‹ Hippolyte FlandrinChapitre 106 sur 211 · Voy. le chapitre V. p. 107 et suiv · texte numérisé non relu

Voy. le chapitre V. p. 107 et suiv

matinée de demain : vous m’obligerez beaucoup. Tout à vous. »

Cependant cette concision meme n’a rien de sec, puisqu’en trois lignes il n'y a pas moins de quatre expressions aimables. D'autres lettres sont amicales et un peu paternelles, comme celle-ci, écrite peu après la mort d’Auguste Flandrin :

«Je n’ai pas eu le courage de vous écrire, mon. pauvre Louis. Hélas ! depuis longtemps vous savez tout! Nous avons perdu notre chère frère et je suis sûr que, comme tout le monde, vous en avez été bien affecté. En effet vous lui devez beaucoup, et si, comme je l’espère, Dieu bénit vos efforts, vous vous souviendrez toujours de votre bon premier maître.

« Notre pauvre maman est assez courageuse ; nous, nous allons assez bien, pour avoir vu tout ce que nous avons vu ! Écrivez-moi courrier par courrier, si vous pouvez, tout ce que vous jugerez d’intéressant sur M. Ingres, nos amis, vous et la maison.

« Adieu, mon petit, nous arriverons à Paris mercredi 21, par la poste. Adieu, Paul et moi, nous vous embrassons bien ; votre maman se porte bien. Tout à vous1. »

Surtout ces lettres montrent Flandrin très empressé à rendre service. S’agit-il de la conscription? Louis Lamothe était fort découragé par le mauvais numéro qu’il avait tiré. Son maître le relève, l’engage à faire les 'démarches nécessaires, lui promet de l’appuyer. Effectivement, le jeune homme fut dispensé du service comme soutien de famille. Cependant il était pauvre et de mauvaise santé : il fallait lui procurer du tra-

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