‹ Hippolyte FlandrinChapitre 172 sur 211 · août · texte numérisé non relu

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4. « Ici nous sommes de pauvres délaissés. Tout le monde est parti pour la campagne et ma foi ! je les trouve bien heureux. Mais mon église n’avancerait pas et il faut absolument, et pour toutes sortes de raisons, que ça marche. »

IIIPPOLYTE FLANDRIN

raissait et l’on ne voyait plus que l’artiste, l’artiste consciencieux, luttant avec courage et connaissance de cause contre les difficultés de Fart et de son travail, tel qu’il l’avait conçu. Sa physionomie était alors plus sévère que douce, plus triste que souriante ; droit et ferme, on eût dit qu’il avait préparé et assoupli son corps pour un combat1. »

Cependant la lassitude l’envahissait. « Je sens bien, avouait-il, que je 11e travaille plus comme autrefois ; maintenant tout m’est pénible. Jusqu’à quand pourrai-je continuer? » Trop souvent en effet son énergie morale était trahie par ses forces physiques, et l’artiste, terrassé par quelque attaque de rhumatisme ou par cet empoisonnement dû aux couleurs, qu’on appelle la colique de plomb, expiait pendant un temps plus ou moins long son trop réel surmenage.

Les peintures de Saint-Germain-des-Prés, comme les autres peintures murales de Flandrin, sont exécutées à la cire. Plus d’une fois le maître s’est plaint des difficultés de ce procédé. « Oh ! cette peinture à la cire m’assassine, s’écrie-t-il dans une de ses lettres. Je me fais vraiment pitié et je ne sais si c’est courage ou lâcheté que de continuera m’en servir2. » La lâcheté, à ses yeux, était sans doute de 11e pas affronter quelque nouvelle expérience ; mais tels étaient les avantages qu’on se promettait de ce genre de peinture que l’artiste y restait fidèle quand même. La cire a-t-elle justifié cette confiance et ce dévouement? L’état très inquiétant 3 de l’œuvre de Flandrin

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