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Chapelle Saint-Valère, dans le transept de gauche

3. Un tableau représentant saint Vincent de Paul, dans une chapelle latérale a gauche.

frère. Celui-ci fut touché : non content de bien les recevoir, il voulut les faire travailler auprès de lui et sous sa direction à la décoration de Saint-Germain-des-Prés. 11 leur donna même une chambre dans son propre appartement pour leur servir d'atelier l. Ainsi Pagnon et son camarade bénéficiaient à la fois de ses conseils artistiques et de la douce atmosphère morale qui rayonnait autour de lui.

« Il faut croire à quelque chose d'élevé, leur disait-il; il ne faut pas avoir pour but de la matière, de l'argent 2. » Pagnon, ravi, savait apprécier un tel langage et une telle conduite. Nous avons retrouvé plusieurs de ses lettres dans les papiers de Flandrin : « Je ne saurais vous peindre mon attachement, écrivait-il en 18M, et je vous aime comme on aime son père et son ami. »

Malheureusement Pagnon ne resta pas toujours dans ces dispositions. A la suite d’un malentendu, qui aurait été sans conséquence avec un caractère moins fier et un esprit plus pondéré, ses sentiments s’aigrirent et il se sépara de son maître.

Parmi les autres élèves d’Auguste Flandrin qui vinrent à Paris se grouper autour de son frère, citons d'abord Chancel, qui collabora aux peintures de Saint-Paul de Nîmes et de Saint-Vincent-de-Paul ; citons aussi Gabuchet, le sculpteur bien connu, qui, tout en appartenant à l’école de Simart, recevait poulie dessin les conseils de Flandrin et resta toujours attaché à sa mémoire 3.

1. V. Joseph Pagnon. Lettres et Fragments , recueillis par Clair Tisseur, avec préface de V. de Laprade, Paris, 1869 (Félix Girard, 30, rue Cassette).

2. Lettre de J . Pagnon à son père, citée par Clair Tisseur, p. 80.

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