I. A M-"" V Adeline aîné (de Rouen
que ne pouvaient avoir les brillantes compositions exécutées sous l'influence d'enthousiastes bulletins, peignant la victoire sous les plus agréables couleurs.
Parmi cette suite de quinze dessins, il en est deux qui sont particulièrement remarquables. Le Cuirassier- de Ligny, d'abord, traduisant admirablement ces lignes d'Erckmann-Chatrian. « Vers le milieu de la rue se trouvait un cuirassier à cheval, il avait un coup de sabre dans le ventre et s'était retiré là, le cheval s'appuyait au mur pour l'empêcher de tomber. » Puis le commandant Margarot et le colonel Falconette chez l'horloger Goulden, ce brave et excellent homme touché comme un Meissonier dans le roman d'Erckmann-Chatrian et qui est bien une des figures les plus heureusement venues du roman.
Cette dernière scène représente les personnages à mi-corps. Bellangé avait exécuté cependant les figures en pied, mais un détail lui paraissant désagréable, couché sur son lit de douleurs, il venait à peine de terminer le croquis inspiré par la lecture de Waterloo lorsqu'il demanda à son fils une paire de ciseaux. Brusquement il fit sauter la moitié du dessin, mais la vignette ainsi réduite n'en est pas moins remarquable, et le collectionneur ^ qui s'en rendit acquéreur à la vente posthume possède maintenant l'un des plus beaux dessins de cette série qui ferait une illustration superbe de ces nouveaux romans si jamais un éditeur songeait à faire une édition de luxe de ces romans populaires.