‹ Hippolyte FlandrinChapitre 139 sur 211 · Louis Lamothe · texte numérisé non relu

Louis Lamothe

SAINT-VINCENT-DE-PAUL

avant la lin de 1850 la frise du côté droit : il ne le put. Nous lisons à la date du 1er septembre :

« Le troisième chœur n’est pas tout à fait terminé ; le quatrième, celui des Evêques est brodé, doré sur tranches et le sixième et dernier commence à s’ébaucher. Je ne pourrai terminer cette année : c’est impossible. »

Il recevait de précieux encouragements: Ingres venait le voir sur son échafaudage et lui témoignait sa satisfaction de la manière la plus réconfortante1.

C’est sans doute dans cette visite que l’auteur du Saint Symphorien s’écria à la vue de cette procession de saints: « Vous les avez donc vus, dans le Paradis ? » Un autre jour, c’était M. Berger, préfet de la Seine. « Hier$ par un temps affreux, le préfet est venu. Bien qu’on n’y vît que peu, il a paru enchanté, m’a demandé pour combien de temps encore j'en avais. J’ai répondu : deux ans. A quoi il a ajouté : Eh bien ! vous arriverez juste pour Saint-Germain 2, car c’est à vous que nous le destinons3... »

Quelques billets de Flandrin à Louis Lamothe nous font entendre ses recommandations à ses aides. On peut deviner que certains conseils n’étaient pas inutiles et la douceur qui les enveloppe ne doit pas faire illusion sur les difficultés que l’artiste rencontrait parfois et qui lui faisaient regretter sans doute le temps où il travaillait seul ou avec son frère.

« Je vous le recommande à tous deux, étudiez bien l’elfet des plans et des grandes masses, mais laissezmoi toujours à mettre l’expression de la forme par le trait, car sur ce travail plus avancé je ne le mettrais

Page 1