Voir le chap. VII, p
faire lui-même quelques retouches à ses peintures, par exemple à Saint-Paul de Nîmes. « Si tu vois quelque chose qui t'ennuie à Saint-Paul, je nie rëcommande à toi: fais tout ce qui te semblera bon1. » Peut -on joindre plus de bonne grâce à une confiance plus absolue ? Et dans une lettre écrite peu après nous relevons cette petite note : « Je te remercie, mon ami, d’avoir retouché quelque chose à nos peintures. »
C’est que Paul de tout temps prêta son concours à son aîné, qui ne trouva jamais d’aide plus docile, et plus discret, comme il n’en pouvait désirer de plus dévoué, ni de plus capable. Les cartons de Paul Flandrin, remplis de figures dessinées pour les travaux d’Hippolyte, témoignent d'une manière touchante de cette collaboration intime. Sur une même feuille se rencontrent des dessins des deux frères, sans qu’il soit toujours facile, même pour un œil habitué, d’attribuer à chacun son œuvre2. A Nîmes, Paul avait établi son atelier dans la sacristie de l’église que décorait son frère et c’est là qu’il préludait aux idéales peintures de son aîné, par de consciencieux dessins, ressemblants comme des portraits, d’après des modèles que lui-même avait recrutés parmi les artisans et les ouvrières de la ville.
A Saint-Vincent-de-Paul, il se faisait modestement une spécialité des animaux que la tradition donne pour attributs à certains personnages, comme le lion de saint Jérôme ou le dragon de sainte Marguerite. C'est