octobre
3. Nous tenons de bonne source, de quelqu’un qui dans ces dernières années a vu le mur de près, que, sous l’action de la
LA NEF DE SAINT-GERM AIN-DES- PRES
ne permet guère de répondre par P affirmative.
Les agendas de Flandrin tenus, comme ceux d’un artiste, avec une régularité médiocre et sa correspondance, toujours très sobre sur ses œuvres, ne nous renseignent pas autant que nous le voudrions sur les détails et sur la date de l’exécution de ses peintures. Nous y voyons cependant qu’au mois d’août 1856 Flandrin peignait son quatrième tableau (. Adam et Eve dans le Paradis ); qu’il commença le sixième ( Balaam ) à la fin de l’année 1857 *, et que les deux esquisses de la sixième travée (onzième et douzième tableaux, La trahison de Judas et Joseph vendu par ses frères ), furent faites au mois de mars 1859. Hippolyte Flandrin mit donc trois ans (1856- 1858) à décorer le côté gauche de la nef. Il dut peindre en 1856 la première et la seconde travées, en 1857 la troisième, en 1858 la quatrième et la cinquième.
Les trois premières travées à gauche représentent, avec des scènes correspondantes de l’Ancien Testament, l’Annonciation, la Nativité et l’Adoration des Mages. La figure de la Vierge s’y trouve donc répétée trois fois. Les différentes attitudes que l’artiste lui a prêtées, montrent que chez lui la foi et le respect n’enchaînaient pas la liberté.
Dans la première scène, la Vierge est debout et non agenouillée : elle travaillait ; à l’approche du céleste messager, elle s’est levée. Auprès de la crèche, la Vierge est étendue sur un lit de quelques planches 2, « couchée auprès de l’Enfant
chaleur et du soleil, la cire a littéralement fondu et coulé en plusieurs endroits.