Lettre du 31 août
ENFANCE ET PREMIÈRE JEUNESSE
m’a donnés, ne sont pas oubliés et qu’ils nous servent tous les jours ; car ma bonne, ma chère maman, et vous aussi, ma bonne cousine, vous nous verrez revenir à Lyon, comme nous en sommes partis, croyant en Dieu et faisant quelques efforts pour suivre ses commandements. Vous êtes étonnées de ce que je dis : croyant en Dieu ; mais ici presque personne n’y croit. Nous y retournerons aimant et respectant nos parents. Ah ! mon Dieu ! chaque fois que je pense au moment où nous les reverrons, je suis heureux et prêt à pleurer de joie... », et il ajoutait : « Soyez tranquilles au sujet de nos Pâques : nous nous préparons à les faire L »
Cette fidélité, non sans mérite, dans un milieu incrédule, ne fut pas perdue pour Hippolyte Flandrin. Soutenu, comme il Pétait, par ses convictions, il se trouva beaucoup plus fort que beaucoup d’autres au milieu des épreuves de sa jeunesse. Il ne se doutait pas qu’en gardant sa foi à l’abri de toute atteinte, il tenait en réserve pour son talent l’inspiration qui devait un jour l’élever si haut.