‹ Hippolyte FlandrinChapitre 165 sur 211 · août · texte numérisé non relu

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Cependant le conseil se répète, sous des formes un peu différentes, dont certaines, quoi qu’en dise la modestie de l’auteur, sont très expressives et heureuses.

« Livre-toi à l’impression que te donne la nature, plus qu’au respect trop craintif de la lettre. Je ne suis pas clair peut-être, mais je veux te dire de n’avoir pas peur et de faire encore plus comme tu sens que comme tu vois. Je ne peux pas dire juste ce que je veux, mais je suis sur que tu me comprends1. » — « Songe à prendre des choses un peu neuves pour toi etfais-les avec le sentiment de l'ébauche, comme tu l’entends, comme je l’aime 2. » — « Fais des peintures dans l’esprit de tes croquis. Je ne te dis pas autre chose 3. » Voici encore qui est plus précis et pratique. C’est l’indication très explicite d'une méthode de travail : « Choisis bien l’heure, l’effet, et si, sur une étude déjà faite, tu apercevais tout à coup qu’elle se transforme et s’embellit (par l’heure et FelFet), fais rapidement et avec force une maquette toute petite qui te donnera tout ce qui constitue ce nouvel aperçu. Je crois même qu’avec les belles études que tu as déjà de ces lieux, tu pourrais te contenter d’une bonne esquisse peinte et d’unb#au dessin hardi , vigoureux et qui te donnerait tout ce qui est caractère et forme. Du reste, ce n’est pas la première fois que tu auras fait de bons ouvrages par ce moyen etje crois qu’il te ferait gagner, avec du temps, une certaine liberté à faire vraiment de l’art. Ce conseil du reste est celui que M. Ingres t’a donné bien souvent 4. »

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