Histoire des peintres. — Pari», Renouard
HIPPOI.YTE BEI LANGÉ ET SON (KUVRE. 5
de trente pieds; le Poussin en faisait d'immenses suides toiles d'un mètre »
Les croquis, les aquarelles, les sépias médiocrement achetés par des marchands, furent donc pour Bellangé, comme d'ailleurs pour la plupart des artistes, au début de leur carrière, les premières et indispensables ressources qu'il dut tirer de son talent. Indépendamment de ces aquarelles, il fit môme des dessins qui, défigurés encore par les procédés de lithographes inhabiles, furent employés à la décoration par impression des assiettes en terre de pipe.
Un collectionneur — qui empruntait le pseudonyme d'Ulric — demandait un jour fort curieusement s'il existait une série un peu complète de ces assiettes, dans quelque grande collection de faïences patriotiques.
A cet appel inséré dans Y Intermédiaire des chercheurs et des curieux* , on répondit bientôt par une note émanant, selon toute vraisemblance*, de M. Champfleury, qu'on peut appeler le révélateur des faïences patriotiques, puisque, le premier, il les a étudiées, classées et cataloguées. Malheureusement la triste décoration mécanique de ces assiettes décorées par impression, tirées à grand nombre et qui sortirent vers la fin de la Restauration des fabriques de Creil et de Choisy, ne tenta jamais les collectionneurs. Joindre ces types lugubres aux polychromies beaucoup plus