XV. — CRÉPUSCULE
En hiver, lorsque la ramure
Des bois ne jette plus aux vents Les tristesses de leur murmure, Qu’à peine les flots sont mouvants,
Le roitelet, à la voix pure, Entonne d’un air triomphant Son chant du soir, et la nature S’endort aux cri de son enfant.
(1) Ces deux vers ont été substitués à ceux ci : Et je vois les canards voguer sur les flots clairs De Pétang, sous un saule, à la tête pelée.
(2) Première leçon :
Et la vache erre au bord bigarrée; et les eaux. (3) Première leçon :
En versant le sommeil à mes maux oubliés...
(4) Qu'on nous permette de relever dans ce sonnet l’exactitude minutieuse de la
description. Par petits traits le poète a rendu ce qu’il a vu, — ce que nous avons vu nous-même.
se ROAEE
Et l’oiseau chante au bord de l’onde Où la lune aime à jouer, blonde, Aux blanches voiles des bateaux.
Ce roitelet est mon image, Et je réponds à son ramage Du front des caps et des coteaux.
17 décembre 1834(1).
{Inédit. Communiqué par M. de la Blanchardière.)