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IIIPPOLYTE FLANDRIN

Flandrin ayant voulu faire le portrait de ses deux élèves, le projet fut adopté avec empressement, mais au moment de passer à l’exécution, l’une des ingénues rougit si bien qu’il fallut la faire poser de profil.

Dans les premiers temps d’ailleurs, l’artiste, avec une grande réserve, avait essayé de se dérober à de trop fréquentes entrevues. Il avait décliné l'offre qui lui était faite d’accompagner ces dames dans un petit voyage à Naples. Au retour, après lui avoir montré un peu de froideur, on lui reprocha doucement la rareté de ses visites et on lui montra tant de bonté qu'il se laissa bien volontiers amener à résipiscence. « En effet, j’y revins le lendemain pour passer la soirée. La maman et les enfants furent si bons et si gentils que je n’y manquai plus guère. Je m’amusais à faire des dessins sur leur album. Un soir, je me souviens, je leur faisais les courses de chevaux du carnaval. M,le Elisa à gauche, sa sœur à droite et Lawrens 1 en face, tous trois à genoux sur des chaises et les coudes sur la table, tous trois me regardaient. Ainsi riant, babillant, la soirée se passait. Déjà depuis longtemps la maman avait disparu, sans que je m’en aperçusse. Enfin je demandai où elle était, et je sus qu'étant un peu fatiguée, elle avait été se coucher. Je m’excusai beaucoup, mais ces demoiselles se récrièrent et me firent promettre de venir le lendemain2. » Une autre fois, Flandrin parle d’une soirée donnée à cette époque. « Ces dames y vont, on les fait beaucoup danser et elles en jouissent avec la simplicité des enfants. Mllc Elisa se met en

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