XXIV. — Au Manoir
Si tu brisais soudain l'enveloppe de pierre, Prison de ta grande âme, à manoir où les flots Jettent leurs vents d’aurore, alors ton âme fière Aïmerait sur ton Gap à contempler ses os.
Ton voisin le guerrier (1), penché sur ta rivière (2), Dans les massives tours de son gothique enelos, S’agiterait jaloux de ta libre carrière, Et toi, tu sourirais aux nefs des matelots
(1) Le Yieux château du Guildo. La (2) La rivière de l’Arguenon. ARR
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Qui, vernis de goudron, passent devant ta face. A ton beau paysage, épris de tant de grâce, Peut-être ton esprit s’arrêtorait flottant;
Mais ton œil chercherait dans ton désert sauvage, Vide, et tu partirais, en soupir de veuvage, Pour rejoindre là-haut celle qui t’aima tant (1).
(Inédit. Communiqué par M. de la Blanchardière.)