‹ Hippolyte FlandrinChapitre 140 sur 211 · octobre · texte numérisé non relu

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qu’avec discrétion. Ainsi donc consultez-vous l’un l'autre, éloignez-vous souvent, et faites œuvre d’artistes L »

Il leur disait encore : « Aidez-vous mutuellement, allez souvent de l’autre côté et jugez-vous avec cruauté1 2. »

Une autre lettre nous fait connaître un collaborateur inattendu, le P. Cahier, jésuite.

Flandrin se faisait une très haute idée de ses devoirs de peintre religieux. U voulait que son œuvre renfermât un enseignement doctrinal. D'autre part les sujets qu’il était amené à traiter exigeaient des connaissances spéciales en histoire ecclésiastique, en iconographie, en théologie quelquefois. Personne sur ce point ne pouvait être pour lui un meilleur guide que le P. Cahier, pour qui l’archéologie chrétienne n’avait pas de secrets et qui a laissé, entre autres doctes ouvrages, un livre intitulé : la Caractéristique des saints.

L’entrée en relations fut facile : M,ne Watteau, parente du jésuite, était elle-même cousine de Mme Hippolyte Flandrin. 11 s’établit donc entre le religieux et le peintre un commerce également honorable pour tous deux. Flandrin allait passer des heures entières dans l’austère cellule du P. Cahier ; il le consultait, l’écoutait, prenait des notes. D’autres fois, c’était le P. Cahier qui rendait visite à l’artiste, dans son atelier ou sur son échafaudage.

Dans quelle mesure Flandrin conciliait sa liberté avec la déférence due à son conseiller, c’est ce que nous montre la lettre suivante, écrite à Louis La-

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