août
(( M. llittorff est au septième ciel et M. Picot en a l’air enchanté et étonné. » — 2 septembre 1849 : « Je travaille avec plaisir à la seconde travée de ma composition. »
Flandrin ne pouvait suffire seul à un travail si considérable. Ses aides furent, avec son frère Paul, ses élèves, Lamothe, Chancel, et, un peu plus tard, Faverjon. Le maître se réservait toujours l’esquisse et les derniers coups de pinceau, la première pensée et le détail de l’expression.
Chaque composition passait par cinq étapes successives : d’abord l’esquisse, puis les dessins d’étude exécutés avec le plus grand soin d’après modèle dans l’atelier de l’artiste, ensuite la transposition de ces dessins sur le mur de l’église au moyen de la mise aux carreaux, bientôt après l’ébauche et enfin l’achèvement définitif.
« 24 septembre 1849. Chancel et Louis 1 travaillent avec moi. Ça va, pourvu que j’y sois. Nous n'avons guère avancé ces jours-ci. Nous avons fait et défait. Cependant le deuxième chœur est dessiné. Nous commençons l’ébauche, et moi, je reprends les Apôtres, qui seront terminés, j'espère, dans une quinzaine. L’hiver je tâcherai d’en composer et faire dessiner sur le mur encore deux divisions, ce qui nous fera de la besogne bien préparée pour la campagne prochaine. »
Au mois d’octobre 1849, Flandrin était atteint de cet empoisonnement produit par les couleurs, que l’on appelle « la colique de plomb ». 11 souffrit cruellement et fut gravement malade.
Après l’interruption forcée des mois d’hiver, il reprit la décoration commencée. 11 voulait achever