‹ Hippolyte FlandrinChapitre 57 sur 211 · mai · texte numérisé non relu

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RETOUR DE ROME. PREMIERS TRAVAUX DE FLANDRIN

C’était une femme (le la campagne romaine, assise et pleurant auprès de son enfant malade. Revenant à ce motif, Flandrin en avait formé un petit tableau.

« J'espérais, écrivait -il, recevoir cinq cents francs d’un monsieur pour qui je l avais fait, mais qui, étant venu le voir, a trouvé le sujet trop triste. Alors, je l’ai tout de suite tiré d’embarras, en lui disant que je le gardais, ce qui pourtant ne m’arrangeait guère, puisque depuis longtemps je comptais sur cet argent h »

A quelque temps de là, il expédiait à son frère Auguste l’œuvre en question avec ces mots : « Situ pouvais m’avoir de ça quatre ou cinq cents francs, ça me ferait grand bien. »

C’est dans ces circonstances qu’il peignit pour le musée de Versailles quatre copies de portraits anciens, entre autres celui de Diane de Poitiers, attribué à Primatice.

Cependant il était à la veille d’obtenir une importante commande, qui fut pour lui l’occasion de se faire connaître : la décoration d’une chapelle dans l’église Saint-Séverin. Nul doute que Gatteaux ne fut pour beaucoup dans cet heureux événement.

Dès le mois de février 1839, il en est question dans les lettres de Flandrin, mais comme d’une simple éventualité.

« Je te dirai, entre nous et la maman, qu’il est question de me donner une chapelle à Saint-Séverin, très mal payée à ce qu’on dit, mais il y a de quoi faire quelque chose de bon, et pour le moment c’est à ça que je dois penser 1 2. »

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