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SAINT-PAUL DE NÎMES ET SAINT-MA RTIN-d’aINAY 187
pour Nîmes, s’échappant pour ainsi dire des mains de ceux qui s'efforçaient de le retenir, Hittorf, l'architecte de Saint-Vincent-de-Paul, Varcollier, rapporteur de la commission des Beaux-Arts au Conseil municipal, et ceux-ci ne manquèrent pas de lui reprocher ce départ presque comme une désertion.
« Je viens de recevoir une lettre de M. Hittorff au sujet de Saint-Vincent-de-Paul, qui m’annonce entre autres choses que M. Varcollier « se dit » toujours mal disposé envers moi à cause de mon voyage et de mon travail de Nîmes. J’avoue que cela m’étonne un peu et je ne puis répondre qu’une chose, c’est que j'en suis bien fâché, car je sais tout ce qu'il a été pour moi dans cette affaire. Mais que fais-je ici ? Je tiens une parole donnée et c’est ce que je veux faire toute ma vie l. »
Il écrivait encore quatre mois plus tard : « M. llittorlf, à ce qu’on m’a dit, est aussi très fâché contre moi; j’espère lui démontrer qu’en exécutant ce grand ouvrage, j’ai agi pour le mieux, de façon à pouvoir mener ensuite sans interruption celui qui le touche et l’intéresse si vivement. Mon exactitude à tenir un engagement antérieur doit lui prouver, il me semble, ce que je ferai pour m’acquitter de celui que j’ai contracté envers lui 2. »
L’artiste avait beau être fort de sa loyauté et de ses droites intentions, il était vivement talonné par la nécessité de finir vite. Aussi la rapidité avec laquelle furent exécutées les peintures de Nîmes, tientelle du tour de force. La décoration du chœur de Saint-Germain-des-Prés avait duré six ans : celle