‹ Hippolyte FlandrinChapitre 63 sur 211 · avril · texte numérisé non relu

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cupaient Auguste, et d’abord celle de ses élèves.

Il faisait travailler auprès de lui plusieurs jeunes gens, qui lui étaient très attachés. C’est qu’à son enthousiasme pour Part, il joignait de précieuses qualités d’enseignement, une direction très ferme, une critique mordante et tempérée par une affectueuse indulgence. Tous ceux qui ont passé par ses mains, ont conservé de leur maître un souvenir profond. Lui-même les aimait avec une tendresse presque paternelle. Le préféré était un tout jeune homme, auquel il avait tout appris et qu’il pouvait considérer comme son ouvrage, Louis Lamothe, qu’il appelait son petit Louis. Sans doute ce jeune homme si bien doué devait aller, à Paris, achever ses études et affronter les concours. Mais Auguste ne pouvait se résigner à la pensée de se séparer d'un élève si cher. On risquait de l’affliger en abordant ce sujet. Hippolyte en fit l’expérience. Sans se douter de la peine qu'il allait causer, il avait écrit à son frère en toute simplicité :

« Comment va ton petit Louis ? tu ne m’en parles jamais. Voilà bientôt le moment, si on me donne cette chapelle, où je serais heureux d’avoir un aide pareil. Lorsque tu l’enverras à Paris, j’espère que c’est chez moi qu’il viendra et, ce qui est, je crois, la meilleure manière de finir une éducation, je le ferais travailler avec moi, puis enfin il concourra étant tout jeune et déjà peintre. C’étaitl’ancienne méthode chez les vieux maîtres et je crois qu’elle valait mieux que la nôtre L »

Auguste ne répondit rien. Ce ne fut qu’assez longtemps après, qu'flippolyte fut informé de l’effet produit par sa lettre. Sa bonne mère intervint. Sans

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