‹ Hippolyte FlandrinChapitre 29 sur 211 · février · texte numérisé non relu

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faire », il peut enfin s’installer chez lui. Dans une lettre du 20 avril 1833, il décrit son atelier. « Un joli atelier de vingt pieds carrés et communiquant avec sa chambre. » — « Il est orné de plusieurs beaux bas-reliefs, de quelques autres plâtres, de tout ce que j’ai de gravures et de croquis, de trois ou quatre têtes que j’ai faites d’après Raphaël. Je tâcherai aussi d’avoir un ou deux bas-reliefs de Phidias, car tu sais si je les aime et combien nous nous accordons en l’amour de ces belles choses. J’ai quitté la belle vue que j’avais sur la ville pour en prendre une plus tranquille. Elle donne sur les jardins : entre les têtes de groupes de lauriers, et par-dessus, j’aperçois les beaux pins de la villa Borghèse, des échappées de la plaine, et, par-dessus tout cela, les sublimes montagnes de la Sabine, couvertes de neige. C'est dune tranquillité, d’une fraîcheur extraordinaires. »

Heureusement, il y avait à Rome quelqu’un avec qui Flandrin avait pu se lier d’une amitié étroite : c’était Ambroise Thomas. Comme nous l’avons dit, les deux jeunes artistes avaient fait ensemble le voyage de Rome et la sympathie profonde qui les rapprochait, s’était manifestée dès le premier jour. En traversant la vallée de Chambéry, ils étaient déjà assez intimes pour échanger leurs projets d'avenir, et ce doux échange de mutuelles espérances, commencé « dans la longue allée de peupliers qui est entre Chambéry et Montmélian » devait se continuer à Rome, dans de fréquentes promenades, sur le Pincio et ailleurs, à l’heure poétique de Y Ave Maria. Ambroise Thomas joignait à son mérite de

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