avril
IIIPPOLYTE FLANDRIN
de l'église Saint-Paul fut achevée en six mois1.
A son arrivée, H. Flandrin trouva les travaux de décoration générale assez avançés. « Je pourrai maintenant aller plus à coup sûr et ne pas mettre la charrue avant les bœufs 2. » 11 se félicitait du bon goût montré par Denuelle qui avait fait « des choses charmantes. » Malheureusement, les peintres décorateurs n’avaient pas terminé leur besogne, ils étaient toujours là et leur bruyant voisinage n’était guère favorable au recueillement.
« Nous sommes bien ennuyés par les peintres décorateurs, qui chantent sans repos du matin jusqu’au soir et, par-dessus le marché, toutes les ordures possibles. Je fais bien quelques observations, mais lorsque les gens n’ont pas la délicatesse de comprendre, on ne peut pas leur intimer l’ordre de se taire : il faut donc souffrir. — Dans quelques jours nous aurons en plus l’orgue à entendre monter, essayer, accorder : ça ne dure qu*e deux mois3. » Les décorateurs restèrent encore trois mois. En les voyant partir, H. Flandrin leur rend justice : « Ils ont pris plaisir à nous tourmenter de leur mieux et je ne voudrais pas pour beaucoup recommencer un ouvrage en pareille compagnie. »
Cependant l’artiste travaillait de toutes ses forces. Les invites du soleil méridional ne réussissaient pas plus à lui faire quitter son poste que les chansons agaçantes de ses fâcheux voisins.
« Le temps est beau, froid et par sa merveilleuse clarté vient en aide à nos travaux ; mais nous n’en jouissons guère autrement, parce que nous sommes