décembre
quilliser et dormir, en pensant à ses enfants. Toutes les fois qu’elle accomplira bien ce devoir, nous mettrons chacun deux sous dans la tire-lire de ses pauvres L »
Flandrin dédommageait sa jeune femme de son absence par des lettres continuelles débordantes d’alfection. Celles qu’il recevait à son tour le comblaient de joie en lui montrant toutes ses émotions partagées et un cœur battant à l’unisson du sien :
« Toute la sollicitude que tu témoignes pour cette bonne mère, est la plus sûre marque de l’affection que tu as pour moi. Merci donc des larmes que tu as versées, des prières que tu fais pour elle : rien ne saurait me toucher davantage et sois sure que je rends à tes bons parents la même affection, la même tendresse1 2. »
Dans un autre séjour à Lyon, il décrivait ainsi l’attendrissement que lui causaient les lettres de sa femme.
« J’entends le facteur et voilà ta lettre ! Oh ! ma bonne amie, quelle douce émotion elle me procure ! Mais mes yeux se voilent de larmes, je ne puis lire : maman et Paul sont obligés de m’aider. C’est au milieu de leurs caresses que m’arrivent tes bonnes paroles. Vraiment je suis bien heureux! En ce moment peut-être tu reçois ma lettre, mais j’ai bien peur qu’elle ne dise pas assez combien je t’aime. Pour les tiennes, elles me le disent avec une candeur mille fois plus éloquente que les plus chaudes protestations. Supplée donc, ô mon Aimée, à ce qui manquera à l’expression des miennes, car c’est de tout