‹ Hippolyte FlandrinChapitre 79 sur 211 · février · texte numérisé non relu

février

sa pieuse et sainte mémoire. Sa chère âme est remontée au ciel hier soir à sept heures et demie. Nous avons reçu le dernier soupir de ce modèle de bonté, de dévouement et de générosité. Sa dernière parole compréhensible a été : Ne vous tourmentez pas. Un moment après, comme je voyait ses lèvres remuer, comme désirant absolument quelque chose, j’ai eu l’idée de lui dire ton nom, celui d’Aline et de tous nos enfants : elle a paru contente et nous l’avons priée de nous donner à tous sa bénédiction. Enfin ce cher agneau a succombé.

« Notre pauvre René a été bien excellent et combien nous le remercions de nous avoir appelés à temps ! Ah ! quelle grâce nous avons reçue là ! Nous Pavons revue avec toute sa connaissance ; puis, avec le secours de cette consolante religion, elle a franchi le dur passage, arrosé des larmes de ses deux fils1. »

Le 18 février, Flandrin revenait du cimetière :

« Le sacrifice est consommé ! Nous avons suivi jusqu’au bout cette voie douloureuse et enfin il a fallu la quitter. Ça a été cruel. Mais les consolations ne nous ont pas manqué. Le concert de louanges qui sortait de toutes les bouches, nous a été bien doux et les marques de sympathie pour nous ont été nombreuses et touchantes. En redescendant delatriste montagne, nous avons été longuement accompagnés par de bons amis et le cher Lacuria est rentré à la maison avec nous. C’était encore une épreuve. Ah ! qu’il a été bon ! Nous avons tout revu avec lui afin de tout épuiser2. »

Quelques jours après, il faisait cette confidence :

« Le croirais-tu ? nous éprouvons je ne sais quelle

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