MASON
dont il s’effrayait lui-même, ce qui a beaucoup nui à sa complète explication. Ne pouvant tout dire, il a dit imparfaitement une chose dont il établit cependant les bases fondamentales, le pivot réglementaire dans les lignes que je vais rapporter : « Les quatre ralliements d’amour conduisent au but que se proposent les moralistes : à faire prédominer en amour le principe spirituel, nommé affection sentimentale; à prévenir l'influence exclusive du principe matériel ou lubricité, qui, lorsqu'il est seul en amour, dégrade l'espèce humaine, et la ravale au niveau des brutes » (1).
Il me reste, Monseigneur, à vous offrir sur tous les points de la doctrine, les explications les plus sincères; — et de plus de vous prier d’avoir de l’indulgence pour certaines formes de mon langage, — formes que nombre de civilisés trouvent un peu rustiques, franches, naïves. Je puis en cela vous présenter trois motifs d’excuse, étant paysan, breton et poète : oui, poète, Monseigneur, c’est-àdire l’homme de la nature tout ensemble et de l'humanité, — et, pour tout dire, en un mot, le frère puîné de l’homme de Dieu.
Croyez toutefois que nul n’a pour votre supériorité hiérarchique une déférence plus respectueuse, Monseigneur,
que votre dévoué et religieux serviteur, | HIPPOLYTE DE LA MORVONNAIS.
Le Val de l’Arguenon, Bretagne.
1845. (Copié sur l'original) (2).
(1) Théorie de l'Unité universelle, IV, 461. (Note de La Morvonnais.)
(2) Cette lettre, — d’une si belle allure mystique, où les utopies se mêlent malheureusement aux idées les plus justes, les plus profondes et les plus modernes — fut-elle en réalité publiée? — 11 nous a été impossible de la découvrir dans la collection des journaux — trop rares, — qui nous restent de 1845 et des années voisines.
Des moyens d’amener le capital métallique à accomplir sa fonction
naturelle et sociale. — Sa circulation.