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SÉJOUR EN ITALIE
tâchons de discuter par ce moyen1.» Il se renfermait donc dans un muet entretien avec ceux-là seuls dont il voulait s’inspirer : « Dis bien à M. Ingres que lui, Raphaël et Phidias, voilà les seuls hommes avec lesquels je cause peinture2. »
Cependant nous le voyons manifester un sympathique intérêt à tel des pensionnaires qu’il juge plus capable de se rallier à son idéal. Le sculpteur Jaley étant sur le point de revenir à Paris, il le recommande au zèle de ses frères : « Je désirerais bien que vous fassiez connaissance avec lui et que vous lui facilitiez les moyens de faire connaissance avec M. Ingres, dont il désire vivement recevoir des conseils. On doit tout faire pour aider ceux qui veulent aller au bien. D’ailleurs, celui-ci est dans la bonne voie, il n’est pas de ceux qui sont venus à Rome, qui ont regardé Raphaël et les Anciens sans rien y voir. Je crois qu’il prouvera le contraire3. »
Pendant les premiers mois de son séjour, le pensionnaire qu’il devait remplacer n’ayant pas fini son dernier envoi, Flandrin se trouvait sans atelier. Avec beaucoup de bonne grâce, Horace Vernet lui offrit une place dans le sien. Mais le jeune artiste refusa. Ce ne fut pas seulement par discrétion. L’atelier du directeur, écrivait-il, « est rempli de ses affaires et de ses peintures, et, ma foi, c’est tellement autre chose que ce que je voudrais faire, que je ne peux rester là longtemps, encore moins y travailler4. »
<'. Après avoir attendu trois mois, non sans rien