‹ Hippolyte FlandrinChapitre 150 sur 211 · Paul Flandrin, qui se trouvait, comme presque toujours · texte numérisé non relu

Paul Flandrin, qui se trouvait, comme presque toujours

se leva, visiblement joyeux de retrouver sa liberté, et il partit sans meme regarder le dessin. Chose plus étonnante, Cabat se montra assez froid, ce qui décida l’auteur à garder son œuvre, bien digne de lui et de son modèle.

Nous ne saurions suivre Flandrin dans le détail de ses portraits. Notons seulement les progrès de sa réputation. Dès 18^2 nous le voyons refuser des portraits. 11 s'était engagé conditionnellement à en faire huit dans une même famille, si les travaux de Saint- Germain-des-Prés étaient donnés à un autre. Se voyant chargé de cette importante décoration, il dut renoncer aux portraits 1 .

En 18/j/i, il peignait celui de Chaix d’Est-Ange, bâtonnier de l’ordre des avocats. La toile était grande ; le cadre, magnifique, ne put entrer dans l'atelier de Flandrin que par le toit2. « M. Chaix est venu plusieurs fois encore avec différentes personnes, qui ont paru contentes comme lui. Hier j'ai reçu la visite de Jules Janin avec sa femme et un ami. Il est enchanté, et, avec un aplomb sublime, promet que la gravure se fera et se fera par M. Hcnriquel-

aux côtés de son frère, dessina aussi le P. Lacordaire. C’était d’ailleurs une habitude chez lui de dessiner pour son compte les modèles dont Hippolyte peignait le portrait.

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