h' Apothéose d'Homère
I11PP0LYTE FLANDRIN
pas. » — « Vous l’avez dit, » me dit-il en me frappant sur l’épaule. Puis il blâme la coiffure, qui n’est pas grecque, mais du moyen âge.
« Enfin, mon cher ami, ne t’effraie pas : je vais te consoler. Je lui fis remarquer que c’était tout couvert de poussière, embu, non verni, puis à l’ombre. Je lui fis remarquer une place où elle serait mieux au jour : « Vous avez raison, nous reverrons cela. »
« Trois jours, après je le revois dans la cour : « Vous n’avez pas écrit à votre frère ? Ne le faites « pas, ma décision était injuste. C’est mieux, beau- « coup mieux. Ces messieurs font vu et le compte « rendu sera favorable. Ne dites rien à ce pauvre « garçon, ça le rendrait malade, puis bientôt je lui «, parlerai. »
« Aujourd’hui encore, il m’a envoyé chercher pour me dire de t’en parler avec ménagement. 11 est décidé qu’un peu de mollesse existe, (enfin, suivant moi, un brin du défaut de l’atelier).
« Mon cher ami, ne m’en veuille pas de ne t’avoir rien caché, les vrais amis sont ceux qui vous éclairent, je n’en suis guère digne1. »
Dans sa réponse à son frère, Hippolyte glissait, sur une petite feuille volante, cette note confidentielle qu’Auguste pourrait détacher du corps de la lettre, s’il la lisait à son maître.
« Mon cher Auguste, tu me dis de ne pas t’en vouloir, si tu m’as tout dit. Oh ! non, je ne t’en veux pas, au contraire, je te remercie bien. Tout cela peut m’être trop utile pour me le tenir caché, mais je t’avoue qu’au commencement j’ai eu peur. Le récit de la première entrevue avec M. Ingres m’a tenu sur