Les mesures prises contre l’Académie
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ajoutait-il en s’adressant à son frère, te figurer ce que j’ai à écrire. » — « Je voudrais bien pouvoir te dire que je vais bien, écrivait-il quelques jours plus tard L Mais, il faut bien l’avouer, je ne suis pas plus fort qu’à mon départ. .J’ai beau, depuis deux mois et demi, ne faire que ce qui devrait me reposer et me fortifier, je suis toujours aussi énervé, aussi brisé. Je ne sais vraiment comment je pourrai jamais reprendre le travail î » Aussi quelle mélancolie ! « Ce soir 1 2, vers quatre heures, en revenant de Saint-Pierre, je suis monté au Pincio. Le temps était sombre et froid, la promenade était déserte, les feuilles se décident à tomber et, même à Rome, c’est l’hiver! Je m'arrête et contemple avec un sentiment que je ne puis exprimer, mais que tu comprends, les belles lignes qu’autrefois je contemplais aussi, mais quelle différence! autrefois le temps et l’espérance étaient devant moi et maintenant tout cela est derrière. Ah ! ça aussi sent l’hiver ! » Un jour, sur l’Aventin, charmé du spectacle qui s’offrait à lui, il essaye de dessiner, mais il est obligé de s’arrêter et ne rentre chez lui qu’avec beaucoup de peine 3. Au mois de janvier il ksc trouve mieux; mais il prend froid à San Giorgio in Vclabro. Le voilà assailli de névralgies, dans la tète, aux reins, aux jambes, « demi sourd, demi aveugle, enfin quelque chose de bien misérable 4 ». Cet état dure quatre jours, et Flandrin reprend peu à peu ses courses à travers Rome. « Je vais mieux, écrivait-il le 5 mars, mais cependant je ne peux pas retrouver complète-