‹ Hippolyte FlandrinChapitre 46 sur 211 · décembre · texte numérisé non relu

décembre

2. Exactement le groupe de Pythagore, dans le coin à gauche, au bas du tableau. Celte copie est à l’École des Beaux-Arts.

vint un petit tableau, un de ces petits quadros rêvés par André Chénier1 .

En 1837, Flandrin envoya donc à Paris sa copie et les Bergers de Virgile. Il y joignit un morceau d’étude d’un modelé magistral et que les connaisseurs peuvent apprécier au Louvre 2. C’est une figure de jeune homme, assis au bord de la mer, le corps replié et la tête reposant sur les genoux.

Quel que fût le mérite de ces trois envois , ils ne répondaient certainement pas comme importance à ce que l’artiste aurait voulu faire, ni à ce qu’une partie du public attendait de lui. Louis Viardot, dans le Siècle (2 octobre 1837,) le constatait avec aigreur. Il se plaignait « que M. Flandrin, seul soutien, seule gloire de l’Ecole, n’eût donné à la fin de sa quatrième année d’études que des ouvrages qui semblent appartenir à la première et qu’il n’eût pas terminé sa mission à Rome par l'envoi de quelque composition. »

Le tableau, si impatiemment réclamé par la critique, était en train. Commencé dès le mois de juin 1836, il aurait dû être achevé avec l’année 1837, qui était la cinquième et dernière année de la pension de Flandrin. Mais la fièvre ne le permit pas et l’artiste, condamné à se reposer et même échanger d’air pendant plusieurs mois, dut prolonger son séjour à Rome jusqu’au milieu de 1838, pour achever son envoi.

Cette fois le peintre qui devait plus tard décorer Saint-Germain-des-Prés, avait pris son sujet dans l’Evangile et choisi une scène douce et touchante entre toutes, celle dans laquelle des femmes présen-

1. Ce tableau appartient aujourd’hui à M. Bodinicr, sénateur de Maine-et-Loire, fils du camarade de Flandrin.

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