

M. de Montreuil semble épouser le parti

contraire lorsqu'il fait ce reproche à sa maîtresse :

Pourquoi me montrer votre sein Puisqu'un fâcheux jaloux s'oppose à mon dessein; Votre bonté me tue autant qu'elle me déplaît* Mes yeux sont trop heureux, ma bouche malheureuse. Et pour mon pauvre cœur, il ne sait ce qu'il est»

Louis XIII ne pouvait souffrir la vue d'un sein découvert* Il est vrai que les femmes lui inspiraient en général un éloignement qui tenait de Taversion* Il ressentait le même dégoût à rapproche de charmes encore plus secrets* De là cette réputation de chasteté que les courtisans ont faite à ce monarque bien près de l'impuissance; de là l'infécondité d'Anne d'Autriche après dix ans de mariage et le délaissement déplorable de cette voluptueuse Princesse***

M* Boursault trouve que les Tétons des Belles sont bien quand ils ne sont ni trop cachés ni trop découverts* Faisant à M}^^ de Beaumont le portrait de sa maîtresse, qu'il baptise du nom de Climène, il s'y prend de la sorte : « Le point dont elle se couvre la gorge est assez raisonnable pour en laisser voir asse2; peu, pour ne point causer de désirs qui blessent le respect que l'on doit porter à Climène et, toutefois, il en montre asse2; pour donner envie de voir le reste* Tout le défaut

qu'elle c'est qu'elle est aussi dure que son cœur. ))

Marot croit que les Tétons couverts et découverts font également impression sur les cœurs :

Quand je vois Barbe en habit bien duisant Qui restomac blanc et poli découvre^ Je la compare aux diamants luisants Fort bien taillés^ mis de même en œuvre. Mais quand je vois Jacquette qui se couvre Le dur Tétin^ le corps de bonne prise^ D'un simple gris accoutrement de frise Adonc je dis pour la beauté d'icelle : Ton habit gris est une cendre grise Couvrant un feu qui toujours étincelle.

Une raison qui peut excuser les Dames de montrer leur sein à nu devant les hommes^ c'est qu'il y a longtemps que cela se pratique et une ancienne coutume passe pour une loi parmi les Jurisconsultes. D'ailleurs^ elles tiennent pour maxime qu'il suffit à une Dame d'être chaste de la ceinture en bas.

Mais, Madame, je doute que vous consentiez à vous servir de cette raison, quand bien même vous n'aurie2; pas vu ces vers :

Une belle et galante Dame, Écoutant volontiers les propos un peu gras. Disait pour s'excuser : Il suffit qu'une femme Soit chaste seulement de la ceinture en bas.

Un railleur repartit : La sentence est commode Et sur un tel avis le sexe féminin Pourra bien amener la mode De la ceinture d'Arlequin»

On voit que la question est difficile à tranchen

Supposons maintenant que les Dames ont la liberté et le droite devant Dieu et les hommes^ de mettre leurs Tétons au jour* Ayant la permission de les voir^ n'aurionsnous pas aussi la liberté de les toucher ? Et la bouche^ comme la main^ n'aurait-elle pas le même privilège que la vue?

Vous m'alles; répondre que non et Scarron, dans son Roman comique, semble de votre avis quand il condamne Ragotin d'avoir voulu un peu patiner, disant : « C'est une galanterie provinciale tenant plus du satyre que de l'honnête homme* »

J'en appelle de ces décisions, Madame, et

j'approuve le procédé d'un homme galant qui,

après avoir patiné les Tétons d'une Dame,

improvisa encore cette chanson par-dessus le

marché : -«^ ^ . ,

Mort de ma vie!

En voyant ces Tétons,

Belle Sylvie, Si beaux, si blancs, si ronds. Pour savoir s'ils sont durs, j'ai formé le dessein De passer mon envie .

Et d'y porter ma main»**

Mort de ma vie!

N'est-ce pas^ en effets d'une cruauté inouïe de nous mettre devant les yeux ces beaux meubles et de nous défendre de les regarder et d'y toucher? J'en prends le sieur Cotin à témoin:

Vous me défendez d'approcher De votre bouche sans pareille^ Votre gorge est une merveille Qu'on n'ose voir ni toucher»

Le moins coupable des humains Et qui souffre le plus de peine C'est, ô trop aimable inhumaine, Un Amant sans yeux et sans mains.

C'est^ hélas, nous faire éprouver l'affreux supplice de Tantale, c'est nous condamner à la mort de Moïse qui expira en voyant la Terre Promise et n'y put entrer. Mais un autre poète a justifié ses libertés patinantes par cet ingénieux madrigal :

Je suis un imprudent, un sot, un téméraire. Je n'ai point de raison, j'ai l'esprit mal tourné. Je n'ai pour tout talent que celui de déplaire. Indigne de vous voir, digne d'être berné.

