‹ Hippolyte Bellangé et son œuvreChapitre 13 sur 74 · E WATERLOO · texte numérisé non relu

E WATERLOO

mnant à M. Eugène Bclling^.

Ernest Chesneau n'était pas moins enthousiaste :

Bellangé, disait-il, a rais dans la Garde meurt l'émotion consommée et la science acquise par une longue suite d'études; il y a certes dans ses œuvres des tableaux plus parfaits, il n'en a aucun où il soit maître au même point.

Ce devait être là, hélas, le dernier tableau de cet artiste fécond qui ne pouvait se reposer que dans la mort. Harcelé par les songes fiévreux, l'artiste eut encore la force de prendre la palette des mains de son fils, et sans esquisser même au fusain une composition d'ensemble, il se mit à peindre un ciel orageux empourpré de lueurs fauves, car une vapeur de sang semble envelopper les héroïques guerriers dont la fière silhouette émerge d'un monceau de cadavres et qui « mouraient debout dans cette fournaise de la dernière heure 1 ». La dernière touche était à peine posée ' que la mort vif* glacer la main du peintre ; elle semblait avoir voulu laisser au moribond le temps d'exprimer sa dernière pensée, et le 10 avril 1866 Hippolyte Bellangé s'éteignait au milieu ^les siens, entre les bras de son fils.

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