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juin

HIPPOLYTE FLANDRTN

Cependant l’heure douloureuse approchait, qui devait séparer pour cette vie Hippolyte Flandrin et sa mère. Il eut du moins la consolation d’assister aux derniers moments de cette existence si chère.

Appelé à Lyon par le docteur René Beaumers, son cousin, médecin de la famille, Hippolyte Flandrin arrive avec son frère en toute hâte. On les introduit auprès de la malade.

« Hélas ! son premier mot a été : Ça va mieux ! Mais que l’aspect du cher visage démentait cruellement cette assertion de son cœur ! Tendrement nous Pavons embrassée pour vous, nos chères femmes, et nos bons enfants. M. André, son confesseur, qui vient de venir, lui a proposé de recevoir le Bon Dieu. Elle a accepté. Nous lui avons témoigné que nous n’en ressentions que du bien ! Ça paraît la tranquilliser. A midi elle recevra la visite de Celui qu’elle aime tant et que nous prions si ardemment de lui accorder le courage, la joie meme, en faisant le sacrifice tout entier.

« ...Nous venons d’assister àcette douloureuse et cependant consolante cérémonie. Elle a reçu l’Extrême- Onction, puis la communion : son visage a rayonné. Puis nous nous sommes approchés, pour qu’elle vous bénisse tous en nous.

« Prions Dieu qu’il nous fasse forts, par cette ferme foi qui nous montre que la séparation n’est pas éternelle et que par une bonne vie nous pouvons rejoindre ceux qui nous ont précédés et que nous aimons toujours1. »

Le lendemain il écrivait :

« ... Il ne nous reste de notre pauvre mère que

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