‹ Hippolyte FlandrinChapitre 171 sur 211 · Et même celles du sanctuaire de Saint-Germain-des-Prés · texte numérisé non relu

Et même celles du sanctuaire de Saint-Germain-des-Prés

2. Par M. François-Anatole Gruyer dans la Gazelle des Beaux - Arts , 1862; par J.-B.Poncet, etc.

LA NEF DE SAINT-GERMAIN-DES-PRES

l'œuvre elle-même ou quelque reproduction. Nous croyons préférable de faire place ici, à propos des différents sujets traités, à quelques remarques ou à quelques souvenirs.

C’est le 16 avril 1856, que Flandrin se mit à cette œuvre, dont il sentait tout le poids. « Aujourd’hui, écrivait-il à cette date, nous avons commencé à travailler à Saint-Germain b Enfin ce grand ouvrage est commencé ! Quand sera-t-il fini? Oieu seul le sait ! »

Resté sur la brèche pendant l’été de 1856, à un moment où tous ses amis se reposaient loin de Paris, il travaillait dans des conditions pénibles. « Dans mon église dort une chaleur puante, qui nous 1 2 fait littéralement couler; la pluie et l’air froid du dehors, <jui pénètrent par toutes les vitres cassées, font une bien désagréable impression3. »

M ais « il faut absolument que ça marche », disaitil4, et, malgré tout, il travaillait. Avec quelle ardeur, c'est ce dont témoignent ceux qui l’ont vu à l’œuvre, comme Poucet : « Sous ses dehors délicats se cachait une grande force morale; quand sonnait l’heure du travail, une transformation véritable s’opérait chez Flandrin, son aménité si connue s’effaçait derrière une énergie sans bornes, l’homme du monde dispa-

1. Quelques jours auparavant, dans une lettre à sa mère, il disait : « Je toucherai bientôt les murailles de Saint-Germaindes-Prés : faites des vœux pour que je fasse des choses dignes de cette belle église. »

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