XXIII. — LE vieux CHATEAU
La nature est splendide et belle, Et moi, pourquoi souffrè-je tant?
J'entends la petite chapelle Agiter son léger battant (2).
La mousse à l’ourlet des fontaines S’endort : tout est silencieux (3)
(1) Peut-on lire, sans être profondément ému, cette pièce où la poésie des détails le dispute à la grâce du rythme et à la délicatesse des sentiments? La Morvonnais n’a rien écrit de plus pénétrant, parce qu’il n’a rien écrit qui soit davantage lexpression de sa vie la plus intime. — Un homme qui compose de pareils vers est plus qu’un artiste, c’est une âme. Il mérite de n’être pas oublié tout à fait.
(2) Première leçon :
Agiter son frêle battant.
(3) Première leçon :
S’endort dans le silencieux.
Autre :
S’endort, et le silencieux.