Voilà, Philis, les épithètes Que je reçois de vous en l'humeur où vous êtes Et de tout ce courroux vous avez pour raison Que ma main a voulu toucher votre Téton. C'est trop punir, Philis, une main criminelle : Que nous sommes, hélas, bien différents d'humeur! Pour toucher votre sein vous me faites querelle. Moi, je ne vous dis rien d'avoir touché mon cœur!

Quand j^aurais juré mille fois de ne jamais toucher un Téton, je crois, Madame, que ce serment ne me lierait point et je suis persuadé que Jupiter absout Tamant qui parle ainsi :

Je promets tous les jours de ne jamais toucher

Les neiges du beau sein dont l'Amour me consume.

Mais je ne saurais m'empêcher

De suivre une si douce et si belle coutume»

Cruels devoirs, injustes ennemis.

Pensez-vous qu'Amarante ignore

Qu'Amour, comme un enfant qui n'a pas l'âge encore

Doit être dispensé de ce qu'il a promis.

Je sais gré à Boursault d'être pour les patineurs* « Ah! juste Dieu, dit-il à M* Charpentier, que la maîtresse à qui je ne suis que par votre moyen est vertueuse! Pour lui avoir aujourd'hui baisé deux ou trois fois la main, elle m'a vigoureusement querellé, Voye^ ce qu'il m'arriverait si je faisais pis! La charmante Clotilde, que vous connaissez; pour avoir autant de vertu que fille du monde, en use d'une façon bien plus galante*

Quand lundi je revins de la campagne, après deux baisers qu'elle reçut aussi goulûment que je les lui donnais, son mouchoir vint à tomber. Je m'empressai de couvrir sa gorge de mes deux mains de peur que d'autres ne la vissent. Elle m'en remercia le plus civilement qu'il lui fut possible et me demanda si je n'avais besoin que de cela. Il n'y a rien qui

satisfasse tant ni qui revienne à si peu de frais* »

M> Le Pays patinait de jour et de nuit» Voici le récit d'un songe qu'il écrit à une Dame de ses amies : « Je n'ai point dormi cette nuit^ Madame^ ou du moins le songe que j'ai fait occupait si sensiblement mon esprit que j'ai cru que je veillais en fort bonne compagnie* J'ai cru avoir toujours auprès de moi les deux Tétons de Madonte et les voir avec ce même éclat qui me surprit hier quand votre main obligeante les délivra de leur prison* Comme je les ai trouvés en humeur de causer^ j'ai eu la curiosité de leur faire cent questions sur leurs aventures auxquelles ils m'ont répondu le plus galamment du monde* Leur plus jolie réponse est celle qu'ils m'ont faite sur l'étonnement que je leur ai témoigné qu'ils fussent ainsi séparés et^ qu'ayant l'un avec l'autre tant de rapports^ ils vécussent en mauvais voisins^ sans s'approcher^ sans se baiser^ enfin comme des ennemis irréconciliables* « Il est vrai^ m'ont-ils dit, que la ressemblance nous oblige à nous haïr et que notre réciproque jalousie nous tient toujours éloignés* L'Amour qui est un petit boute-feu nourrit entre nous cette division* — Mais de bonne foi, aimables Tétons, ai-je répUqué, ne serie2;-vous point comme quelques-uns de vos frères qui jamais ne se touchent le jour et qui se baisent

toute la nuit, qui ont inclination à s'approcher et qui ne vivent éloignés que par contrainte ? » Vous sere2; étonnée, Madame, que j'ai osé leur parler d'une manière si désobligeante, mais saches que ce n'était que de l'adresse car, quoique je n'eusse point de pareils sentiments, je voulais les obliger à m'ôter le doute que je témoignais en souffrant que mes doigts fussent avec mes yeux témoins de leur division* Ma ruse a réussi comme je l'avais désiré* Les deux Tétons de Madonte s'étant un peu enflés de colère et d'orgueil, à cause de mon injuste soupçon, ont consenti que je fisse l'épreuve que je souhaitais et cette épreuve a d'abord fait sentir à mes mains la vérité qui avait paru à mes yeux* Après cela, je ne me suis plus étonné qu'ils eussent tant de disposition à la haine, car j'ai trouvé tant de dureté dans l'un comme dans l'autre qu'il n'y a pas apparence que rien ne les puisse jamais attendrir* Au reste. Madame, je gage que votre belle parente ne fait rien de ce qu'ont fait chez moi ses Tétons* J'ai appris d'eux qu'ils font bien d'autres choses sans son congé* Ils m'ont dit que, lorsqu'elle y pense le moins, ils se divertissent à prendre des cœurs partout où ils trouvent des yeux et que c'est leur passetemps le plus ordinaire* Ils m'ont dit même que, lorsqu'ils ont pris quelqu'un et que Madonte s'en aperçoit, elle le traite aussi cruelle-

ment que si sa prise Tavait offensée* Elle Tinsulte dans son esclavage^ elle ne lui donne aucun secours et prend plaisir à le voir mourir de langueur* »

Marot patinait volontiers et n'en laissait guère échapper les occasions* Il aurait bien souhaité^ un jour des Innocents^ de savoir le lit de sa Belle pour la faire passer par Tétamine* N'en pouvant venir à bout^ il se contenta de lui écrire ces vers :

Très chère sœur, si je savais où couche

Votre personne au jour des Innocents,

De bon matin j'irais à votre couche

Voir ce gent corps que j'aime entre cinq cents*

Adonc ma main (vu Tardeur que je sens)

Ne se pourrait bonnement contenter

Sans vous toucher, tenir, tâter, tenter*

Et si quelqu'un survenait d'aventure.

