‹ Hippolyte FlandrinChapitre 134 sur 211 · mètres, si l'on compte la partie voisine du chœur · texte numérisé non relu

mètres, si l'on compte la partie voisine du chœur

SAINT-VINCENT-DE-PAUL

en compter environ quatre-vingts de chaque côté, long et imposant défilé, qu’un critique inspiré 1 appela « les Panathénées chrétiennes ».

C’est la traduction par le pinceau des litanies des saints : c’est le commentaire plastique de ces mots de l'Apocalypse : « Je vis ensuite une grande multitude que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, debout devant le trône et devant l’Agneau 2... »

Au fond de l’église, sur la voûte meme de l’abside, se voit un Christ colossal, assis et bénissant. Des anges l'entourent; à ses pieds, le patron de la basilique, saint Vincent de Paul, à genoux, présente quelques-uns des pauvres enfants qu’il a recueillis. Sur les côtés, se tiennent les prophètes qui ont annoncé le règne du Messie. Au-dessous de cette grande composition, se déroule une série de scenes représentant les sept sacrements. Toute cette partie de la décoration est l'œuvre de Picot. Malgré les différences de style et même de conception qui la séparent de celle de Flandrin, il y a cependant entre elles un lien étroit, car les deux processions de saints personnages qui couvrent les frises de la nef, se dirigent vers le trône de Dieu qui se dresse sur les parois du chœur. Les prophètes de là-bas forment comme l’avant-garde de l’armée des élus représentés ici.

Restait à trouver un sujet qui rentrât dans ce plan général, pour la partie de la frise située à l’entrée de la nef, au-dessous du buffet d’orgue. Flandrin ne pouvait, semble-t-il, faire un plus heureux choix que celui de la prédication de saint Pierre et de saint Paul.

1. Théophile Gautier. Moniteur , 18 octobre 1856. Le mot fut repris par Beulé dans l'éloge académique de Flandrin.

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