‹ Hippolyte FlandrinChapitre 65 sur 211 · mai · texte numérisé non relu

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lui sont venues aux yeux et il a protesté de sa reconnaissance envers toi1, »

Louis Lamothe devint un des élèves les plus fidèles et un des aides les plus intelligents d’Hippolyte Mandrin, qui plus tard recueillit encore vis-à-vis de plusieurs jeunes gens la succession de son frère.

Comme peintre, Auguste était doué d’une habileté de main extraordinaire ; mais, vif et mobile, il était peu capable de longues études et d’efTorts soutenus. Il sentait lui-mème son infériorité et se tournait vers son frère pour lui demander des conseils.

Hippolyte, qui à distance ne pouvait guère remplir l'office dont il était sollicité, se bornait à des recommandations d’ailleurs excellentes. Il préconise le travail, le recueillement, la lecture. Dans la désignation des auteurs, il montre les préférences les plus classiques. Notons qu’il n’avait jamais étudié le grec, ni le latin. Cependant il va droit à Homère, à Virgile, à Tacite, à Plutarque et Thommage qu’il leur rend, dans un élan spontané d’enthousiasme et de foi, ne perd rien certes pour 11e pas sortir de la bouche d’un lettré de profession.

« Hon courage, travaille ; élève ton esprit. Pense au beau, au large, et, si tu peux, lis. Je te le dirai toujours : on a besoin de renouveler et de retremper ses idées . Pardonne-moi une pareille obsession, mais je suis trop persuadé de la bonté de ce conseil pour ne pas te le redire encore. Homère, Plutarque, Tacite, Virgile/ ceux-là inspirent le beau que nous aimons2. »

Auguste trouvait à Lyon un assez large emploi de son talent ; mais, dans l’intérêt de sa réputation, ses

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