Semblant ferais de vous innocenter :

Serait-ce pas honnête couverture?

Le problème que j'ai Thonneur d'exposer ici, Madame, n'a pas laissé de préoccuper souvent les continences ecclésiastiques assaillies par la manière toute lacédémonienne dont les femmes de notre époque accusent le nu* Forcé dans les derniers retranchements de sa pudeur sacrée, le curé de Saint Etienne du Mont s'écriait l'autre jour en chaire : « Pourquoi, Mesdames, ne pas vous couvrir en notre présence, saches que nous sommes de chair et

d'os comme les autres hommes! » L'auditoire s'étant mis à rire, le prédicateur ajouta : « Quand on vous parle à mots couverts, vous faites la sourde oreille; quand on vous parle

en termes clairs^ vous riez; comment donc vous prendre ? Vous verrez qu'il faudra que le Roi envoie ses mousquetaires par la ville^ matin et soir, afin de faire rentrer les coquettes dans le devoir et les gorges dans les corsets. »

J'ai ouï dire qu'un autre membre du clergé avait coutume de recommander à ses dévotes le recueillement intérieur et Toraison mentale. Ayant marqué à Tune de ses pénitentes un certain point de méditation et lui ayant prescrit de s'appliquer tout entière pendant quelques heures à ce grand objet, il s'approcha d'elle lorsqu'il la crut la plus recueillie et lui mit la main au sein. Elle le repoussa brusquement et lui témoigna beaucoup de surprise de ce procédé, mais le confesseur l'interrompit : « Je vois bien, ma fille, dit-il d'un air dévot, que vous êtes encore bien éloignée de la perfection. Demande2; pardon à Dieu d'avoir été si peu attentive aux mystères que vous deviez méditer. Si vous y aviez apporté toute l'attention nécessaire, vous ne vous fussiez pas aperçue de ce qu'on faisait à votre gorge. Je voulais éprouver si votre ferveur dans l'oraison vous élevait au-dessus de la matière, mais je vois avec beaucoup de douleur que vos progrès sont très petits. » Je ne garantis pas la certitude du fait, mais je sais bien que quelques-uns de ces dévots si spirituels, qui font espérer qu'une forte méditation ravira l'âme et l'empêchera de

s'apercevoir des actions du corps, se proposent surtout de patiner impunément leurs dévotes et de faire encore pis*

Mais revenons sur la terre et, si tout ce que je viens d'alléguer ne vous peut porter. Madame, à laisser les coudées franches et les mains libres aux Amants, pour vous faire enrager, je vous dirai que toutes les Belles ne sont pas de votre austérité* La Corine d'Ovide ne faisait pas tant la renchérie* Elle alla un jour trouver le Poète dans un équipage fort galant et dans des dispositions à se laisser plus que patiner* Ovide nous conte ainsi l'aventure :

Après quelques moments je vis entrer Corine*

Sous rhabit de plaisir qu'elle avait bonne mine!

Un linge délicat de ses rares beautés

Dans un petit nuage étouffait les clartés*

Il faisait à ma vue entière violence

Sans sauver mes désirs de leur impatience

Et les cheveux poussés d'un mouvement jaloux

Cachaient toute la gorge à des transports si doux*

Le linge me déplut, quoiqu'assez favorable.

J'en fis avec Corine un combat agréable*

Sa main vint au secours^ mais je lus dans ses yeux

Que son cœur et sa main se trahissaient tous deux*

Sa vertu voulait faire une honnête retraite :

Ses efforts languissants demandaient la défaite

Et je vis peu d'obstacles en ce plaisir égal

A vaincre un ennemi qui se défendait mal*

Quand son voile échappé la laissa toute nue.

Jamais rien de si beau ne s'offrit à ma vue,

La nature sans fard fit honte aux ornements.

Jamais de si beaux bras n'unirent des Amants*

Jamais de deux couleurs gorge si bien mêlée Ne fut par les baisers doucement accablée Et jamais les voisins de ce qu'on ne dit pas N'étalèrent aux yeux de si charmants appas* Je regardai longtemps mais en pareil mystère L'on ne peut pas toujours regarder sans rien faire»»* Je fis donc ce qu'on fait lorsqu'on est sans fâcheux Et lorsque les Amants le veulent bien tous deux*

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