RENE
La cloche, avec toi, lui jette
Un souvenir du haut-lieu.
Alouette, monte, alouette, Alouette, monte vers Dieu.
Tu suis, musique champêtre,
Le cercueil du laboureur,
Voulant inspirer peut-être
Au mort une douce erreur.
I] voit un soleil de fête
À travers ton chant d’adieu.
Alouette, monte, alouette, Alouette, monte vers Dieu.
Dans le sommeil de sa bière, Il rêve blés et troupeaux; Et sur sa froide paupière S’épand un divin repos.
Avec ton chant qu’il répète, Il arrive au ciel, son lieu.
Alouette, monte, alouette, Alouette, monte vers Dieu.
Quand c’est la fête où l’on prie,
Où l’on pleure pour les morts,
Quand la lande défleurie
S’emplit de rauques accords,
Ta voix s'arrête muette
Devant le glas du saint lieu.
Alouette, monte, alouette, Alouette, monte vers Dieu.
Avec l’errante cigale
Et l’errante mouche à miel, Aux lieux où la lande étale Ses fleurs à tout vent du ciel,